Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2007-03-07 | Page d'accueil | 2007-03-09 »

08 mars 2007

Femmes engagées, femmes blogueuses : un moyen de résistance

Je ne peux commencer cette note sans penser à Ingrid Betancourt. Nous avons des moyens d'expression, elle n'en a plus depuis 5 ans. Aujourd'hui j'ai une pensée spécialement émue et douloureuse pour elle. Pour ses enfants, pour ses proches. Du fond de mes tripes, je la remercie de ses mots dans la Rage au coeur. Je partage sa rage devant l'immobilisme, la corruption, l'injustice à l'encontre des plus faibles. Mes pensées vont aussi à AASK, femme politique de premier plan en Birmanie, assignée à résidence par la junte birmane. Je pense à toutes les femmes emprisonnées, battues.

Je pense aussi à Simone Veil et son combat pour que les femmes aient le droit d'avorter. A Gisèle Halimi. A Françoise Giroud.A Marie Curie, à Hélène Boucher, aviatrice, à Lucie Aubrac, à Mère Térésa, à toutes les anonymes, à toutes qui ont donné une part de leur humanité à nous tous citoyens du monde.

Je pense à toutes les femmes qui ont compté dans ma vie. A celles qui m'ont forgée. Ma maman, grands mères, institutrices, femmes politiques... Je pense aussi à l'homme qui soutient la femme que je suis devenue. Je pense à mes petits hommes sortis de ma chaire.

Je pense à tout ce que nous pourrions faire, si nous nous levions, femmes de tous pays. Je pense que notre monde a besoin de nous. Non pas parce que nous sommes meilleures que les hommes, juste parce que nous sommes complémentaires. Parce que nous privilégions le ressenti. Parce que nous acceptons d'être vulnérables, parce que nous sommes à la fois fortes et fragiles.

Je blogue car c'est un moyen de m'affranchir du regard amusé, machiste ou paternaliste de mes collègues hommes qui ont du mal à sortir de leur cadre. De tout ce qu'il ont toujours connu. C'est mon moyen de vivre mon engagement.

Je pense à vous toutes, citoyennes qui vous impliquez dans la vie de la société, dans vos entreprises. Vous m'épatez. J'ai besoin de vous, les institutions ont besoin de vous, les postes exécutifs ont besoin de vous.  Alors 2007, 2008 et la suite, il faut y aller.

Par devoir.