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12 mai 2008
Edito de Nicolas Domenach dans Marianne : "Bayrou, ce moucheron que Sarko n'arrive pas à écraser"
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"Car la stratégie d'éradication poursuivie par le président en personne ne fait pas de doute. Il l'a suffisamment répété à ses proches, parfois avec colère, car leur écoute est trop molle, nonchalante : « Nous avons laissé Bayrou survivre en 2002 et il n'a cessé de nous pourrir la vie. Il faut éviter à tout prix qu'il puisse nous prendre des voix en 2012 ». Voilà pourquoi les manœuvres de déstabilisation ont repris de plus belle au Sénat - un sénateur en moins c'et de l'argent en moins pour le parti bayrouiste - et voilà pourquoi Sarkozy presse aussi le Nouveau Centre de se structurer et de s'organiser davantage ; le jeune Christophe Lagarde, député de Seine Saint-Denis est ainsi particulièrement mis en avant, car lui connaît bien Bayrou et peut donc lui faire mal… », dit-on à l'Elysée.
Mais Bayrou commence à avoir le cuir vraiment épais, même si lui pèse cette quarantaine de pesteux qu'il doit subir avec Marielle de Sarnez. Tant que les Français et les militants ne le lâchent pas, ça va. Or non seulement ils ne l'ont pas rayé du paysage mais encore ils veulent le réintroduire dans le jeu. C'est lui qu'ils plébiscitent ainsi comme futur Premier ministre pour succéder à Fillon, loin devant Kouchner, Alliot-Marie, Juppé, Borloo, Dati… Il a en lui quelque chose de calme, de déterminé, de paysan, et pour cause, qui rassure face au président Zébulon. En dépit des critiques sur ses inconséquences et sa grosse tête, sa personnalité ne rebute pas. Mais plus encore, ses critiques de fond du sarkozysme sont partagées par les Français, alors qu'il les a exprimées le plus tôt et le plus durement : son refus de l'argent roi et du culte des idoles tocs comme de la réussite tic, son exigence de partage et d'équité, ses appels à plus de retenue dans l'exercice d'une fonction royale que ce spécialiste d'Henri IV a toujours voulue plus majestueuse et plus rassembleuse, son langage de vérité sur les déficits et son exigence de ne plus jeter l'argent par les fenêtres, sa détestation du modèle américain de consommation et de perte d'être… »etc… Sur le fond, les Français lui ont donné raison ! "(...)
Lire l'article en entier sur Marianne.
Je confirme qu'il y a une stratégie d'éradication de François Bayrou et du Mouvement démocrate. Cette fois-ci ils iront, comme lors de l'entre deux tours des Présidentielles, chercher les uns et les autres un par un. Les grandes et basses manoeuvres continuent, cette fois-ci il est fermement demandé aux démocrates de choisir leur camp, sinon, fin de vie politique. Les sénateurs, tout d'abord, ce qu'il reste des députés européens ensuite, et militant par militant, jusqu'aux 20 èmes couteaux. Le Nouveau Centre a, comme indiqué dans l'article, pour instruction de la part de l'Elysée d'incarner une opposition à l'intérieure de la majorité, mais ils n'en sont pas capables. Rassemblement de notables, chacun gère ses petites affaires locales dans son coin. En ligne de mire pour les bonnes volontés ex-amies de François Bayrou, les plus zélés intègreront le prochain gouvernement (fin de l'année) : avis aux "nettoyeurs" !
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