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30 novembre 2007
Ingrid Betancourt est en VIE !
09:50 Publié dans Ingrid Betancourt | Lien permanent | Commentaires (76)
29 novembre 2007
Café démocrate vendredi 30 novembre au Pavillon Baltard à 21 heures : enfin une occasion de recevoir nos amis démocrates de province !
Comme promis, je suis heureuse de vous donner rendez-vous ce vendredi 30 novembre au Pavillon Baltard à 21 heures, après le Congrès de l’UDF à Villepinte, et avant de nous rendre le lendemain matin au Congrès fondateur du Mouvement démocrate.
Le Pavillon Baltard , 9 r Coquillière, métro les Halles.
Quelque soit le contexte difficile, c'est avec beaucoup d'enthousiasme et d'espoir que j'attends et appel de mes voeux ce temps fort du congrès fondateur ! Je compte sur votre présence nombreuse à Villepinte. Soyez sûrs de l'importance de l'action de chacun dans la naissance, la construction de ce nouveau mouvement. A vendredi !
10:27 | Lien permanent | Commentaires (140)
27 novembre 2007
A Moushin, 15 ans. A Larami, 16 ans.
Franchement, on se fout royalement des choix de convenance personnelle de Jean Marie Cavada. Il veut partir. Qu'il parte. Qu'il évite juste de s'exprimer au nom des adhérents qui se fédèrent et qui améliorent chaque heure les fondations de leur mouvement, il n'a pas de légitimité à le faire. Pendant que nos politiques et chacun d'entre nous rivalisent de querelles d'égo, d'amour, et de trahison, 2 adolescents sont morts.
Des familles sont en deuil, l'irréparable collusion. Irremplaçables enfants. Des jeunes cassent. Des flics tapent. Des blessés. Des blessures irrémédiables, qui ne s'effaceront jamais des deux côtés. Des noms, comme celui de Villiers le Bel, marqués dans la mémoire collective, indélébiles sur un CV. Et puis, ... la suspicion.
Vis à vis des politiques, de tous bords qui ont tout promis et rien fait. Ou pire, qui on fait l'inverse de ce qu'il fallait faire.
Vis à vis des journalistes, qui filment, qui interrogent et dont les rédactions ne diffusent pas les images sincères à la réalité du vécu ou du ressenti des témoins, des habitants. Cette haine, cette rage de revivre 2 ans après le drame humain de Zyed et Bouna.
Vis à vis de nous mêmes, engagés, adhérents, de partis, d'association, citoyens. Qu'avons nous fait ? Ce soir il est trop tard pour le dire. Pour l'instant, nous n'avons qu'à être à l'écoute de cette souffrance, de cette violence, de ces maux de la vie que révèle cette nouvelle insupportable crise, révélatrice de notre échec. Ne donnons pas de leçon. Les évènements nous en donnent une magistrale.
Rien n'a bougé. Des promesses sans moyens. La classe politique dans son ensemble doit faire son mea culpa. Pour une fois. Un jour, ils comprendront enfin que celles et ceux qui pourront faire face aux enjeux de leur ville sont les forces vives qui en sont issues. Donnez à cette jeunesse des élus qui les représentent, qui leur ressemblent, qui sont leurs voisins, leurs amis, leurs frères et soeurs. Arrêtez de penser que vous avez des solutions et que vous, vous savez. Bordel, ça fait 30 ans que vous vous trompez ! Laissez les essayer. Ils sont les seuls à pouvoir batir et construire.
Ce soir j'ai vécu aux côtés de Jean Michel Cadiot, d'Ali Menzel et des citoyens présents une soirée qui me marquera à tout jamais. L'impuissance, le désarroi, face à une telle situation. Quel est notre rôle ? Quels sont nos moyens ? Ils sont humains et pas politiques. Ils ne sont pas dictés par des étiquettes, mais par notre conscience. L'appaisement oui, mille fois oui, mais pour faire quoi après ? C'est là le sens de notre combat quotidien. Revenir à la source de notre engagement. Donner la parole à ceux qui ne l'ont pas, redonner la décision à ceux à qui on la confisque depuis tant de temps.
Impuissance, c'est tellement vrai. Mais une grande solidarité. Une grande famille. Au delà de toute appartenance politique. Des femmes et des hommes qui se lèvent. J'ai été touchée par la solidarité entre Jean Michel et Ali. Leur complémentarité. Leur même sérenité. Leur même gravité. Leur même respect. Leur même droiture. J'ai été bouleversée par leurs amis, de sensibilités, de parcours si différents. C'est ça la politique : vivre ensemble, vivre mieux, se tolérer. Ce soir, c'était une rencontre humaine au coeur de la cité, au sens le plus vrai et le plus noble du terme.
La suite de l'histoire appartient à ces hommes et à ces femmes, aux habitants de Villiers le Bel, de Sarcelles. Zyed, Bouna, Moushin, Larami sont gravés dans nos coeurs. Nous ne pouvons les ramener à la vie. Nous ne pouvons que pleurer pour eux, pour leurs familles et pour notre société qui n'a pas su les protéger, les faire grandir et les garder en vie.
02:50 | Lien permanent | Commentaires (187)













