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14 décembre 2006

Grâce au Web, adieu, politique politicienne ? Article publié aujourdhui sur Agoravox

medium_logo-agoravox.jpgPlus ça va, plus il me semble qu’Internet représente une chance pour toutes celles et tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la politique et qui ont l’étrange sensation que les dés sont très souvent pipés...

Prenons le récent exemple de la conférence internationale LeWeb3 organisée par Loïc Le Meur qui a réuni plus de 1300 blogueurs internationaux les 11 et 12 décembre à Paris, et pour laquelle j’ai été contactée, en tant que membre de l’UDF, pour faire intervenir François Bayrou.


Cette conférence, consacrée à l’origine à l’évolution des blogs et d’Internet, a eu beaucoup de retentissement dans les médias, car deux jours avant son lancement, Loïc Le Meur annonçait la présence exceptionnelle de Shimon Peres... Encore plus fort, Loïc Le Meur a décidé au cours de la première journée de sa conférence d’inviter trois des candidats à la présidentielle, comme en témoigne ce billet sur son blog.

Le traitement médiatique de la présence de François Bayrou et de Nicolas Sarkozy, deux des trois candidats à la présidentielle invités à la dernière minute par Loïc Le Meur, constitue une énième preuve de la puissance de la blogosphère, qui permet parfois de faire sauter certains verrous politiciens ou médiatiques.


Terminé,
la désinformation

J’en veux pour preuve le changement de ton assez incroyable dans un article publié à 16h41 sur le site de LCI / TF1 et qui, dans sa première version, affirme sans hésitation aucune : « Sarkozy s’est fait applaudir...  Â» et, ajoute ensuite en catastrophe à 18h42 sous la pression de la blogosphère en colère : « Sarkozy s’est fait applaudir... puis huer. Â»

Enfin la vérité !

Ce « brusque changement Â» dans le ton de cette dépêche de LCI/TF1 est dû au blog Mediapedia, repris dans la deuxième version « revue et corrigée Â» :

« Il fut en revanche hué lorsqu’à la fin de son discours, il s’est enfui sans accepter la moindre question des personnes présentes dans la salle : "Apparemment, il [n’avait pas été] briefé sur la règle du jeu de la blogosphère : participation et échange", déplore le site
Mediapedia.

Merci donc à tous les témoins blogueurs ou à Libération qui grâce à la multitude de leurs témoignages donnent une bonne idée de ce qui s’est réellement passé :

« Sarko chez les blogueurs, cela pourrait se résumer à quelques phrases : un discours à côté de la plaque, un applaudimètre bloqué à zéro ou presque, et même quelques sifflets. Â»

Terminé, les passe-droits des stars des médias classiques !

Les anciens médias apparaissent décalés face à un phénomène qu’ils appréhendent mal. Et ceci malgré les tentatives de nouer des liens avec les blogueurs (par exemple, beaucoup de ceux réputés influents ont été invités à Europe 1 dimanche soir pour rencontrer Elkabach....). Hier, lors de la conférence, le même Elkabach a voulu s’imposer sur la tribune pour interroger François Bayrou, il s’est fait renvoyer dans ses 22 par le public, comme le montrent bien le blog et les vidéos de Lionel Kaplan :

« François Bayrou a à nouveau vivement attaqué les médias et transmis tous les espoirs qu’il fonde sur ce qu’on appelle désormais le cinquième pouvoir, à savoir Internet et les blogueurs. Souhaitant réagir à ces propos, Jean-Pierre Elkabach (Europe 1) fut interrompu par des blogueurs qui souhaitaient que le débat s’instaure avec la salle plutôt qu’avec les journalistes en présence (J.-P. Elkabbach et Valérie Lecasble d’iTélé). Â»

Ainsi qu’un article de 20 Minutes :

Malgré tout, François Bayrou a accepté l’invitation de dernière minute envoyée lundi. Selon lui, les blogs et l’Internet constituent en effet une « formidable arme de campagne Â» mais surtout « un projet de société basée sur le partage et la coopération, où les citoyens sont acteurs et non plus spectateurs Â».

Le patron de l’UDF a ensuite pris des questions de la salle. Alors qu’il s’exprimait sur le rôle des nouvelles technologies dans l’éducation, Jean-Pierre Elkabach (Europe1), accompagné de Valérie Lecasble (i-Télé), est monté à la tribune pour tenter de l’interroger. Dans ces mêmes fauteuils, quelques minutes auparavant, on s’interrogeait sur le pouvoir des blogs et sur la mort des médias traditionnels...


Terminé, les réunions publiques verrouillées !

Avec les circuits de diffusion de 1300 blogueurs internationaux de 37 pays différents, imaginez les retentissements ! Chaque minute constitue un risque de dérapage ou une opportunité d’être cohérent et serein. Les politiques ne peuvent plus faire de discours préparé par leur staff sans se prêter au jeu dangereux, mais utile, des questions réponses, ou cela se passe mal !

Le journal Les Echos explicite clairement ce phénomène :

 

« François Bayrou, candidat UDF à la présidentielle, s’est prêté au jeu des questions-réponses. S’il voit dans Internet un projet de société, une nouvelle capacité du partage du savoir, il est également préoccupé par son influence médiatique. La blogosphère, où plus de 60 millions d’internautes communiquent leurs idées dans leurs journaux personnels (blogs), constitue « une arme pour une candidature indépendante Â»... De son côté, Nicolas Sarkozy a fait une apparition éclair et a adressé son discours aux caméras de télévision venues saisir l’instant. Un discours programme, volontaire et lyrique, où se mêlent modernisation de l’administration, développement d’outils numériques pour l’éducation et la médecine, numérisation de nos archives et de notre patrimoine culturel. L’assistance, habituée à dialoguer et à débattre, en sera pour ses frais.

Terminé, les tentatives de manipulation ou de différence de traitement des intervenants !

Pour Loïc Le Meur comme pour Nicolas Sarkozy, l’égalité de traitement ne semble pas être une priorité... A mettre sur le compte de la manipulation ou de l’amateurisme, cette différence s’est vue et s’est retournée contre Loïc Le Meur (pupitre, traduction, temps de parole...).

Pour preuve, ce message récupéré sur le blog même de Loïc Le Meur :

« Je me suis senti manipulé, j’ai senti qu’on nous manipulait. Comment croire que Nicolas Sarkozy a été prévenu seulement hier soir ? Et il a passé la nuit à préparer son discours ? Et il a changé son emploi du temps en moins de vingt-quatre heures ? Pourquoi François Bayrou n’a pas eu le même traitement que Nicolas Sarkozy (traduction simultanée, temps de parole...)  ?  Â»

Personnellement, je ne peux pas croire que Loïc Le Meur ait voulu sciemment manipuler l’opinion ou privilégier son candidat. Tout s’est fait très vite. Mais force est de constater que le traitement n’a pas été le même, et beaucoup de blogueurs ou de lecteurs s’en sont rendu compte et l’ont fait remarquer, ce qui a provoqué des réactions, peut-être excessives, par exemple celle d’un chef d’entreprise chez Europeus  :

« Je pense que LLM était au courant depuis longtemps et que les invitations à Royal et Bayrou ne sont qu’une façade, une façon de faire croire à la neutralité de l’opération, en s’y prenant si peu de temps à l’avance, il est quasiment certain que ces derniers ne pourront pas venir. Mon hypothèse est que LLM a "bénéficié d’un délit d’initié de la part de Sarko" Â».

Le changement des pratiques politiques est en route. Le Web met un coup aux mauvaises habitudes politiciennes qui ont éloigné les Français de leurs élus.

Hier, la vérité était détenue par quelques médias dominants, aujourd’hui elle constitue le centre de gravité de ce qui se dit partout sur la toile, par les mille et un témoins d’un évènement.

Les nouveaux médias ouvrent des perspectives nouvelles à la politique. Notre génération doit intégrer cette nouvelle donne qui est une opportunité pour elle. A elle d’être créative et innovante pour rendre plus accessible la politique et faire évoluer les pratiques.

Quant à moi, j’ai bien envie, d’une manière ou d’une autre, de continuer à suivre, explorer et relater l’actualité politique qui émerge grâce aux nouveaux médias. 

 

Trackbacks

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Trackback par : jeunesudf44 | 14 décembre 2006

Demian West Quitte(ri) Agoravox

Le commentaire de la semaine est attribué à Carlo Revelli (signalé par Christophe), la déclaration d'amour de Demian West à Quitterie Delmas (sur son blog) : Et bien voilà une bonne nouvelle! Avec une phrase comme ça Demian West ne

Trackback par : Laurent Bervas | 14 décembre 2006

Demian West Quitte(ri) Agoravox

Le commentaire de la semaine est attribué à Carlo Revelli (signalé par Christophe), la déclaration d'amour de Demian West (*) à Quitterie Delmas (sur son blog) : Et bien voilà une bonne nouvelle! Avec une phrase comme ça Demian West

Trackback par : Laurent Bervas | 14 décembre 2006

Le Zéro du Web face au Web 3.0: Le grand écart de Sarkozy !

L?article relatant l?événement, initialement favorable à Sarkozy sur le site de TF1/LCI à 16h41 a été modifié en catastrophe à 18h42 comme le souligne Quitterie Delmas dans son article sur Agoravox

Trackback par : Farid Taha | 15 décembre 2006

Commentaires

Vive la blogosphère, far west de notre génération!
:)

Ecrit par : tristram | 14 décembre 2006

Voici le commentaire que j'ai déjà posté sur AgoraVox.


Merci Quitterie pour ton article bien intéressant. Il est tout de même remarquable de constater que Sarkozy essaye d’opèrer la même stratégie de main-mise sur la blogosphère que sur les medias traditionnels.

Rappellons quand même que Martin Bouygues, le propriétaire de TF1, était le témoin de son second mariage. Souvenons-nous que le même a "conseillé" Mr Elkabbach sur le recrutement d’un journaliste politique sur Europe 1. N’oublions pas le limogeage d’Alaine Genestar, de Paris Match, suite à la publication des photos de Cécilia avec son amant Richard Attias. Nous pouvons imaginer que ses relations avec Jean-Luc Lagardère, le propriétaire de ce magazine n’est pas fortuite. Et la liste pourrait durer des heures ...

Malheureusement pour Sarkozy, la blogosphère n’est pas aussi docile que la presse traditionnelle. Car elle est le melting-pot de plein d’individus, non contrôlés par des leaderships. Bien qu’en essayant de se mettre Le Meur dans la poche, afin de régir sur ce milieu, il faudra attendre avant que les bloggeurs s’asservissent au profit d’une dizaine d’individus de l’intellegentsia politico-médiatique ...

Amitiés,
L.

Ecrit par : Lancelot | 14 décembre 2006

La campagne prendra en effet une teinte nouvelle grâce à la présence des blogeurs et à leur franc-parler.

J'appelle à ce titre chacun à être vigilent quant aux contrôles imposés sur la toile. Le CSA a très clairement exprimé sa volonté de maîtriser les temps de parole et représentativité des candidats sur le net. Prenons garde à ce que la liberté qui est aujourd'hui la nôtre demeure aussi vive à l'avenir qu'elle l'est aujourd'hui.

Pour ce faire, je crois que nous devons être irréprochables sur certains points rappelés dans l'article ci-après (bon esprit, fair-play, pas d'insultes, d'injures, de saturation de boîtes mail de candidats concurrents, etc.) .

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39365565,00.htm

Au plaisir de se croiser sur la toile!

Ecrit par : So | 14 décembre 2006

Comment se mettre en bon train de course.

Cet événement, qui vit bondir une blogosphère irruptive dans sur la scène réelle, semble avoir produit une sorte de simultanéité heureuse de deux approches de la politique jointes à deux approches de la scénographie médiatique. A tel point qu'on hésite même à conserver le terme de média à ces manifestations, tant on y confondrait les acteurs de la blogosphère avec le peuple réel, non plus simultanés mais le même peuple. On pressent donc une neuve communication si directe qu'elle ne serait plus média entre deux et différents postes.

L'article de Quitterie Delmas semble voir, et donc elle nous montre de la même main et dans tous les coins si propices aux stratégies oublieuses : le plein des r'accords fabriqués pour vite mettre la main sur l'opinion qu'on aime ramasser. Laquelle opination n'est que du vent, mais le plus précieux quand il s'agit d'emporter tout le réel du gâteau avec la fève pour la couronne. C'est donc un remarquable effet du net, et qu'on le verrait insister de plus en plus, qu'il montre tout : parce qu'il se trouve toujours un petit rat des souris qui musardent bien au chaud, pour entendre toutes les passes, des devis et des misères ambitieuses, que se font les compères et les commères dessus l'oreiller.

Et non pas, parce que ce devoilement serait causé par un désir ou par la demande empressée du public, non ! Mais tout simplement, parce que ce serait l'effet d'une écriture internétique, en tout état de cause. Laquelle expérience ou expression transmettrait depuis cette large ouverture du plus grand angle de vision que l'internet mettrait en oeuvre par sa nature même. Par un dispositif qui ne paraît plus si technique, qu'organique voire spirituel bientôt, si l'on considère ses effets dans notre vie même et la politique. L'internet serait presque déjà une sorte de cerveau "surnaturel", puisqu'il se présenterait à nous, un peu comme le firent ces animaux séraphiques et mythiques tous couverts d'yeux et dont les bouches exprimaient des épées de feu à double tranchant qui annoncaient des temps vraiment neufs. Quand nous y sommes presque aujourd'hui : en des temps qui ne seraient vraiment plus des répliques des usages anciens, et de la politique aussi.

Somme : les candidats aux élections qui ne prendraient pas sans retenue, et sans ressource ou immédiatement, la bonne monture de cette neuve course de la politique, seraient-ils marqués par quelque handicap qu'ils ne se sauraient jamais rattraper. Et ils en prendraient tout le mécompte, dès l'instant qu'ils comprendraient qu'ils seraient mal-partis pour la course qui se précipite déjà tout devant eux. La victoire serait-elle aussi décidée par le choix qu'ils feraient de leur public auquel ils voudraient s'adresser, c'est-à-dire le point vers lequel l'esprit saurait se concentrer et contendre sa course tout du long ?

Aussi, ne sont-ce point les perdants qui croient voir le plus quand ils ne voient que le train boueux des culs des chevaux qui gagnent devant eux. Alors que le gagnant ne se retourne jamais pour compter les perdants, puisqu'il a l'oeil posé fixement sur le fil qui tranchera le conteste et sa victoire. Et qu'il avait décidé de ce point de mire avant la course.

C'est dire qu'on gagnerait la course par ses choix et ses visions, avant même de partir : ce qui est comme de gagner du temps média.

Demian West

Ecrit par : Demian West | 14 décembre 2006

Merci pour vos commentaires et les apports d'info que vous faites. (@ Lancelot et à So).
@ Demian West, depuis le temps que je te lis sur AV, ta venue me fait super plaisir ! A très bientôt j'espère !

Ecrit par : Quitterie | 14 décembre 2006

Et bien voilà une bonne nouvelle!

Avec une phrase comme ça Demian West ne quittera jamais plus ce blog... :-) Demian, vous avez trouvé ici sur ce blog une maison libre où la censure n'existe pas, les commentaires ne sont ni votés, ni repliés et où on s'enguele jamais. Et surtout un lieu où la maîtresse des lieux semble bien accueillante à votre égard. On est aux antipodes d'AV, n'est ce pas...?

Bref, Demian voici votre nouvelle maison et voici votre nouvelle famille!!! ;-)
Je transfère ici dans la foulée les 4.000 commentaires postés sur AV...?

Ecrit par : Carlo Revelli | 14 décembre 2006

super article ! voir mon commentaire sur agoravox
bise
jc

Ecrit par : jean-christophe | 14 décembre 2006

Merci pour ce super article. Ne surestimez quand même pas l'influence des blogueurs. Dans ma famille (parents, frères et soeurs...) nous sommes 2, peut-être 3 ou 4 lecteurs de blogs sur 12 en âge de voter... ça ne suffit pas à assurer une majorité...

Ecrit par : Ouadou | 14 décembre 2006

Belle analyse de la mise en perspective qu'autorisent la blogosphère, ce que les médias ont du mal à faire. D'autant que même si un journaliste s'avisait de faire le même article dans un quotidien, contrairement aux blogs qui permettent de passer d'une analyse à l'autre, le journaliste serait seul dans son texte (pas de commentaires pour rectifier ou relativiser) et ses lecteurs ne liraient probablement pas d'autres papiers d'autres journalistes. Car en effet, qui peut se permettre de lire 2 ou 3 quotidiens pour avoir des points de vue croisés.

Seule la toile le permet et la blogosphère de manière aussi riche.

Ecrit par : CedricA | 14 décembre 2006

Moi qui suis un lecteur de blog depuis pas longtemps, je remarque qu'on y trouve ou retrouve tout ce qui fait le plaisir du débat libre. On a l'impression d'y revivre l'effervescence intellectuelle des meilleures périodes d'avant et pendant la Révolution, juste ce qu'il faut pour que ça bouge. Pour une fois qu'on peut enfin s'exprimer, j'espère qu'on ne va pas nous inventer je ne sais quelle censure nouvelle. La France est un pays qui semble avoir oublié la phrase de sa jeunesse : Vive la liberté ! Si l'on continue à poser des cadenas partout, ça pétera.
Au passage, bravo à Quitterie pour son texte. Plus long que d'habitude, beaucoup plus long, mais incisif et rythmé.
Ne laissons pas brider notre liberté d'expression.

Ecrit par : rêveur solitaire | 15 décembre 2006

J'ai rien compris et ça caille dehors... :-)

Ecrit par : Vinvin | 15 décembre 2006

Hummm... jamais bon de critiquer les media, une bien mauvaise tactique à mon avis. Tout comme de surestimer la blogosphère : sortez un peu de votre pc, tous les français ne passent pas leur temps à lire des blogs et à échanger !
Les grands media - tv, radio, pqr- restent, ne vous déplaisent, les vecteurs majeurs de l'opinion.
Alors, ok pour les critiquer dans leur couverture bi-partite des candidatures, qui éclipse un peu l'UDF et François, mais ne nous les mettons pas à dos, en croyant naïvement que les blogs sont un palliatif !
Pas encore en tous cas, peut-être dans quelques années...

Ecrit par : Tonton Albert | 15 décembre 2006

Je serais plutôt d'accord avec Tonton Albert.

Ecrit par : Teo Toriatte | 15 décembre 2006

Le premier article de Quitterie sur AGORAVOX (je crois que c'est le premier, non ?)
a du succés, il est dorénavant sur Yahoo actu.

Ce succés est mérité car c'est un trés bon article.

Félicitatation pour ce coup de maître

Ecrit par : Teo Tooriatte | 15 décembre 2006

Bon,

d'un côté, j'ai envie de sourire, quand je vois qu'on oppose la Blogosphère à mon travail, à moi qui suis blogueur depuis 2002, et pas le plus petit des défenseurs de l'outil et de sa puissance ;)

A part ça, si deux captures d'écran constituent une "bonne enquête", j'ai bien peur qu'on ne sorte pas de la malédiction des journalistes en pyjama (http://embruns.net/actus-et-opinions/les_etasuniens.html à la fin du billet). Vous n'avez pas un instant imaginé que j'étais sur place ? Vous n'avez pas imaginé un instant que c'est le propre d'un article web d'évoluer, de ne pas être figé comme un article papier ? Vous n'avez pas imaginé que, par pur hasard, Sarkozy s'est fait applaudir... puis huer ? Cotre première capture d'écran date de 16h41. Sarkozy avait terminé son discours peu avant, et j'ai eu entre temps, imaginez donc (si vous le pouvez), des contraintes de journaliste (rentrer à la rédac, être dans le métro alors que mon article est mis en forme et en ligne par les gens du desk....).

Laissez moi recopier ici l'histoire telle que je l'ai racontée en détail ailleurs :

"Pour les applaudissements de Sarkozy. J'ai entendu parler de la grogne concernant les politiques dès le matin. J'ai vérifié l'info, j'en ai parlé à certains, parcouru de nombreux blogs et mon papier était envoyé à la rédaction avant même l'arrivée de Sarkozy. On a été les premiers, dans la presse généraliste, à évoquer cette polémique, tout de même. Entre temps, pendant le discours de Sarkozy, je précise dans un mail à mon redchef adjoint que malgré la grogne, il se fait quelquefois applaudir.

Le discours se termine, je fonce pour aller faire une interview que j'avais calée avec le fondateur de Last.FM, puis je rentre le plus vite possible à la rédac (Aquaboulevard - Boulogne, c'est pas si simple en transports en commun). Une fois arrivé, je raconte que le discours de Sarko était à côté de la plaque selon moi, qu'il s'est fait huer à la fin, que les gens râlaient, etc. Je me mets à mon ordi, je reprends l'article."

Voilà. Gardez les doigts près des touches "Impr Ecran", au cas où je veuille soudainement modifier ce commentaire sous la pression de la blogosphère. :p

Ecrit par : Christophe Abric | 15 décembre 2006

Aquaboulevard-Boulogne, pas si simple ? Valait mieux y aller à pied : il n'y a que la Seine à traverser, puis dix minutes à pied, ça lui aurait fait du bien.
De toutes façons, le dénommé Abric en profite pour ne parler que de son candidat.

Ecrit par : rêveur solitaire | 15 décembre 2006

Quiterie, entièrement d'accord avec le commentaire de Christophe ci-dessus. Le propre d'un article sur internet, comme dans un blog, est de bouger. On n'est pas dans le papier. L'information suit, évolue, se modifie au contact des propositions des autres.
Le traitement de Christophe de la conférence a été exemplaire, au contraire.

Par ailleurs, non, toutes ces bonnes vieilles habitudes ne sont pas terminées. Nioclas Sarkozy peut encore gagner son élection en 2007 avec les bonnes vieilles méthodes, à mon avis. Les participants au web3 sont les advanced users de l'internet, des gens anti-représentatifs de ce qui se fait, des innovateurs. C'est intéressant, mais il ne faut pas en tirer de conclusions trop hâtives sur la manière dont forgent leur opinion des tas de gens en France, en 2007...

L'élection de 2007 sera - encore - majoritairement télévisée.

Ecrit par : versac | 15 décembre 2006

Rêveur Solitaire, tu me fais rire. Mon candidat. Ah ah ah. Je préfère en rire, ton commentaire est intégralement pitoyable.

Ecrit par : Christophe Abric | 15 décembre 2006

@ Versac,
à côté de la plaque ! Restons sur le sujet qui est un exercice pratique sur les apports du web au changement des pratiques trop souvent politiciennes pour des acteurs de la politique de demain. Merci de ne pas en tirer des conclusions sur les élections 2007.

@ Christophe Abric, journaliste sur LCI pour celles et ceux qui n'auraient pas suivi.
Auteur des 2 coupures ci-dessus.
2 questions :
Ou vous avez assisté jusqu'au bout à l'évènement, ce que vous semblez dire et ce que les horaires attestent et dans ce cas, il est incompréhensible que vous ne fassiez pas état des sifflements.
Ou vous êtes parti avant la fin de l'évènement, et vous avez rectifié après. Et dans ce cas, il me semble que les journalistes ne devraient jamais partir en cours d'un évènement, c'est à la fin que l'on saisit les portées d'une action.
Le seul constat que l'on puisse faire est que pendant 2 heures une information erronée circulait sur le web.
J'ai la chance de croiser beaucoup de journalistes qui respectent cette règle. Ils forcent mon admiration, car ils se retrouvent bien souvent seuls, dans les salles de meeting, quand le décor est en train d'être démonté et que les invités sont en train de se restaurer ou de se reposer.

Ecrit par : Quitterie Delmas | 15 décembre 2006

Bonjour Quitterie,

Si mes textes, quand ils seraient posés sur votre blog en des commentaires à votre sujet, étaient l'occasion de vous réjouir, j'en serais comme guéri de tout le désenchantement que nous vend la politique ces derniers temps à sa boutique. Aussi, je vois très bien les ravages que votre charisme personnel et si naturel ferait à tous vos adversaires, et j'en déduis naturellement que Bayrou sait électivement très-bien s'entourer. Car vous avez une force de conviction qui vous mènera vers une destination sinon vers un destin très fameux. La sagesse, qui voit jusque dans les lopins du coeur, le dirait.

Bien à Vous

Demian West

Ecrit par : Demian West | 15 décembre 2006

Pas mal. Quitterie Delmas a réussi à attirer 4 stars de la blogosphère française sur ce billet quand même : Vinvin, Versac, Chryde et Demian West!

Et concernant ce dernier, je peux vous garantir que ce ne sera pas son dernier commentaire... :-)

Et si je devenais le troll officiel de Demian West...?
;-)

Ecrit par : Carlo Revelli | 15 décembre 2006

Aux Starries,

Je me permets de corriger le compte fait par Carlo Revelli, car cinq stars seraient donc une quinte plus acertaine à l'ensuite de ce billet. Et pour répondre à la cinquième star (qui voudrait un peu devenir la star du cinquième pouvoir) : je ne sais toujours pas ce qu'est un "troll" :)))

J'attends la réponse de Quitterie que je posterai sur les murs de mon hacienda afin qu'un Steve Mac Queen des chasseurs de primes tente un peu de me l'arracher pour voir...

Demian West

Ecrit par : Demian West | 15 décembre 2006

La remarque de Christophe Abric concernant mon commentaire me paraît amère, très amère, étonnamment amère. Je tiens un plan de Paris à sa disposition ; la prochaine fois, il ne passera peut-être pas par Neuilly pour aller de Paris XVe à Boulogne. Ca lui fera gagner du temps.

Sur ses critères du "pitoyable", je le renvoie à son miroir.

Ecrit par : rêveur solitaire | 15 décembre 2006

"Grace au web, adieu la politique politicienne"

Quitterie,

Ce n'est pas si évident que cela.

Certes le web permet, pour ceux/celles qui le souhaitent, creuser ou plutôt choisir l'information plutôt que de la se la faire imposer par les médias traditionnels, presse et tv.

Toutefois, la liberté d'expression sur le web n'est pas systématiquement synonyme de qualité d'information. Tout le monde n'est pas journaliste et la recherche et restitution d'information ne s'improvisent pas. D'un autre coté, la crise de confiance général envers les journaliste, qui sont réguilèrement taxés de partis-pris etc etc suppsoe en effet que le web soit utilisé pour croiser les informations ou encore creuser un sujet.

Bref, le web permet de disposer de davantages de sources d'informations permettant d'affiner son opinion. Au-delà de ca il permet également de réagir en s'exprimant.

C'est à mon sens un moyen "complémentaire" d'information. C'est aussi un univers ou naissent les débats et les polémiques comme celle que tu as déclenché avec le journaliste de LCI...

Là encore LCI n'est pas le seul à avoir couvert médiatiquement l'événement et si personne ne connaître réellement ce qui s'est passé dans la démarche de C ABRIC (et d'ailleurs on s'en tape) l'essentiel étant que chacun soit en mesure d'avoir de disposer de sources d'info différentes et d'y faire le tri.
Je comprends ta hargne mais à mon sens tu te bats poru rien sur ce coup-là. De toute façon ce n'est une surprise pour personne que TF1 roule pour Sarko, maintenant de l'interêt à savori si l'un des journaliste d'une des filiales fonctionne de la même manière...

Personne n'a la monopole de l'info en fait dès lros qu'il es possible de choisir/croiser les sources

Ecrit par : Marc_B | 15 décembre 2006

@ Marc B

C'est bien ce qu'on reproche au matraquage médiatique que nous subissons : ne pas nous laisser la possibilité de choisir/croiser les info dans la presse ni à la télé où règne la "ligne éditoriale unique et uniforme" et Quitterie a parfaitement raison de souligner que le web est le (dernier ?) refuge contre la désinformation et le bourrage de crâne. Mobilisons-nous pour y faire le raffut nécessaire pour que cesse l'intox qui sévit ailleurs.

Ecrit par : rêveur solitaire | 15 décembre 2006

@Quitterie

Difficile parfois de séparer information, analyse, et enthousiasme partisan ? Mais c'est dans la bonne voie, intéressant et raffraichissant. Continues.

Ecrit par : Voltaire | 15 décembre 2006

Rêveur solitaire, tu peux me parler directement je suis là, pas la peine d'user de ton "il" hautain. Le pitoyable faisait référence au "son candidat". Ben oui. Car il est évident que tous les journalistes défendent sans conditions le candidat de leur patron, le chouchou de leur direction, et laissent au vestiaire leurs convictions et les quelques choses que requiert leur métiers pour servir la soupe le plus naïvement possible.
Quitterie, c'est le paradoxe d'internet : aujourd'hui, on exige une information rapide, à jour, la plus chaude possible et en même temps on nous demande du recul. Mais plutôt que voir une correction journalistique apportant des précisions, tu as préféré voir une correction idéologique poussée par les blogs. N'y a t il pas, malgré tout, un prisme déformant ? Tu prends ce qui sert ton propos, quitte à ne pas te poser de questions. Mais je ne t'en veux pas. C'est de bonne guerre.
A tous : j'ai de loin préféré la présence de Bayrou à celle de Sarko. Toujours est-il que ni l'un ni l'autre n'ont dit de choses assez intéressantes ou consistantes sur le web pour qu'on en fasse des papiers. Et mon papier n'était pas un billet sur Sarko, contrairement à ce que certains veulent laisser croire.

Ecrit par : Christophe Abric | 15 décembre 2006

Les blogs sont des instruments partisans pour beaucoup d'entre eux, pourquoi le nier?

S'exprimer, n'est-ce pas "sortir de soi", aller vers autrui, échanger en se confrontant au risque d'adversité?

Les blogs, à l'instar de Libé, Le Monde, L'Huma, le Figaro, la Tribune, Alter Eco et j'en passe, ne posent pas de problèmes majeurs dès lors que l'on en connaît les auteurs. Lire une opinion sur un blog en sachant clairement quelle est l'identité de celui qui la livre ne me dérange en rien (comme le fait Quitterie). En revanche, dès lors que l'opinion est fondue ou non identifiable, cela devient dangereux car tout est possible (insultes, information fallacieuse, etc.) .

Ainsi, le JT de TF1 est pernicieux car le commun des mortels ne sait pas nécessairement que TF1 appartient 0 Bouygues, et chacun ne connaît pas les accointances des grands dirigeant d'entreprises et de partis.

Ecrit par : So | 15 décembre 2006

Pour compléter mon commentaire précédent : voici l'adresse de mon blog :

http://dejademain.hautetfort.com/

Ecrit par : So | 15 décembre 2006

Comme il y a polémique sur le fait de savoir si la "guerre contre le terrorisme" est ou non la 4e guerre mondiale, quel numéro va-t-on donner à l'autre guerre mondiale déclenchée par la blogosphère en ébullition? (histoire de réserver le nom de domaine).

Je parie sur l'assassinat de Demian West par Carlo comme fait déclencheur, qui éclipsera vite dans l'Histoire l'assassinat de François-Ferdinand, et même celui de Loïc par Bayrou (assassinat de Loïc qui entraîna pourtant le suicide de Sarkozy).

Ecrit par : Axel | 15 décembre 2006

@Christophe Abric : Il y a ce que vous avez voulu dire de votre présence au web3 et ce que les lecteurs du site LCI ont pu comprendre. Qitterrie relève un message faux qui est resté en ligne suffisamment longtemps pour induire en erreur les lecteurs du site.

Contrairement aux blogueurs, vous êtes payé pour fournir une information au moins "factuellement" juste, ce qui n'est clairement pas le cas ici. Encore une fois, que vous ayez voulu le faire ne suffit pas, c'est le résultat obtenu qui compte ici et qui est critiqué.

Aller, une petite citation de Bernard Werber issue de l'Encyclopédie du savoir relatif et absolu sur le même sujet.

Entre
* Ce que je pense,
* Ce que je veux dire,
* Ce que je crois dire,
* Ce que je dis,
* Ce que vous avez envie d'entendre,
* Ce que vous croyez entendre,
* Ce que vous entendez,
* Ce que vous avez envie de comprendre,
* Ce que vous comprenez,

Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même...

Ecrit par : CedricA | 15 décembre 2006

Hé bé Quitterie ton analyse fait un carton...

Carlo, si tu embetes Demian West je ressort mon article sur Clémentine Autain et TypePad !
;-)))

Ecrit par : Farid Taha | 16 décembre 2006

Hé bÃ