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05 septembre 2007
Paris, les grandes manoeuvres ont commencé...
Le Parisien nous offre coup sur coup des itw de Bertrand Delanoë et de Françoise de Panafieu. Bertrand Delanoë fait un appel du pied au Mouvement démocrate, pour la première fois "pourquoi-pas-Delanoë-compatible", mais à la condition que le Mouvement démocrate s'aligne sur son projet. Idem pour les Verts.
Françoise de Panafieu est elle aussi tentée par la nouvelle mode nationale de l'"ouverture" à la Sarkozy. Cette mode continue à affaiblir encore un peu plus le poids des étiquettes. Annonçant la fin assez proche de l'hégémonie des partis politiques d'antan, espérons-le.
Un lancement de campagne précipité. Circonstances obligent. Pour le maire de Paris, parer au risque de brouiller sa campagne parisienne à des problématiques partisanes et nationales. Pour la seconde, faire taire un procès interne à l'UMP en incompétence.
Revenons au Modem. 12,6 % des voix aux législatives, c'est sûr ça rend compatible ! Mais, à moins que j'ai raté une annonce sur e-bay, le Mouvement démocrate n'est pas à vendre.
Je mets en garde les acteurs de cette campagne contre les vieilles pratiques politiciennes, tractations de l'ombre, le cocktail habituel. Les projets ne sont pas sortis, les listes non plus. Non ! Pour ces municpales 2008 on ne va pas nous la rejouer ! Paris ne doit plus être le territoire le plus "politicien" de France !
Le débat Bayrou/Royal (que Nicolas Sarkozy avait refusé, rappelons-le), laissait présager une saine évolution des pratiques politiques. Discussions au grand jour. Elles permettent aux citoyens de se faire une idée des convergences et divergences entre les candidats.
Cette campagne doit être exemplaire vis à vis de deux populations : les adhérents des partis et les citoyens.
A l'instar de la campagne présidentielle, continuons à échanger par delà les frontières partisanes via internet et dans le réel. Essayons d'aobrder ensemble les vrais enjeux.
20:00 | Lien permanent | Commentaires (80)
"Camarades, il était une fois les communistes français". Devoir de mémoire. Devoir d'inventer le militantisme du XXIème siècle
Le film-documentaire d'Yves Jeuland s'est terminé à 2 heures et demie cette nuit. Il m'a bouleversée. Les témoignages des militants surtout. Le film commence par ces formidables héros de la Résistance. Puis viennent le temps des grèves, des luttes sociales, où l'individu se dépasse soudain pour faire place au collectif, à la solidarité. Ces yeux qui brillent de souvenirs. Ces chants si jolis, ces colonies de vacances, voir la mer, la montagne pour des gamins de la "Zone", ces rêves de monde idéal, plus juste, plus solidaire, la culture offerte aux ouvriers, ... On se met à leur place. On partage leur rêve. Leur quête d'idéal. Même si on sait comment cela se termine, à ce moment là du documentaire on a envie de partager leurs espoirs.
Au fur et à mesure du reportage, des témoignages transpire une réelle souffrance. Le rêve tourne au cauchemard. Les révélations sur les crimes contre l'humanité de Staline dans le rapport Kroutchev, publié par le Monde. Passées sous silence par Maurice Thorez. La direction trompe ses troupes, qui vivaient quotidiennement par et pour leur mouvement. Le printemps de Prague...
Comment supportent-ils le poids de l'Histoire ? Les horreurs qu'ils n'ont pas commises mais que leur mouvement a cautionnées. Comment font-ils pour supporter l'époque terrible des exclusions, décisions sectaires et arbitraires. Comment fait-on, à un moment, plus confiance au collectif qu'à sa coscience ? Je n'avais pas conscience des comportements réactionnaires sur l'immigration, l'avortement, la pilule au sein du PCF. Je n'avais pas compris comme il avait été en décalage complet de mai 68. J'ai reçu une leçon d'histoire. Une leçon humaine aussi.
Les dérives du PCF doivent nous interroger une nouvelle fois sur le sens même de l'existence d'un parti.
Les décisions arbitraires, le peu de prise en compte de l'engagement des militants existent aujourd'hui encore. Dans tous les partis français.
Comment créer de nouvelles formes d'engagement sans retomber dans les mêmes travers. Qu'avons nous retenu de l'Histoire ? Nous militants de tous partis, nos yeux brillent aussi, souvent. Notre passion nous aveugle't-elle aussi ? Comme eux ?
Quelles sont les bonnes formes de structurations ? Comment faire co-exister la nécessité de l'émergence de femmes et d'hommes charismatiques et l'encadrement de leurs pouvoirs ? Comment ne pas vivre un embrigadement mais une expérience sociale au service de la cité en toute liberté. Comment ne pas reproduire les mêmes organisations pyramidales ?
Ces militants, sont nos frères d'engagement, pas d'idéologie. La volonté de départ reste la même. La quête est la même. Construire une société meilleure.
Voilà, la télé, c'est comme ça que je l'aime. Quand elle provoque remise en cause. Alors une fois n'est pas coutume, merci France 3 pour cette rediffusion.
19:00 | Lien permanent | Commentaires (33)













