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07 septembre 2007

Café démocrates : la rentrée !

Vous êtes tous conviés au Bar les Associés, 52 boulevard de la Bastille à 20 heures ce mardi 11 septembre.

Objectif de notre réunion : se revoir (enfin !), aborder les grands enjeux de la rentrée politique, restituer les travaux réalisés durant l'été par les plus courageux d'entre nous, notamment le Cercle des Méthodes.

Corinne Lepage nous fait le plaisir de répondre à notre invitation pour assister à cette restitution des travaux et nous donner, à son tour sa définition des enjeux de la rentrée.623d1b46cdb68db390f9aba0d2fe340e.jpg Lire ici un papier dans Sud Ouest de Corinne Lepage.

Chaque mois, nous nous retrouverons ainsi, mêlant rencontres d'experts, de politiques de premier plan, réalisant un point régulier sur l'avancée de nos travaux, et partager un moment convivial.

Nous convierons le député européen Jean-Marie Cavada pour l'une de nos prochaines rencontres.

Mickaël nous propose pour ceux qui le souaitent une formule croque-boisson pour 12 euros. D'ores et déjà nous le remercions de son accueil ! A mardi !

Je vous rappelle le principe de ces recontres : elles sont ouvertes à tous ceux qui souhaitent réinventer le militantisme politique. Une grande partie d'entre nous participent à l'aventure du Mouvement démocrate, mais d'autres encartés ailleurs ou non, choisissent de venir faire de l'espionnage ;-), et réfléchir avec nous. Bienvenue à tous !

05 septembre 2007

Paris, les grandes manoeuvres ont commencé...

Le Parisien nous offre coup sur coup des itw de Bertrand Delanoë et de Françoise de Panafieu. Bertrand Delanoë fait un appel du pied au Mouvement démocrate, pour la première fois "pourquoi-pas-Delanoë-compatible", mais à la condition que le Mouvement démocrate s'aligne sur son projet. Idem pour les Verts.

Françoise de Panafieu est elle aussi tentée par la nouvelle mode nationale de l'"ouverture" à la Sarkozy. Cette mode continue à affaiblir encore un peu plus le poids des étiquettes. Annonçant la fin assez proche de l'hégémonie des partis politiques d'antan, espérons-le.

Un lancement de campagne précipité. Circonstances obligent. Pour le maire de Paris, parer au risque de brouiller sa campagne parisienne à des problématiques partisanes et nationales. Pour la seconde, faire taire un procès interne à l'UMP en incompétence.

Revenons au Modem. 12,6 % des voix aux législatives, c'est sûr ça rend compatible ! Mais, à moins que j'ai raté une annonce sur e-bay, le Mouvement démocrate n'est pas à vendre.

Je mets en garde les acteurs de cette campagne contre les vieilles pratiques politiciennes, tractations de l'ombre, le cocktail habituel. Les projets ne sont pas sortis, les listes non plus. Non ! Pour ces municpales 2008 on ne va pas nous la rejouer ! Paris ne doit plus être le territoire le plus "politicien" de France !

Le débat Bayrou/Royal (que Nicolas Sarkozy avait refusé, rappelons-le), laissait présager  une saine évolution des pratiques politiques. Discussions au grand jour. Elles permettent aux citoyens de se faire une idée des convergences et divergences entre les candidats.

Cette campagne doit être exemplaire vis à vis de deux populations : les adhérents des partis et les citoyens.

A l'instar de la campagne présidentielle, continuons à échanger par delà les frontières partisanes via internet et dans le réel. Essayons d'aobrder ensemble les vrais enjeux.

"Camarades, il était une fois les communistes français". Devoir de mémoire. Devoir d'inventer le militantisme du XXIème siècle

Le film-documentaire d'Yves Jeuland s'est terminé à 2 heures et demie cette nuit. Il m'a bouleversée. Les témoignages des militants surtout. Le film commence par ces formidables héros de la Résistance. Puis viennent le temps des grèves, des luttes sociales, où l'individu se dépasse soudain pour faire place au collectif, à la solidarité. Ces yeux qui brillent de souvenirs. Ces chants si jolis, ces colonies de vacances, voir la mer, la montagne pour des gamins de la "Zone", ces rêves de monde idéal, plus juste, plus solidaire, la culture offerte aux ouvriers, ... On se met à leur place. On partage leur rêve. Leur quête d'idéal. Même si on sait comment cela se termine, à ce moment là du documentaire on a envie de partager leurs espoirs.cbe4b5776cb848ad5356072300b16b71.jpg

Au fur et à mesure du reportage, des témoignages transpire une réelle souffrance. Le rêve tourne au cauchemard. Les révélations sur les crimes contre l'humanité de Staline dans le rapport Kroutchev, publié par le Monde. Passées sous silence par Maurice Thorez. La direction trompe ses troupes, qui vivaient quotidiennement par et pour leur mouvement. Le printemps de Prague...

Comment supportent-ils le poids de l'Histoire ? Les horreurs qu'ils n'ont pas commises mais que leur mouvement a cautionnées. Comment font-ils pour supporter l'époque terrible des exclusions, décisions sectaires et arbitraires. Comment fait-on, à un moment, plus confiance au collectif qu'à sa coscience ? Je n'avais pas conscience des comportements réactionnaires sur l'immigration, l'avortement, la pilule au sein du PCF. Je n'avais pas compris comme il avait été en décalage complet de mai 68. J'ai reçu une leçon d'histoire. Une leçon humaine aussi.

Les dérives du PCF doivent nous interroger une nouvelle fois sur le sens même de l'existence d'un parti.

Les décisions arbitraires, le peu de prise en compte de l'engagement des militants existent aujourd'hui encore. Dans tous les partis français.

Comment créer de nouvelles formes d'engagement sans retomber dans les mêmes travers. Qu'avons nous retenu de l'Histoire ? Nous militants de tous partis, nos yeux brillent aussi, souvent. Notre passion nous aveugle't-elle aussi ? Comme eux ? 

Quelles sont les bonnes formes de structurations ? Comment faire co-exister la nécessité de l'émergence de femmes et d'hommes charismatiques et l'encadrement de leurs pouvoirs ? Comment ne pas vivre un embrigadement mais une expérience sociale au service de la cité en toute liberté. Comment ne pas reproduire les mêmes organisations pyramidales ?

Ces militants, sont nos frères d'engagement, pas d'idéologie. La volonté de départ reste la même. La quête est la même. Construire une société meilleure.

Voilà, la télé, c'est comme ça que je l'aime. Quand elle provoque remise en cause. Alors une fois n'est pas coutume, merci France 3 pour cette rediffusion.

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03 septembre 2007

Rentrée des classes pour les petits, rentrée concentrée pour les grands ! C'est reparti !

Si la pause estivale bien méritée pour tous aura été profitable sur le plan de l'équilibre et de l'épanouissement personnel (châteaux de sable, crêpes au beurre salé, éclats de rire, retrouvailles amis, famille, et enfin le temps de lire), les lignes politiques ne se sont guère éclaircies.

On se demande comment Nicolas Sarkozy va tenir le rythme. On craint même pour son équilibre à lui tout court. La présidentialisation telle qu'il la mène n'est pas rassurante. Or, nous cherchions un chef de l'Etat serein, posé, rationnel. Ses prises de parole au gré des faits divers  donnent l'impression qu'il vole ou plutôt qu'il survole. Manque de profondeur, peu ou pas de recul, problème de délégation pour son équipe ?

L'Homme est faillible. C'est bien pour cela que le travail en équipe, que les contre pouvoirs sont aussi primordiaux. Nous y reviendrons souvent cette année.

Mais bon, pour l'instant NS peut dormir tranquille. L'opposition ou les nouvelles forces politiques se refondent ou se fondent tout court. NS se glorifie d'avoir mis au tapis toutes les formations politiques (il convient d'y ajouter la sienne), patience, patience...

Et bien si l'on doit attendre un peu, tant mieux. Et au risque de vous choquer, laissons le travailler. Je ne crois pas que des réactions au coup par coup soient ce que les Français attendent. Penons date. Sachons mesurer l'impact des décisions de NS. Il a la culture du résultat ? Je ne crois pas tant que ça. Il a la culture marketing, commerciale, la culture du plaidoyer, de l'usage des mots. Des chiffres, pas tellement. Et cet impact ne se mesurera certainement pas en point de PIB. Travailler plus pour gagner plus ? Non, notre société doit vivre mieux.

Crise des partis politiques ? Il était temps ! Crise de légitimité des divers éléphants et autres dinosaures, là aussi, le réveil se fait tardif, mais il est bel et bien là et c'est l'essentiel ! La question n'est pas leurs personnalités, leurs identités, mais bien celles des pratiques internes aux partis. Rien ne se fera sans partenariat entre les générations. Rien ne se fera sans redéfinition des règles du jeu. Cette période de transition est l'occasion unique de reprendre à la base la raison d'être d'un mouvement politique.

Tellement de choses à vous dire...

Les axes de travail sur le fond seront pour moi et je l'espère avec vous : autour d'une seule et unique valeur : l'éthique

Modernisation de la vie démocratique,

Définir les rôles, statuts, d'un mouvement de citoyens au XXIème siècle,

Exiger l'éthique dans les entreprises, mais en premier chef dans les organismes financés par des fonds publics,

Place de notre génération dans la société,

Des centaines de combats à mener, des idées de boîtes à créer, d'engagements politiques à dessiner et à inventer... L'alternative est là.

Dans nos mains.

Heureuse de revenir. J'ai hâte de vous lire. Comment allez-vous ? Quelles sont vos espérances ?

Je salue mes amis du Modem 4.0 pour la qualité de leur travail, nous nous retrouverons très très bientôt si vous le souhaitez.

Ps : je remercie les Jeunes Verts pour leur invitation à Quimper. Je tiens à féliciter Alexis Prokopiev et Karima Delli pour leur élection à la tête de ce mouvement de jeunesse. Je les remercie pour leur accueil mais aussi pour cette culture que j'affectionne tout particulièrement du dialogue transpartisan. Je sais que les participants à cette table ronde auront dans les moins qui viennent des sujets et actions en commun. Ravie à cette occasion de revoir Gaby Cohn Bendit et sa fameuse initiative : on a toujours raison de vouloir inventer !

J'ai été ravie de revoir Luc Mandret, si chic standing des élites oblige ;-) ! , Abadinte qui malheureusement déménage, Benoît Thieulin, prêt à foncer avec sa Netscouade, Frédéric Badina, Thomas, Barbara, très engagée auprès des Jeunes UDF de Paris et d'Olivier Mousson, Christophe Grébert se préparant à se rendre aux Universités du Medef, aux 1ères Universités d'été des Gracques où Bernard Spitz m'avait gentiment conviée. Cette journée, placée sous le signe du fond politique fut très intéressante, mais auto-centrée sur les questions du PS, et pas assez sur le fond idéologique de l'alternative. Elle ne fût pas, à mon goût, assez éloignée des logiques partisanes. Et pas assez proche du thème pourtant bien porté par Bernard Spitz de la fracture générationnelle. A suivre...