Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2008-01-16 | Page d'accueil | 2008-01-21 »

17 janvier 2008

Compte rendu de notre dernier café démocrate avant le vote

Par Hervé Torchet : merci au nom de l'équipe de ce beau cadeau !

Dernier café démocrate de Quitterie Delmas avant le vote : quelle émotion...

Je rentre avec un peu de mélancolie du dernier café démocrate de la campagne pour l'élection du Conseil National du Modem. Il s'est déroulé là où tout a commencé en juin dernier, au café Le Margeride, place d'Italie dans le XIIIe arrondissement de Paris.
 
Une page se tournait ce soir : ce n'était pas seulement la courte campagne, qui se terminait, mais un cycle commencé en juin donc entre une bande de copains qui depuis des semaines refaisaient le monde par voie de commentaires sur le blog de Quitterie et qui, dans l'émotion de la non investiture de Quitterie, avaient eu envie de se réunir pour la réchauffer, lui tenir compagnie, la soutenir.
 
De ces premiers cafés démocrates (d'abord dénommés plus prosaïquement "apéros de Quitterie") est né un peu plus qu'une équipe, un esprit. Cet esprit a d'abord pris la forme d'un groupe de réflexion axé autour d'une puis deux listes de discussion, baptisées MoDem 4.0, avec l'idée d'une avant-garde du MoDem, d'être déjà la génération suivante au sens où l'on parle de génération pour un logiciel.
 
Parmi ces pionniers, il y avait ce soir encore Michel Hinard, Benjamin Sauzay, Guillaume Desrosiers, Thomas Deslypper, Benoît Charvet, Marie-Isabelle Pichon (dite MIP), Mickaël Silly, Sébastien Soria, Franck Vautier, Fabien Neveu, Clément Le Ricousse et j'en oublie certainement, outre évidemment Quitterie et Virginie, et Nicolas Vinci qui est retenu en otage par le père Noël à Helsinki.
 
Pendant mon absence prolongée en Bretagne (due à la préparation de mon livre), ce groupe a travaillé et j'ai retrouvé, en octobre, outre ceux que je viens de mentionner, KPM, Florent Zanetti, Erwan Le Pallec, et d'autres dont le nom m'échappe pour le moment. Tous ont assisté aux deux cafés démocrates mémorables tenus chez François Van Zon, à l'Imprévu, dans le XIVe, l'un autour de Marielle de Sarnez, l'autre autour de François Bayrou.
 
Après le second, il y en a eu plusieurs très rapprochés autour du congrès fondateur du MoDem et de la désignation de Quitterie comme déléguée nationale du mouvement. Et enfin, l'annonce de l'élection du Conseil National a ouvert une nouvelle étape. Sébastien Dugauguez (alias Réservoir d'Idées) avait bâti un bon premier projet nommé "Pour des listes 3R au Conseil National". J'avais suggéré de demander à Quitterie d'accepter de mettre sa notoriété et son énergie au service des idées qu'il contenait. Il me semblait qu'il y avait là une complémentarité. Et ce fut fait.
 
Le noyau dur des cafés démocrates s'aggloméra en quelques jours toute une nouvelle équipe, celle qui se présente cet après-midi et ce soir aux suffrages des adhérents franciliens du Modem sous l'étiquette "Les adhérents sont notre force". La composition de cette équipe elle-même m'a échappé, car je devais repartir passer les fêtes en Bretagne, j'ai donné deux ou trois noms, il paraît que l'opération a été de la haute voltige, avec lettre de candidature postée le 31 décembre à 23 heure 59, juste avant minuit, à la poste de la rue de Louvre, cachet de la poste faisant foi comme on dit.
 
J'ai l'impression que la campagne a duré des semaines. Non pas qu'elle m'ait paru longue, mais elle a été très dense.
 
Pour notre liste, depuis la soirée à Bobigny, elle a duré onze jours. Onze jours seulement.
 
Mais il y a eu ce moment de profonde émotion, cette première rencontre des colistiers, là-bas, à Bobigny, justement. Se voir, se découvrir. Chacun de nous connaissait une partie des autres. À nous tous, à partir de ce soir-là, nous avons commencé à former une seule équipe.
 
L'atmosphère, à Bobigny, était électrique, nous arrivions dans un univers très cohérent et très surprenant, cette lourde réalité d'une ville cadenassée par un pouvoir qui n'a de communiste que le nom. Et à cette émotion très vraie que nous avons eue ce soir-là répond l'intensification des pressions de toutes natures (et de tous horizons) que subissent désormais notre candidate balbynienne et ses colistiers et dont on nous a encore rapporté ce soir un épisode effrayant.
 
Il y a eu ensuite le grand café démocrate au Pavillon Baltard, dans le quartier des Halles, à Paris, qui me semble avoir coïncidé avec le début de la curiosité des adhérents pour le vote. Cette curiosité, je crois, s'est poursuivie jusqu'à dimanche, pendant que nous allions à Bagneux et à Ivry.
 
Lundi soir, lorsque nous avons rejoint Christian Delom et son équipe à Clamart, les jeux étaient à mon avis faits et l'opinion des électeurs cristallisés.
 
Cet avis que j'ai tient aux commentaires sur les blogs et sur e-soutiens.
 
Mardi, à Nanterre, on a senti les têtes solides.
 
Et ce soir, ce soir ... eh bien, c'était autre chose.
 
Quitterie n'avait pas battu le rappel sur son blog. Il lui plaisait en fin de compte que ce dernier café démocrate fût une réunion de fin de campagne, dans l'intimité de l'équipe.
 
De fait, presque tous les candidats étaient là, même ceux qui n'étaient jusqu'ici pas sortis de leur ville, comme Marie Darves-Bornoz.
 
S'y joignaient les chevilles ouvrières du groupe, Michel Hinard, Fabien Neveu, Franck Vautier, Virginie Votier, Sébastien Dugauguez, plusieurs adhérents du XIIIe (en quelque sorte les régionaux de l'étape) et Éric Azière, venu là préparer sa campagne municipale puisqu'il est tête de liste dans cet arrondissement.
 
Et puis, invité surprise, Gabriel Cohn-Bendit a fait une seconde apparition à un café démocrate (après celui où avait été inventé le nom MoDem 4.0).
 
Quitterie a d'abord tenu à remercier tout le monde de quelques mots touchants. Puis chacun a parlé. (...)
 
Puis on en est venu au débat de fond... dont je n'ai pas entendu la moitié, ayant laissé ma place à Nadia Falfoul devant Quitterie.
 
J'ai tout de même capté l'idée développée par Quitterie que le MoDem devait s'appuyer sur un mouvement économique, non pas comparable à la cour bling-bling du président rollex, pas de milliardaire à cigare, mais des entreprises dont le projet ferait écho aux principes directeurs des idées du MoDem. Elle n'a pas pu le dire, mais elle entendait par là des entreprises du développement durable, voire de l'économie sociale et solidaire.
 
Ici comme ailleurs, elle défend donc l'idée que le MoDem soit un mouvement ISO, dont chaque élément soit un reflet du projet global, le tout en cohérence.
 
Un autre moment de la discussion a été un échange très libre entre les colistiers et Éric Azière, qui a pu donner des éclairages prudents mais avisés sur les perspectives internes du Mouvement Démocrate.
 
J'ai, pendant cette conversation passionnante, avalé une assiette auvergnate pour me requinquer.
 
Et puis la soirée s'est poursuivie par des conversations éparpillées.
 
Et là, à bout de force, j'ai tiré ma révérence.
 
Y aura-t-il d'autres cafés démocrates de notre équipe, de celle de juin ? de celle de janvier ? Pas sûr. Une époque nouvelle a commencé.
 
Dès demain Quitterie Delmas va entrer dans un nouveau cycle et entamer une tournée où elle ira soutenir d'autres candidats sur le terrain. Je serai heureux si elle me demande de l'accompagner parfois : j'ai vécu une décade prodigieuse avec elle.
 
Grâce à ces moments exceptionnels que rien ne pourra effacer ni de mon esprit ni de mon coeur, je sais que "les adhérents sont notre force".

C'est déjà gagné : un vent de modernité souffle sur le Mouvement démocrate !

Chers amis,

c'est avec beaucoup d'émotion, de réalisme et d'espoir que nous avons clôturé cette campagne interne. Interne ? Oui et non.

Interne car entre militants- batisseurs d'une politique du 21ème siècle, nous avons tissé des liens par delà nos fédérations.  Des liens amicaux, des liens de confiance, des liens de respect. Nous partageons ensemble chacune des valeurs que nous avons énoncé dans notre projet pour le Mouvement démocrate.

Interne, non. Pourquoi ?

Parce que pendant ces 3 semaines, nous avons véhiculé l'image du Mouvement démocrate dans des villes où les nôtres porteront fièrement et courageusement nos couleurs. A Bobigny, à Ivry, à Clamart, à Bagneux, à Nanterre, à Paris. Nous avons profité de ce scrutin interne pour valoriser nos forces vives qui partent aux municipales. Dans des bars chez eux, dans leurs réunions publiques, auprès des habitants qui les soutiennent ou qui les intérrogent. A plusieurs reprises la presse a parlé de notre liste. C'est bien, cela aussi cela valorise le Mouvement démocrate.

Nous avons démontré que le Mouvement démocrate était solidaire de ses candidats. Plus, que nous leur étions redevables d'avoir fait naître dans leur ville exactement la vision de François Bayrou : renouvellement, diversité, pluralisme.

Demain ? L'élection. Un espoir : qu'un vent de modernité souffle sur le Mouvement démocrate.

Une crise structurelle frappe tous les appareils politiques. Nous sommes en pleine recomposition. La démocratie est mise à mal. Nos  institutions se meurent. Nous traversons une grave crise financière mondiale. Et les effets du changement climatique nous promettent bien d'autres crises. Je vous le dis : les clivages d'hier ne sont plus pertinents. Les futurs lieux d'engagements doivent s'inspirer de ce que l'époque nous offre de mieux : les réseaux,la formation, la mutualisation, le dépassement des barrières d'hier, tout cela, internet nous permet de décupler notre travail de tous le jours sur le terrain.

Si vous saviez comme je suis fière de ce que cette équipe des "Adhérents sont notre force", de la campagne que nous avons menée de TOUTES nos forces. De cet engagement sans faille au service de nos idéaux.  Au service des adhérents.

Je salue les autres candidats des autres listes. J'appelle évidemment au rassemblement de nos forces. J'appelle aussi à toujours plus d'exigence, de méthode et de courage pour ne pas répéter les erreurs du passé, les disfonctionnements. Nous sommes responsables de ce qui va naître de ce mouvement, qui c'est sûr, est en gestation, un peu pénible, mais ça vaut le coup !

Je vous souhaite une bonne nuit et à demain ! 

Merci à tous de votre présence chaleureuse ce soir ! En plus de chacun d'entre vous, j'ai été ravie d'accueillir Eric Azière, tête de liste dans le 13ème dans notre café habituel. Et ravie aussi d'accueillir une nouvelle fois notre ami Gaby Cohn Bendit.

 Je n'ai pas eu les minutes nécessaires pour vous parler de Nanterre et de Clamart. Je voulais tirer un immense coup de chapeau à Pierre Creuzet pour sa réunion d'hier soir et son excellente charte éthique, et la qualité de sa liste. Féliciter aussi Christian Delom pour la qualité de son programme, de son équipe aussi. Tous les deux, vous incarnez tous les deux l'espoir ! Je reviendrai sur vos combats respectifs !