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29 février 2008

Info campagne week-end

Vendredi 29 février :  

15h00 : Manifestation Culture en danger place du Palais Royal, http://29fevrier.over-blog.com/

20h00 :
Marie DARVES-BORNOZ, tête de liste aux municipales, et seule femme tête de liste du 92 et Patrice MARTIN, tête de liste aux cantonales, organisent avec leur équipe un meeting politique et festif le vendredi 29 février 2008 à 20h00 à l’Espace Léo Ferre, 2 rue Charles Michels (Place du Marché) à Bagneux.

En présence de Bernard Lehideux, Député européen, Quitterie Delmas, Déléguée Nationale, Chantal Brault, Conseillère Nationale,
Et les têtes de liste aux municipales, Christian Delom, Clamart, Vincent Wehbi, Fontenay aux Roses, Jackie Boulay, Châtillon, Jean Louis Ragot, Bois Colombes.

Samedi 1er Mars :

Tractage dans le 20eme avec la présence de Quitterie Delmas et son équipe autour de MJ Votier :
11h : Marché cours de Vincennes ( metro cours de vincennes Ligne 1)
12h : Marché Gambetta ( Métro Gambetta ligne 3)

14h30 : Manifestation de soutien à Ingrid Betancourt devant l’Ambassade de Colombie dans le 7ème.

18h : Café Politique à Bobigny de soutien à Nadia Falfoul, candidate aux cantonales et ched de file du Mouvement démocrate à Bobigny en présence de Quitterie Delmas à 18h : au Café "LE SENATEUR", 2 rue de la République.

A toi. Ne lâche pas. Je t'en supplie. Nous t'attendions. Nous t'attendons. Samedi 14h30.devant la résidence de l’ambassadeur de Colombie à Paris (angle rue de Grenelle et rue de Constantine, près des Invalides).

Témoignage d'une des millionèmes citoyennes du monde qui te soutiennent : si je suis ce que je suis aujourd'hui, c'est en partie grâce à toi.

A ceux qui diront que tu es une mère et qu'en conséquent,  tu ne pouvais mener ton combat, à ceux qui disent que tu as été imprudente, à ceux qui disent que tu ne représentes pas l'ensemble des otages, ce qui est faux aujourd'hui, à ceux qui disent que pendant qu'on parle de toi, on ne parle pas des immenses bug de notre système économique et politique,  je voudrais leur dire que lorsqu'ils sont dans leurs salons, tu as fait naître des dizaines de milliers de personnes qui se battent. Par delà le monde. Tu as risqué et tu risques plus que jamais ta vie pour nous.

Je voudrais te dire que pour un nombre infini d'anonymes, tu es la lumière, le guide.

Tu nous as donné l'envie de nous lever, de nous battre. D'être en guerre contre la corruption, les arrangements d'appareils, l'éthique à gérométrie variable.

Pour tes enfants, il faut que tu reviennes. Pour tes proches. Pour ceux qui se battent pour ta liberté, en premier lieu les comités. Pour ceux que tu as fait vivre. Essaimés partout dans le monde. Je t'en prie, je t'en supplie, tiens le coup. Pour eux et pour toutes les petites gouttes d'eaux que ta rivière de justice, de droits de la femme et de l'homme, pour l'environnement et une nouvelle gouvernance.

Rendez-vous à tous samedi à 14h30 devant la résidence de l’ambassadeur
de Colombie à Paris (angle rue de Grenelle et rue de Constantine, près des Invalides).

26 février 2008

DISSOLUTION ? Sans polémique, sans pression, sans attaque, je ne vois que cette solution.

Je suis inquiète.  J'entends crier au loup et franchement il y a de quoi : loi de rétention de sûreté contraire à ce qui nous restait du Pays des Droits de l'Homme, tentative de coup d'état light en voulant contourner  le Conseil Constitutionnel, etc...

Et si chacun prenait ses responsabilités ?

Celle d'admettre qu'on pouvait le prévoir. Celle d'admettre qu'on pouvait l'éviter.

Celle d'agir. Agir pour arrêter le carnage. Arrêter le spectacle qui tourne à la confusion, au désastre. Celle de se mettre au travail. Celle de se dissoudre. Celle d'accepter une nouvelle donne politique.

Celle d'admettre aussi de prendre enfin acte de cette fin de régime.

Celle de dépasser les vieux clivages pour en inventer de nouveaux. Celle d'admettre qu'il n'existe pas aujourd'hui de baguette magique. Celle de dire que personne n'a la solution aux maux dont nous crevons. Celle de dire que les politiques doivent avant tout s'occuper de soigner la politique. Les entrepreneurs, salariés et syndicats, de soigner l'économie. Les journalistes et rédactions de reprendre leurs droits à traiter de l'information comme ils l'entendent.

A chacun d'entre nous de reprendre le calendrier de nos vies. D'arrêter d'être spectateur. Il faut bouger. Il faut agir.

Députés, agissez ! Proposez le vote d'une motion de censure pour renverser le Gouvernement. C'est certainement une utopie : quel député scierait la branche sur laquelle il est assis. Mais quel député est il aujourd'hui serein dans l'exercice de son mandat vis à vis des citoyens qui lui ont fait confiance ? A t'il les moyens de mener son action ? De proposer, de voter, de contrôler le gouvernement ?

Ce soir, après quelques jours de silence, je ne vois qu'une solution. La dissolution. Dans l'intérêt de notre pays. Le président de la République aurait intérêt pour ne plus être en première ligne à dissoudre. A recomposer une Assemblée nationale plus représentative des sensibilités des Français, qui l'oblige à repenser son gouvernement en fonction de leurs aspirations et non des siennes, à prendre de la distance et du recul. On ne fera rien de bon dans ce pays qui traverse une crise généralisée (économique, politique et médiatique) sans travail d'équipe. Nous commençons à voir poindre les limites d'un régime présidentiel, d'ailleurs. Il doit admettre qu'il s'est trompé. Il doit prendre acte. Il doit se protéger. De lui-même et de sa trop grande majorité. Il doit repartir de 0. Il doit renouveller le Parlement. Il doit renvoyer ses conseillers qui l'ont manifestement mal conseillé, et laisser travailler ses futurs ministres. Le futur gouvernement devra au préalable de son action se mettre d'accord sur un calendrier de réformes à mener, qu'ils mèneront de manière concertée et collective. Il faut repenser la rupture qui devrait ne pas être une rupture de comportement, mais bien une rupture de méthodes. Le 21ème siècle est celui du coopératif, de la décentralisation, de la mutualisation, de l'innovation, du volontariat, de la diversité, de l'open source.

Qui suis-je pour dire ça ? Une citoyenne qui croit encore à l'action publique, à la défense de l'interêt général. Je n'ai pas donné ma voix au Président de la République actuel, et je ne le regrette pas. Pour autant, il est là, bel et bien en place et je cherche des contre pouvoirs. Ailleurs que dans la rue. Ailleurs que dans une élection municipale, dont les enjeux locaux sont trop importants pour être sacrifiés sur l'autel de la politique politicienne et nationale. Je la cherche dans la seule institution pouvant contrôler son action : le Parlement.

Notre Parlement doit être réformé. J'aurais aimé que la nouvelle génération engagée soit d'ailleurs consultée plutôt que ces charmants dinosaures qui ne seront plus là quand nous, nous en subirons encore les conséquences. Je ne donne pas cher de notre démocratie si rien n'est fait dans le sens d'une nouvelle Constitution et d'une réforme digne de nos aspirations.

Dissolution ? Je ne vois que cette solution. Qu'en pensez-vous ? Pourriez-vous appeler le chef de l'Etat à dissoudre ?