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08 janvier 2008
Sarkozy : de bonnes et de mauvaises nouvelles pour la France. Oui, mille fois oui aux nouveaux indicateurs, non à la rétention de sûreté !
Plutôt agréablement surprise de lire que Nicolas Sarkozy souhaite équiper la France de nouveaux indicateurs de croissance, ce qui semble à mes yeux primordial pour définir un projet de société. Le PIB, le PNB ne reflètent en rien le vivre mieux ou moins bien, être plus ou moins heureux, avoir des conditions de vie décentes, la sauvegarde de nos ressources naturelles, et surtout le hlod up actuel sur l'avenir des générations futures. Il fait appel notamment à Joseph Stiglitz dont la lecture d'un Autre monde a profondémment marqué ma conscience politique il y a deux ans.
Pour information sur yahoo.fr : Nicolas Sarkozy a annoncé mardi la constitution d'un "groupe d'experts internationaux de très haut niveau" pour réfléchir à à un nouvel instrument de mesure de la croissance.
"Nous avons besoin de prendre en compte la qualité et non pas seulement la quantité. Si nous voulons favoriser un autre type de croissance, il faut changer notre instrument de mesure de la croissance".
Il a annoncé la constitution d'un groupe d'experts internationaux présidé par le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, auquel Amartya Sen, autre prix Nobel, "a accepté d'apporter ses conseils".
Ce groupe sera chargé de "réfléchir aux limites de la comptabilité nationale et du PNB et à la meilleure manière de les surmonter pour que la mesure du progrès économique soit plus complète, qu'elle prenne mieux en compte les conditions réelles de la qualité de vie des Français", a expliqué le chef de l'Etat.
Les Français "n'en peuvent plus de l'écart grandissant entre des statistiques qui affichent un progrès continu et les difficultés croissantes qu'ils éprouvent dans leur vie quotidienne". "Cela mine la confiance car plus personne ne croit dans les statistiques", a déploré M. Sarkozy. AP
Nicolas Sarkozy nous habitue tellement à de grandes déclarations jamais suivie des faits (hormis pour l'immigration, le CAC 40 et le bouclier fiscal), que j'attends bien évidemment la réalisation de ces travaux et la manière dont il va en tenir compte. Il ne faut en aucun cas être passif sur le sujet, je vous propose d'y travailler ensemble.
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En revanche, je m'oppose avec Benjamin Sauzay entre autre, dans la même lignée que les test ADN, au projet de loi sur la rétention de sûreté. et vous qu'en pense-vous ? Hervé j'ai vu ta note aussi. Et vous qu'en pensez-vous ?
Nous réaffirmons la protection des victimes comme une priorité absolue. En revanche, ce projet de loi, comme solution de facilité, ne vient que confirmer l’échec ou même l’absence de politique de soin pour ces criminels qui parfois s’apparentent autant à des malades. L’enfermement ne peut alors être considéré comme la seule alternative.
Cette loi rouvrirait un débat clos depuis la fin du XIXe siècle et annulerait un des principes acquis durant la Révolution : celui de condamner l’acte et non la personne. Un changement profond qui appui ainsi les propos de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle sur le sens inné de l’humain. De plus, comment quelques magistrats et experts, sur la base d’entretiens, peuvent outrepasser la décision d’une cour d’assises représentante du peuple français ? Ce projet procède au mythe du risque zéro comme l’on confirmé les sénateurs Philippe Goujon (UMP) et Charles Gautier (PS) auteurs en 2006 d’un rapport d’information sur les mesures de sûreté. Alors que nos prisons ressemblent déjà à des mouroirs ou des asiles plusieurs fois condamnés par Bruxelles, ce texte fait le choix de contourner l’urgence des actions à mettre en œuvre pour un suivi, une réinsertion et des injonctions thérapeutiques plus efficaces. Nous demandons, comme l’a proposé François Bayrou, la réunion d’Etats généraux de la condition pénitentiaire. Par des lieux et un accompagnement adaptés au délinquant, avant, durant et après sa condamnation, il faut consacrer nos efforts vers la préparation à la sortie de peine. Je m'engage donc en contre et vous propose de vous mobiliser via internet sur la pétition suivante :
Après un siècle, nous voyons réapparaître le spectre de « l’homme dangereux » des positivistes italiens Lombroso et Ferri, et la conception d’un appareil judiciaire voué à diagnostiquer et traiter la dangerosité pénale.
On sait à quelles dérives funestes cette approche a conduit le système répressif des Etats totalitaires. »
(Robert Badinter, dans Le Monde, La prison après la peine, 27 novembre 2007).
Rendez-vous le 9 janvier 13h M° Chaussée d’Antin
Le 11 janvier ça fera aussi deux ans que des dispositions sur les stages ont été présentées en conseil des ministres par un certain Dominique de Villepin.
Deux ans après rien n’a changé : la rémunération n’est pas fixée et a failli reculer (voir ici), et l’encadrement n’a pas progressé.
Le 11 janvier, c’est aussi une nouvelle réunion du Comité des Stages lors de laquelles les ministres pourraient proposer leur réforme des stages.
En attendant les soldes sur les salariés continuent, et toute l’année ! Un stagiaire, c’est au moins 70% de rabais sur le SMIC...

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