« 2007-03-26 | Page d'accueil
| 2007-03-29 »
27 mars 2007
François Bayrou répond positivement à la lettre d'Anticor !
Je suis très heureuse que François Bayrou ait répondu positivement à l'Association Anticor dont le Président d'honneur est Eric Halphen, dont sont membres entre autre, Tristan Mendès France, Corinne Lepage, Arnaud Montebourg, Yann Wehrling, et dirigée aujourd'hui par Séverine Tessier. Merci à Jean-Pierre Roux pour cette excellente nouvelle.
En effet, le 29 janvier dernier au Théatre de l'Opprimé 12ème arrondissement de Paris, je recevais cette lettre et témoignais de ma volonté de contribuer au changement des pratiques politiques, de renouveller le personnel politique, mais aussi de refonder l'essence même des partis qui aujourd'hui ne sont plus en mesure d'accueillir celles et ceux qui souhaitent s'engager au service de la cité, par manque de cohérence entre le message porté et les investitures données (par exemple).
Dérive de la campagne à droite de la droite, pauvres stratégies politiciennes…
Ministère de l’identité nationale et de l’immigration. Identité nationale et drapeau français. Surenchère politicienne. Où quand les partis entraînent la campagne à droite de la droite pour sauvegarder leur semblant de domination. Qu'est-ce que j'en pense de tout ça ? On décomplexe le vote le Pen. On fait remonter le 4ème homme, seul garant de l’éternel partage du pouvoir UMP-PS. Seule solution pour étouffer une quelconque émergence d’un espace politique nouveau. Dernière tentative irresponsable de tuer dans l’œuf la recomposition du paysage politique français.
2002: l’insécurité. 2007: Immigration et identité nationale. Voilà Le Pen, et de Villiers qui fanfaronnent dans les médias. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal : clap, clap, clap.
C’est tellement plus facile de faire campagne sur des sujets aussi clivants. Beaucoup moins d’expliquer que rien n’est blanc ni noir. D’expliquer les causes et les remèdes. Vous féliciterez pour moi vos communicants, rois de la bonne formule. Mais, malheureusement, ils n’ont jamais fait de vos programmes des engagements, ni des solutions.
18:40 | Lien permanent | Commentaires (52)
Paris. 19ème... siècle.
Pas de mots pour qualifier cette interpellation. Pas de mots pour qualifier la garde à vue de la directrice de la maternelle. La rage. La rage que ça se passe devant une école. La rage que ça se passe tout court. Le mal au coeur de voir cette scène devant les enfants. La rage de cette campagne qui part en vrille sur la question de l'identité nationale. La rage devant cette campagne qui se déroule à droite de la droite. Et surtout la honte.
Alors il va falloir se battre. Fort. Il faut sortir de cette dénomination. Vite. Sortir de cette violence. Parler de l'immigration pour de vrai. Parler de nos 60 millions d'identités différentes. Personne ne m'imposera une identité. Je suis ce que je suis. Vous êtes ce que vous êtes. Certains d'entre nous sommes français, d'autres ne le sont pas. Parlons de comment devenir citoyen Français, si on le souhaite. Parlons d'intégration. Parlons partage de valeurs. Parlons citoyenneté, de France d'Europe, du monde. Parlons de mixité dont nous sommes fiers. Parlons de la mondialisation, du co-développement. Osons parler de l'économie parallèle, osons parler de nos échecs. Parlons des racines du mal.
Parlons de cette classe politique ringarde dernière élite de notre pays à ne pas avoir intégré ses propres enfants. Parlons-en.
PS : je voudrais que vous alliez lire cette note trouvée sur le blog d'Amine qui habite à Barcelone. Amine, merci de ce témoignage illustrant vraiment l'insoutenable légereté de nos vies et les brusques retours à la réalité. J'espère que nos chemins se croiseront un jour dans la vie réelle.
00:05 | Lien permanent | Commentaires (91)













