« Un député tue [sa femme] ex-compagne et se suicide. | Page d'accueil | Prix Edgar Faure 2008 : le prix du livre politique de l'année. A vos critiques ! »
18 novembre 2008
La minute de silence à l'Assemblée
Impossible de dormir hier soir après avoir entendu ça. Je ne peux pas le croire. Ils n'ont pas fait ça. Pas en tant que représentants du Peuple français. Au sein de l'hémicycle. Pas en notre nom.
Edit : A lire : Chez Maître Eolas Chez Bien bien bien Chez Nick Carraway Chez Embruns Chez Calédosphère Chez Lexomil 120 Chez YTTY Maison Bernard Dugué sur Agoravox Le blog de la louve Fabien Chabreuil Jean Pierre Martin Benjamin Sauzay, Christophe Ginisty
@ vous de continuer la liste de réactions citoyennes...
Commentaires
Quelle horreur honorer la mémoire d'un criminel... On vit dans un monde de fous!!!!!
Ecrit par : Samir | 18 novembre 2008
Étrange. L'UMP doit vouloir conserver le siège.
Ecrit par : Hervé Torchet | 18 novembre 2008
Bonjour Quitterie,
Je n'arrive pas à lire ton précédent billet sur le même sujet, la page reste blanche.
http://lesjeuneslibres.hautetfort.com/archive/2008/11/17/un-depute-tue-sa-femme-et-se-sucide-la-spirale-infernale-de.html
Cordialement,
SR
Ecrit par : SR | 18 novembre 2008
@ SR
Moi je l'ai toujours.
Ecrit par : Hervé Torchet | 18 novembre 2008
@ SR
Je suis comme toi depuis hier soir toute la page de gauche est blanche qu'avec le titre et sans les commentaires.
D'ailleurs sur le titre il faut lire " suicide "
Pierre
Ecrit par : ulm pierre | 18 novembre 2008
@ SR, j'ai réparé le bug. de manière générale, mon blog marche toujours sous Mozilla Firefox que je vous recommande. Les bugs sont avec Ie.
Amitiés,
Ecrit par : Quitterie | 18 novembre 2008
Comme dit chez HT, un député, dès lors qu'il tue un être humain, est un assassin.
Cette minute de silence devrait être vertement dénoncée par le MoDem (c'est une suggestion, bien évidemment).
Ecrit par : OG | 18 novembre 2008
respecter une minute de silence pour un assassin qui a rendu deux enfants orphelins? Et ils représentent le pleuple?
Ecrit par : hakim | 18 novembre 2008
@ SR
Merci la page blanche n'est plus blanche.
Pierre
Ecrit par : ulm pierre | 18 novembre 2008
Affligeant ! Un meurtrier honoré de cette façon par nos chers politiques. J'attends la prochaine minute de silence de nos députés quand un mec lambda tuera sa femme et se suicidera après: Sarko nous avait pondu sa sensiblerie médiatique pour les victimes, ses députés UMP font maintenant l'apologie des assassins sans un mot pour la femme tuée et les 2 orphelines... Quel exemple démocratique ! Député ou pas, on s'en fout. Meurtrier avant tout. Et je blâme nos députés, qui se montrent complices d'apologie au meurtre, ce serait pas un truc puni par la loi çà ?
Désespérant. Et les articles de journaux avec des témoignages de députés: oh il allait pas bien, oh le povre il avait perdu sa mairie, et sa femme tuée dans tout çà ? On veut nous faire chialer pour un meurtrier et on le présente en victime. Un exemple: "Aurait-il subi la pression et la solitude du pouvoir ?" Bravo les journaleux qui posent ce genre de questions que j'ai pu lire !
Ecrit par : Peter L. | 18 novembre 2008
Ces députés-là ne sont rien pour moi !!! J'en pleure...
http://orangerougevert.hautetfort.com/
On attend toujours la minute de silence pour Zied et Bouna...
Ecrit par : Benjamin SAUZAY | 18 novembre 2008
Il y a quelque chose qui me choque dans l'unité de la blogosphère pour le lynchage.
Il est certes absolument vrai que, étant donné les circonstances, et quoique le député soit juridiquement innocent (il ne sera pas jugé et pour cause, ce qui lui évite l'indignité etc), l'Assemblée n'aurait pas dû proclamer une minute de silence. C'est une évidence, et c'est une honte de leur part d'avoir occulté la réalité des faits, c'est un scandale, c'est tout ce qu'on voudra et de ce point de vue-là, je suis à 100 % avec tout le monde.
En revanche, quand j'entends crier partout à l'assassin, je voudrais rappeler quand même que ce sont les mêmes qui fustigent la décision sarkozyste de criminaliser les déments et qui criminalisent eux-mêmes à tout va ce qui semble être un acte de démence. Il y a là deux poids et deus mesures et je ferai une note, merci encore une fois, de mettre le doigt sur le juste point, Quitterie.
Ecrit par : Hervé Torchet | 18 novembre 2008
Quitterie, tu te trompes lourdement.
Les députés n'ont pas rendu un hommage qui engage la Nation. Ils ont rendu un hommage à l'un des leurs. L'esprit de corps, et heureusement d'ailleurs, est très présent à l'Assemblée, et les députés rendent toujours hommage aux morts, aux démissionnaires, et aux petits nouveaux. Cela ouvre toutes les séances.
Qu'il soit meurtrier ou non, le fait est qu'il est mort, et que c'est une tradition de saluer les députés morts en séance.
A ce que je sache, on n'a pas mis les drapeaux en berne et on n'envisage pas une cérémonie aux Invalides. La Nation n'est donc pas engagée.
Par ailleurs, l'UMP ne cherche pas à conserver le siège, puisque la mort d'un député ne provoque pas de législative partielle : le suppléant prend la suite.
Plus d'infos sur l'article de mon blog que Quitterie a cité.
Ecrit par : Nick Carraway | 18 novembre 2008
Je viens de donner une dernière note sur ce sujet sur mon blog.
Ecrit par : Hervé Torchet | 18 novembre 2008
Il faut comprendre cet acte ou non-acte (le silence) dans une perspective du désarroi.
Personne n'a vraiment su ce qu'il fallait faire, car c'est quand même une irruption de la violence inouïe dans l'Assemblée.
Cet homme était certainement violent et ses proches ont négligé les signes en raison de son pouvoir personnel. C'est une erreur mais inscrite dans les raisons du pouvoir.
Le pouvoir corrompt immanquablement.
Ecrit par : Demy | 18 novembre 2008
Il reste que dans ses structures du pouvoir, la France est un pays archaïque et violent ou dominateur... des femmes aussi et des gens de couleur (les peaux-rouges par exemple).
Ecrit par : Demy | 18 novembre 2008
Moi j'ai dit que la France était vieille et recroquevillée depuis que Barack est arrivé.Un Américain comme l'Europe et le Vieux Monde en ont toujours rêvé.De ceux qui mettent un point final à tous les cauchemars et ferment la longue parenthèse de la pire injustice qui fut faite au peuple noir et à tous ceux que maltraite la vie.
Bon je retourne à Baudelaire.
Pierre
Ecrit par : ulm pierre | 18 novembre 2008
Le plus grave c'est qu'une femme risque sa peau quand elle songe à quitter un homme.
Et qu'elle la perd quand elle le quitte le jour même...
Ecrit par : Demy | 18 novembre 2008
J'en r'viens encore pas qu'Obama il a gagné ! c'est inouï.
Ecrit par : Demy | 18 novembre 2008
@Julien
Pourquoi "heureusement" qu'existe cet esprit de corps, ce "ah qu'on est bien entre nous" ?
Doit-on se réjouir que l'Assemblée Nationale, "notre représentation", fonctionne dans un esprit de caste deconnectée de la réalité ?
Doit-on trouver normal que "nos représentants" condamnent lourdement le moindre délit mais trouvent en revanche des excuses quand il s'agit "d'un des leurs" ?
Doit-on se taire quand ces mêmes députés glorifient les victimes mais qu'en revanche lorsqu'il s'agit d'une victime "d'un des leurs", ils n'ont aucun respect pour celle-ci ?
Oui, "un des leurs"... tout est dit ! Encore une fois, Zied et Bouna, tués par les représentants de la République, n'ont même pas eu des excuses simplement parce que ni l'un ni l'autre n'était "un des leurs".
Ecrit par : Benjamin SAUZAY | 18 novembre 2008
Cette minute de silence n'est qu'une infime partie du silence monstrueux qui règne dans cette assemblée face à la misère et à l'injustice. Heureusement que Demange s'est suicidé après son crime, ce qui prouve qu'il était déséquilibré, donc irresponsable. En toute logique sarkosienne, ne faudrait-il pas juger son cadavre ?
Ecrit par : Parkane | 18 novembre 2008
@ Sauzay,
Sinon on a qu'à imposer une minute de silence pour tous les morts du pays, comme ça on dira plus rien à l'Assemblée.
T'es bête parfois...
Et de toutes façons, la minute de silence s'imposait par effet d'inertie, puisque la chose n'a pas été jugée ni vue par la Justice. Donc il n'est pas encore ni de coupable mais que des victimes...
Ecrit par : Demy | 18 novembre 2008
En tous les cas que ce député en soit arrivé à un tel point de désespérance, c'est triste.
Ecrit par : mire | 19 novembre 2008
Avant de crier au loup, à l'injustice, à la stupidité ou autres... merci de lire ces quelques lignes :
PARIS, 18 novembre 2008 (AFP) - Lundi après-midi, deux heures après l'annonce de ce meurtre suivi d'un suicide, la présidente de séance, Danièle Hoffman-Rispal (PS), avait déclaré, à l'ouverture des débats: "j'ai la tristesse de faire part du décès de notre collègue Jean-Marie Demange, député de la neuvième circonscription de Moselle. J'invite l'Assemblée à observer une minute de silence".
"Elle a agi dans l'immédiateté", a déclaré mardi le président de l'Assemblée Bernard Accoyer, en soulignant qu'elle ne connaissait pas toutes les circonstances du drame.
Selon une source parlementaire, dès que survient un décès de parlementaire, un message est aussitôt préparé par les services de l'Assemblée pour être lu en séance publique.
M. Demange ne bénéficiera toutefois pas de l'éloge funèbre habituel.
frd/rh/abx
Bien entendu que nos députés n'avaient pas eu connaissance des circonstances. Autant je peux les blâmer de se foutre de nous parfois, autant cette fois je ne peux que constater l'erreur de jugement dû à une précipitation toute légitime.
Ecrit par : Laurent | 19 novembre 2008
Tout est justement dans tes lignes.
Le message doit être lu, c'est la règle, la minute de silence ne l'est pas.
Et dans le cas de meurtre d'une femme : "deux heures après l'annonce de ce meurtre suivi d'un suicide,", cette minute n'aurait pas du se tenir. En extrapolant, je ne crois pas que dans le meurtre d'un ministre par un député, ou d'une star, ou de je-sais-pas qui de connu, on aurait fait cette minute de silence.
Amitiés Laurent !
Ecrit par : Quitterie | 19 novembre 2008
@ Laurent
Merci d'être précis ,j'ai une certaine aversion à la démagogie pour ne pas dire une aversion certaine.
Pierre
Ecrit par : ulm pierre | 19 novembre 2008
@Quitterie
Se serait un suicide simple, est-ce que cette minute de silence aurait fait un tel ramdam ? Je ne pense pas.
Je ne vois donc pas pourquoi, alors que les députés n'avaient pas eu connaissance du meurtre, ils devaient être baffés pour avoir organisé un rapide hommage pour l'un des leurs. Bien entendu, maintenant qu'ils ont toutes les pièces du puzzle, ils n'auraient pas l'idée de défendre Demange.
Ecrit par : Laurent | 19 novembre 2008
Accoyer défend ses services, parce qu'il est évident qu'ils sont fautifs de n'avoir pas transmis l'info correctement. Et si j'ai bien compris, la minute de silence a permis de fausser la perception de l'événement à la télé, c'est donc autrement que par démagogie que nous nous en offusquons avec Quitterie.
Ecrit par : Hervé Torchet | 19 novembre 2008
Merci Quitterie, la page n'est en effet plus blanche.
Un billet sur le sujet :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-24883970.html
Bonne journée.
Ecrit par : SR | 19 novembre 2008
"Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel" écrivait Sénèque. Et si nos députés avaient finalement agi en bons juges?
Ce qui s'est produit est un drame humain. Les actes sont évidemment injustifiables. Mais tentons de ne pas porter notre colère sur des gens, si nous nous voulons humanistes.
Ecrit par : Gawell | 19 novembre 2008
@ gawell
Ce sont des gens qui mettent toujours en avant le point de vue des victimes. Or du point de vue des victimes vivantes (les enfants de la morte), la minute de silence est au moins un manque de tact, c'est un euphémisme.
Ecrit par : Hervé Torchet | 19 novembre 2008
Lors d’une séance à l’Assemblée Nationale, certains députés ont observé une minute de silence suite aux évènements tragiques générés par feu leur collègue Demange. député de la Moselle. La minute de silence officielle véhicule une telle portée symbolique qu’en la circonstance cette attitude est plus maladroite et inadaptée que véritablement scandaleuse. Elle est en général pratiquée pour honorer la mémoire d’un défunt ayant accompli au cours de son existence des actions fécondes entrées dans la mémoire collective. Bien entendu, nous ne sommes pas ici dans un tel cas et c’est pour cela que la minute de silence du Palais Bourbon a un parfum de scandale. Mais il n’est pas pour autant inutile de s’arrêter un instant sur ce triste fait divers avec compassion et un véritable esprit critique.
Il est trop facile de clouer au pilori le député Demange avec un dégoût affiché en pensant qu’il déshonore la République. Son attitude est avant tout celle d’un homme en grande dépression ayant basculé dans le déraisonnable et l’irréparable. Il ne s’agit pas de lui trouver des excuses mais d’essayer de saisir comment a-t-il pu en arriver à une telle horreur. En faire un renégat serait un alibi pour se donner bonne conscience et contribuerait à salir inutilement sa mémoire. Il ne faudrait pas oublier non plus que la pratique de la politique véhicule avec elle une telle violence que certains en arrivent à commettre des actes extrêmes. A titre d’exemple, le suicide de Pierre Bérégovoy est encore dans toutes les mémoires.
De plus, afin d’éviter de croire que de telles extrémités sont rares, il serait bon de ne pas céder à la mode ambiante de l’amnésie en oubliant le climat des élections internes dans les partis politiques. Certains articles sur des blogs ou dans la presse et certains propos lors de réunions électorales sont révélateurs. Dans tous ces cas, les mots ont remplacé le revolver mais le but était de tuer l’autre politiquement. Quand les journalistes considèrent par ailleurs un ancien élu battu à une élection comme mort politiquement, la violence du registre est la même, à la fois inadaptée et mortifère. Pour le député Demange, la perte de la mairie de Thionville est sans doute apparue comme le début de son agonie politique. Le fait que sa compagne était sur le point de le quitter a peut-être été le début de son agonie affective. La concomitance de ces deux agonies symboliques a probablement été pour lui insupportable au sens originel du terme, d’où son basculement dans un cycle d’horreur.
J’ai connu par le passé une période de chômage assortie d’une déception affective. Cela n’a pas fait de moi un assassin mais cela a généré en moi une agressivité et des envies de violence dont je ne suis pas coutumier. Heureusement à l’époque, des proches et des amis m’ont aidé à canaliser cette violence pour en revenir à de bonnes dispositions intérieures. Mais qui peut décemment prétendre que la perte d’un travail assortie du départ de son conjoint le laisserait sans réaction violente ? Voila pourquoi il ne s’agit pas d’excuser, ni d’expliquer ni de condamner mais d’essayer de prévenir. La pratique actuelle de la politique véhicule une telle violence qu’il ne faille pas s’étonner que des situations aiguës débouchent sur des drames.
La question de fond est celle des valeurs qui sous-tendent notre société. Tant que le pouvoir, l’argent et le sexe seront considérés comme les seules valeurs de référence, des hommes et des femmes continueront de mourir ou de tuer pour elles. Dans un tel climat moralement délétère, la politique n’est plus une réflexion sur l’organisation de la vie de la cité mais devient une lutte sans merci pour prendre ou conserver des places avec tous les dégâts collatéraux imaginables ou impensables comme l’attitude récente du député Demange.
Mais si, comme le pensent les humanistes, l’homme doit être au centre de tout projet politique, les valeurs de référence de la société sont celles de l’être et non plus celles de l’avoir. Dans cette mouvance, le pouvoir, la richesse et la puissance sexuelle ne sont plus vitaux et donc plus mortifères. La seule valeur qui soit vitale est par essence la vie humaine. L’oubli de cette réalité de bon sens nous emmène souvent sur des chemins mortifères. Comme disait le prophète à travers son fameux « choisis donc la vie ! », la conduite de nos existences passe par des décisions devant s’appuyer sur des valeurs qui fondent la grandeur de l’homme au lieu de l’avilir.
Lorsque la mort donnée ou voulue pour soi-même devient la seule issue apparente, il est sain de s’interroger sur le fonctionnement du système. L’attitude désespérée et désespérante du député Demange est un signal d’alarme et un cri de détresse qui devrait contribuer à refonder l’éthique en politique Dans cette mouvance, le MODEM, auquel j’appartiens, serait bien inspiré de s’inquiéter de l’application et du devenir de sa charte éthique qu’un bon nombre de ses membres considère comme une marque de fabrique.
Le cas de feu le député Demange ne justifiait pas une minute de silence au Palais Bourbon mais il nécessite un temps d’arrêt nécessaire à une saine réflexion éthique sur le fonctionnement de la société en général et sur nos pratiques politiques en particulier. Et bien souvent, ne serait ce que pour se recueillir ou créer les conditions favorables à un sain discernement, les temps d’arrêt peuvent débuter par des temps de silence qui n’ont surtout pas besoin d’être officiels.
En politique aussi, il est bon de retrouver le sens du silence.
Ecrit par : BERANGER Etienne | 19 novembre 2008
Pourquoi le sexe ,l'argent et le pouvoir seraient les seules valeurs de référence dans la société???
Tiens penchons nous sur la "sollicitude"et décrétons la ,valeur du genre humain.Je dis bien sollicitude pas compassion ni charité.La compassioon d'aprés moi transforme celui qui compatit en spectateur;la charité propose elle un principe abstrait surplombant qui est l'amour du prochain.
La sollicitude pose l'humain(homme et femme ) dans le lien.Or,nous sommes bien en tous les sens dans des sociétés de lien:mondialement liés...
Pierre
Ecrit par : ulm pierre | 19 novembre 2008
http://www.vicnent.info/blog/index.php?2008/11/18/1156-deux-poids-deux-mesures-un-seul-ecurement
Ecrit par : vicnent | 27 novembre 2008














