Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2008-12-03 | Page d'accueil | 2008-12-09 »

04 décembre 2008

Réforme de l'audiovisuel. [Vote de l'article sur la nomination/révocation du PDt de France télévision et Radio France par Elysée] A quoi sert l'opposition ? Où étaient-ils ? (modification du titre vendredi matin)

Réforme de l'audiovisuel. Vous savez là, mais oui, ce truc dont toute l'opposition parle. La nomination par l'Elysée du patron de France télévisions et Radio France. Mais oui, ce (vrai) danger pour notre démocratie, le retour à l'ORTF !  On nous a promis un combat sans merci, une obstruction parlementaire des grands combats, une stratégie de fou pour ralentir le texte, épuiser le gouvernement, à tel point que Madame Albanel se demandait s'il ne fallait pas passer par un décret, Karoutchi menaçait lui un passage en force, on était [est] à deux doigts de la faute du 49.3 !!

Bon bah,... voilà... il a été voté à 41 voix de la majorité contre 22, 2 absentions.

Sur 577 députés.

Non, franchement la classe.

Edit après quelques heures de sommeil, et la lecture du commentaire d'Aurélien (merci, et oui, tu as raison de souligner sur le fond :

".... J'ai lu les comptes-rendus de la scéance, l'opposition s'est bien battue et l'attitude de l'UMP et des ministres est une honte. Aucun argument, aucune réponse.

La vraie question, le vrai scandale ce sont ses députés de la majorité qui sont contre ce texte mais se défilent et laissent leur groupe se transformer en machine à composter les décisions de l'Elysée, et la démocratie en pantalonnade."

Oui, bien sûr, tu as raison quelques députés de l'opposition au sein de l'hémicycle se battent comme des lions avec les outils qui sont les leurs. Je respecte leur travail. Je réitère que je ne vois pas en quoi appeler 20 députés, les faire revenir, était compliqué. Ca aurait fait un coup. Un peu comme sur les OGM. Une victoire de courte durée, puisqu'il y aurait eu une 2ème lecture, ou un passage en force, donc une faute, mais une victoire quand même. Ca se prépare.

Nos députés ne se rendent même plus compte comme ces scores de participation, annoncés sur le vote d'articles important, donnent une image déplorable, les citoyens se demandant à juste titre, mais où sont-ils ?

Il n'y a pas d'excuse. Ni le jour. Ni l'heure. Ni leur circo. Ils auraient du être là. En tous les cas, ils sont élus pour cela.

J'ai cru lire que Marianne préparait un nouvel appel avec des personnalités pour dénoncer ce projet de loi. Soit. Cela veut dire quoi ? Qu'on peut se passer de l'Assemblée, de la chambre des représentants, que finalement la politique se passe plus dans les médias que sur les bancs de l'Assemblée, que ça ne sert à rien de prendre part au vote ?

Si ça ne sert à rien d'être là pour des votes importants, et si les médias sont plus "rentables" que l'hémicycle, ce que semble nous indiquer cette situation, si c'était le cas, il faudrait faire une révolution pour changer de République. Ou sinon temporairement fermer l'assemblée jusqu'à 2012, chomâge technique, on ferait des économies. ;-).

J'ai bien vu cette histoire de motion de censure, voilà, si ça prenait et si ça marchait, je ne vois pas en quoi ça aurait été plus compliqué d'être 20 de plus hier. A suivre

Vive le comité de la Jupe : plainte déposée contre le cardinal André 23 / Rébellion des "frangines". La (r)évolution viendrait-elle des femmes ?

La révolte des femmes gronde dans l'"appareil" catholique (je fais un peu de provoc en utilisant ce terme, mais je le pense, mêmes symptômes de hierarchie, verticalité, dogmatisme, sentiment d'injustice dans l'application du dogme, décalage 21ème siècle, etc... vous me connaissez maintenant ;-) ! Ci dessous, un autre exemple de révolte de leurs membres sur la question des femmes au Grand Orient.

Extraits de la dépêche AFP sur Yahoo.fr :

Une quinzaine de femmes catholiques, réunies au sein du "comité de la jupe", ont porté plainte contre le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France (CEF), pour propos sexistes.

L'affaire remonte au 6 novembre : Mgr Vingt-Trois, interviewé à Lourdes par Radio Notre-Dame en marge de l'assemblée plénière de la CEF sur le rôle des femmes dans la célébration des offices, avait répondu : "Le plus difficile, c'est d'avoir des femmes qui soient formées. Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête".

Le propos avait été relevé par Le Canard enchaîné et avait suscité des réactions outrées sur le site de la radio.

Le cardinal Vingt-Trois a répondu directement, dans un courrier dont copie a été transmise à l'AFP, à plusieurs personnes qui lui avaient fait part de leur indignation. Il a regretté "la maladresse de (son) expression" et assuré que "dans l'exercice de (sa) responsabilité", il "n'hésite jamais à appeler des femmes à des responsabilités quand elles sont en situation de les exercer".

Le "comité de la jupe" a porté plainte devant l'Officialité en se référant à deux points précis du droit canonique : l'égale dignité des baptisés et la poursuite des fauteurs de scandale, a précisé à l'AFP Christine Pedotti, porte-parole du comité. ...

Il y a quelques jours, la fédération des "Réseaux du parvis" avait envoyé une lettre ouverte au cardinal Vingt-Trois, disant sa "stupéfaction" et son "indignation" : "Même sous couvert d'humour, tout mépris à l'encontre des femmes met en péril l'équilibre de la société tout entière". Le "comité de la jupe" souligne qu'il ne s'attend pas à un traitement rapide de sa plainte, ni à une condamnation sévère du cardinal. "On a bien conscience qu'on veut traduire le roi devant la justice du roi", plaisante Mme Pedotti.

Mariage des prêtres, femmes prêtres ? La femme est-elle l'ennemie de l'Eglise catholique ? Si elle est bonne pour aider, préparer, servir, passer le balai, elle ne semble pas être capable d'exercer un ministère sacré.

2ème exemple d'une bataille chez les francs-maçons : vous souvenez-vous aussi il y a quelques mois une guerre ouverte sur la question de la mixité homme-femme au sein d'une grande loge maçonnique interdisant l'accès aux femmes ? Cette bataille se règlera manifestement en justice. Lire l'article de libé, par Renaud Lecadre.

"Les «frangines» sont en train de faire imploser le Grand Orient de France. Incapable de trancher en interne la question de la mixité, la première obédience maçonnique française (44 000 membres exclusivement masculins) risque de se faire prochainement condamner par les tribunaux de la République pour discrimination sexuelle. Un comble pour les prétendus héritiers des Lumières."

Elles en parlent : Olympe et le plafond de verre

Angel Cake chez Tellou

Elle va sûrement en parler ;-) Emelire : Le féminin l'emporte