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03 septembre 2007

Rentrée des classes pour les petits, rentrée concentrée pour les grands ! C'est reparti !

Si la pause estivale bien méritée pour tous aura été profitable sur le plan de l'équilibre et de l'épanouissement personnel (châteaux de sable, crêpes au beurre salé, éclats de rire, retrouvailles amis, famille, et enfin le temps de lire), les lignes politiques ne se sont guère éclaircies.

On se demande comment Nicolas Sarkozy va tenir le rythme. On craint même pour son équilibre à lui tout court. La présidentialisation telle qu'il la mène n'est pas rassurante. Or, nous cherchions un chef de l'Etat serein, posé, rationnel. Ses prises de parole au gré des faits divers  donnent l'impression qu'il vole ou plutôt qu'il survole. Manque de profondeur, peu ou pas de recul, problème de délégation pour son équipe ?

L'Homme est faillible. C'est bien pour cela que le travail en équipe, que les contre pouvoirs sont aussi primordiaux. Nous y reviendrons souvent cette année.

Mais bon, pour l'instant NS peut dormir tranquille. L'opposition ou les nouvelles forces politiques se refondent ou se fondent tout court. NS se glorifie d'avoir mis au tapis toutes les formations politiques (il convient d'y ajouter la sienne), patience, patience...

Et bien si l'on doit attendre un peu, tant mieux. Et au risque de vous choquer, laissons le travailler. Je ne crois pas que des réactions au coup par coup soient ce que les Français attendent. Penons date. Sachons mesurer l'impact des décisions de NS. Il a la culture du résultat ? Je ne crois pas tant que ça. Il a la culture marketing, commerciale, la culture du plaidoyer, de l'usage des mots. Des chiffres, pas tellement. Et cet impact ne se mesurera certainement pas en point de PIB. Travailler plus pour gagner plus ? Non, notre société doit vivre mieux.

Crise des partis politiques ? Il était temps ! Crise de légitimité des divers éléphants et autres dinosaures, là aussi, le réveil se fait tardif, mais il est bel et bien là et c'est l'essentiel ! La question n'est pas leurs personnalités, leurs identités, mais bien celles des pratiques internes aux partis. Rien ne se fera sans partenariat entre les générations. Rien ne se fera sans redéfinition des règles du jeu. Cette période de transition est l'occasion unique de reprendre à la base la raison d'être d'un mouvement politique.

Tellement de choses à vous dire...

Les axes de travail sur le fond seront pour moi et je l'espère avec vous : autour d'une seule et unique valeur : l'éthique

Modernisation de la vie démocratique,

Définir les rôles, statuts, d'un mouvement de citoyens au XXIème siècle,

Exiger l'éthique dans les entreprises, mais en premier chef dans les organismes financés par des fonds publics,

Place de notre génération dans la société,

Des centaines de combats à mener, des idées de boîtes à créer, d'engagements politiques à dessiner et à inventer... L'alternative est là.

Dans nos mains.

Heureuse de revenir. J'ai hâte de vous lire. Comment allez-vous ? Quelles sont vos espérances ?

Je salue mes amis du Modem 4.0 pour la qualité de leur travail, nous nous retrouverons très très bientôt si vous le souhaitez.

Ps : je remercie les Jeunes Verts pour leur invitation à Quimper. Je tiens à féliciter Alexis Prokopiev et Karima Delli pour leur élection à la tête de ce mouvement de jeunesse. Je les remercie pour leur accueil mais aussi pour cette culture que j'affectionne tout particulièrement du dialogue transpartisan. Je sais que les participants à cette table ronde auront dans les moins qui viennent des sujets et actions en commun. Ravie à cette occasion de revoir Gaby Cohn Bendit et sa fameuse initiative : on a toujours raison de vouloir inventer !

J'ai été ravie de revoir Luc Mandret, si chic standing des élites oblige ;-) ! , Abadinte qui malheureusement déménage, Benoît Thieulin, prêt à foncer avec sa Netscouade, Frédéric Badina, Thomas, Barbara, très engagée auprès des Jeunes UDF de Paris et d'Olivier Mousson, Christophe Grébert se préparant à se rendre aux Universités du Medef, aux 1ères Universités d'été des Gracques où Bernard Spitz m'avait gentiment conviée. Cette journée, placée sous le signe du fond politique fut très intéressante, mais auto-centrée sur les questions du PS, et pas assez sur le fond idéologique de l'alternative. Elle ne fût pas, à mon goût, assez éloignée des logiques partisanes. Et pas assez proche du thème pourtant bien porté par Bernard Spitz de la fracture générationnelle. A suivre...