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18 mai 2007
Construire. Travailler. Fédérer. Partager. Débattre. Proposer. Faire gagner nos idées !
Voici une note que j'avais écrite l'été dernier qui est d'une incroyable actualité ;-).
Je vous remercie pour les innombrables témoignages de sympathie et de soutien qui m'ont beaucoup émue. Différentes phrases me viennent à l'esprit ou vous me les avez soufflées : "Ne cède jamais", "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort". "Perdre une bataille, mais pas perdre la guerre". Une "guerre" saine, décomplexée, desintéressée, portée sur des idées. En ce qui concerne les autres circonscriptions, je comprends certains de vos arguments, mais non, je ne bougerai pas. Je crois qu'il est temps de ne pas tout accepter. De savoir rester à sa place. Respecter une décision, respecter des électeurs. Vous respecter aussi.
Je vis avec passion l'engagement politique. Je continue de me battre à vos côtés. J'aime construire et c'est avec vous que j'ai envie de le faire.
Je vous soumets cette note pour tenter de trouver des pistes à inventer. L'avenir c'est demain matin !
J'aimerai que, de nos rencontres de ces derniers mois, naissent des idées que nous diffusions par la base. S' il y a un avantage à cette douloureuse décision c'est de ne pas être en première ligne pendant ces semaines qui viennent. De prendre un peu de recul, d'analyser les champs d'action que nous souhaitons porter. Quelles seraient les thématiques qui vous passionneraient ?
Nous allons trouver des moyens de continuer physiquement (les apéros) et via internet d'oeuvrer pour améliorer la vie de la Cité et combler notre désir d'engagement comme nous l'entendons sans jamais trahir notre vision de l'intégrité.
Si nous n'essayons pas, qui va le faire ? C'est la vraie question.
Je ne démissionnerai pas de ce combat. Ensemble nous pouvons y arriver ! La France de toutes nos forces, ça voulait dire ça. A nous tous de le transformer dans les faits.
A mercredi 23 !
Des idées de réformes pour renouveller nos politiques
Des réformes institutionnelles pour donner à la France des élus qui ressemblent à ses forces vives
Partons d’un exemple simple : les partis politiques. De l’extérieur, on pourrait croire que c’est une couleur contre l’autre. C’est déjà une perte de temps et d’énergie pour la France incroyable. Pour réaliser les grandes réformes dont la France a besoin, il faudrait que la classe politique cesse sa ridicule obstruction et ses calculs stratégiques qui participe à sa perte de crédibilité.
Il y a plus grave : les guerres internes des partis. On passe plus de temps à jouer des coudes et à s’autodétruire que d’essayer de construire. Finalement, les membres des autres partis politiques représentent un moindre danger face à aux militants de son propre parti. La vie de Jacques Chirac en est un exemple, dans la Tragédie du Président de FOG, l’actuel Président de la République semblait plus ennemi de Balladur et de VGE que de Mitterrand. Regardez le spectacle désolant des éléphants du PS à la veille des Présidentielles, observez François Bayrou rendu inaudible sur le fond de son projet par Gilles de Robien, etc… Ces situations poussées à son paroxysme reflètent une situation à quelque niveau que ce soit dans les partis politiques. Quelle extraordinaire déperdition d’énergie ! Ce phénomène est identique dans les grandes entreprises : les guerres entre les services. C’est certainement humain mais certainement pas acceptable. La compétition qui devrait créer une certaine émulsion, créée de fait une immense paralysie.
Vous avez dit crise de représentativité : c’est vrai, elle est bien réelle. Les Français ne se sentent pas bien représentés par leurs élus. Que ce soit au nom de leurs idées, de leur âge, de leur origine, de leur catégorie socioprofessionnelle. Le 21 avril, le 29 mai, les crises des banlieues et du CPE en sont autant d’exemples terribles. Pour qui voter quand on ne peut pas s’identifier ? La colère et le manque de confiance des français envers leurs élus s’expriment désormais à chaque échéance. Les élections deviennent une vaste loterie, créant un sentiment d’insécurité et empêchant la classe politique de faire les réformes qui s’imposent aux vues du déclin de la France dans tous les domaines.
Le problème de représentation est concentré dans le Parlement, c’est le plus médiatisé et surtout le moins représentatif. Ce phénomène n’opère pas ou peu lorsque l’on parle des Conseils municipaux, régionaux, généraux. Les députés ne représentent pas les Français, ni même leurs électeurs :
- l’âge moyen des parlementaires français est de 56, 5 ans alors qu’il est de 39 ans pour la population française. Plus marquant, la majorité des parlementaires français représentent les générations nées avant 1950. Il n’y a aucun député pour représenter les 0-29 ans qui représentent 37,8 % de la population.
- leur catégorie socioprofessionnelle : des catégories sont surreprésentées : les fonctionnaires (40% contre 11,3% dans la population française), les professions indépendantes (20,6% contre 0, 7%), les enseignants (18, 7% contre 3, 1%).
- leur diversité d’origine, il suffit de regarder les visages de l’hémicycle pour comprendre que l’Assemblée Nationale est homogène et ne représente pas l’ensemble des français issus de l’immigration.
- leur sexe, alors que la population française est composée de 51% de femmes, elles ne sont que 13% à l’Assemblée.
- leur couleur politique, x % de électeurs ne sont pas représentés à l’AN.
De plus, le renouvellement du personnel politique ne se peut se réaliser au regard de la moyenne de l’ancienneté dans les mandats : 19,54 ans, ainsi que du fait du cumul des mandats.
Statistiques tirées de l’Origine sociologique des parlementaires par Bertrand Lemennicier, professeur d’économie à Paris II
L’investiture unique pour les scrutins uninominaux provoque des effets pervers. Dans tous les partis, les militants, notamment les nombreux jeunes ou primo candidats à l’investiture ressentent les mêmes sentiments de solitude et d’injustice. On n’imagine pas à quoi peut ressembler une course à l’investiture dans un parti. C’est un moment d’extrême solitude, plus rien ne compte sauf sa propre personne, plus d’amis, plus d’équipe ou d’affinité qui tienne. C’est à l’encontre d’une recherche d’intérêt général. Celui qui gagnera sera celui qui a le maximum de réseau, celui qui aura les moyens de se payer une campagne, celui dont l’origine, le nom ou le sexe fera des voix ou sera un alibi pour le parti afin de démontrer sa bonne conduite et échapper aux amendes. Rien à voir avec le mérite, les compétences ou la motivation.
Ce qui crée irrémédiablement des ressentiments, des aigris, des écorchés vifs, un grand nombre d’entre eux se détourne de la politique, emportant avec eux des militants impuissants et qui découvrent douloureusement l’envers du décor. La démocratie perd de son sens, surtout en interne. Comment voulez-vous parler de respect de la démocratie alors que dès la vie militante, les décisions sont souvent arbitraires ?
Cela ne risque pas de changer : il n’existe pas de transmission de savoir, de compétences, de savoir vivre, de partage d’expérience entre les élus et les militants. La vie politique est une lutte, contre les autres, surtout les bons, d’ailleurs, mais aussi contre soit même. Contre ses propres perversions, une lutte pour ne pas perdre sa famille, ses amis, sa tête, contre le tourbillon de la vie publique. Pourquoi les élus répètent les mêmes erreurs? Parce qu’une fois qu’on est élu, on ne veut plus partir. En effet, les sacrifices consentis pour y arriver entraînent des conséquences irrémédiables : improbabilité de retrouver un travail si l’on est pas fonctionnaire, la vie privée est très souvent mal en point, la raison d’être est perdue si l’on n’exerce plus. En effet, les mandats vous donnent une vie sociale, une reconnaissance, qui s’effondrent le jour où le mandat s’arrête.
Pourquoi ces sujets sont-ils tabous dans les partis ? Pourquoi personne ne met en garde les jeunes générations ? Pourquoi ne pas essayer de trouver des solutions ? Pourquoi ce processus digne des plus mauvais bizutages où ne survivent que les pires perdure ?
Pourquoi faire d’une motivation tournée vers l’intérêt général à l’origine, le comble de l’ambition personnelle et de l’égocentrisme.
J’ai l’intime conviction que cela peut changer, que les jeunes et les plus âgés pourront un jour arrêter de penser qu’ils représentent un danger les uns pour les autres. Qu’ensemble ils détiennent des compétences, des énergies complémentaires pour construire le projet de la France. Quand les plus âgés détiennent l’indispensable expérience, la connaissance d’aujourd’hui, les plus jeunes ont l’énergie, la fougue, l’idéal vissés aux tripes, l’envie de construire le lendemain et le surlendemain.
Comment construire la France de demain avec des individus qui ont 60 ans aujourd’hui (l’âge de la retraite dans le privé !). Ils ne seront plus là pour subir les conséquences économiques, environnementales, sociales des décisions prises aujourd’hui ? Des individus dont l’objectif premier au regard des faits cités plus haut est de se faire réélire pour ne pas replonger dans l’anonymat ?
Ne pas accepter ce qui semble immuable : plusieurs idées qui sont des remèdes de cheval, pour une situation catastrophique.
Changeons les règles du jeu. Limitons le nombre de mandats dans les temps : un mandat renouvelable une fois maximum pour faire de l’exercice du pouvoir une étape de vie au service de la cité. Adoptons le strict non-cumul des mandats pour permettre au plus grand nombre d’exercer, mais aussi un temps plein consacré à un seul mandat, sans conflit d’intérêt. Incluons une dose de proportionnelle pour permettre à toutes les idées d’être débattues et cesser la victimisation des extrêmes et le privilège qui leur est accordé d’avoir une large tribune médiatique sans jamais proposer des idées crédibles et réalistes rencontrant la sanction du vote dans l’hémicycle.
Prenons en compte le vote blanc, il permettrait aux citoyens de montrer qu’ils ne peuvent pas s’identifier et provoquer ainsi une prise de conscience chez les politiques au lieu de faire monter les extrêmes.
Autre idée pour faire face à la guerre des générations : établissons un partenariat entre les âges face au suffrage lors des législatives. Autant les autres points ci-dessus ont été déjà largement expliqués et recueillent déjà un grand nombre de soutien de nombreux Français, autant ce dernier point mérite quelques explications.
Divisons par deux le nombre de circonscriptions législatives. Établissons un scrutin binominal. Avec pour seule obligation pour ces duos d’avoir un candidat ayant moins de 40 ans, et un au-dessus, de sexe différent. Idem pour leurs suppléants, à l’inverse.
La campagne se mènerait ensemble, créerait un sentiment d’équipe, reflèterait mieux les aspirations des électeurs qui pourraient s’identifier à l’un des 4 candidats confronterait plusieurs visions complémentaires, plusieurs sensibilités, … Il ne serait plus question d’affrontement entre président de fédération, par exemple, et jeunes ou nouveaux arrivés de la société civile. Cela offrirait de nombreuses options afin de permettre à tous d’être représentés, hommes, femmes, issus de la société civile et du privé, jeunes et moins jeunes, origine diverses, etc…
Une fois élus, ces binômes auraient l’obligation d’être dans les commissions différentes. Pour travailler sur des lois répondant à l’attente d’un maximum de leurs électeurs.
Ensuite à l’Assemblée, pourrait avoir enfin un débat intéressant non seulement sur les orientations politiques partisanes, mais aussi sur une vision d’avenir.
Pour commencer leur mandat, les élus auraient un mois de formation sur le fonctionnement de l’Assemblée, comment rédiger des lois, une mise à niveau pour tous les élus. En effet nos parlementaires sont livrés à eux même dans l’exercice d’un mandat qui ne s’improvise pas !
De plus, à la fin du mandat serait mise en place une période de transition et de retour à l’emploi avec des aides et des formations pour permettre aux anciens élus de se réadapter aux avancées de leur profession.
Ce temps de formation et d’aide au retour à l’emploi serait d’ailleurs nécessaire à tous les élus, quelqu’ils soient.
Si nous ne faisons rien, le renouvellement du personnel politique n’aura pas lieu et la crise que nous connaissons aujourd’hui créera les conditions d’une situation insurrectionnelle dont nous avons parfois les quelques frémissements.
La classe politique d’aujourd’hui ne le souhaite pas vraiment, car ils reproduisent ce qu’ils ont vécu et protègent un système qui les fait princes de la République.
Ce mode de scrutin pourrait apporter de nombreuses combinaisons pour faire accéder ces personnes à l’exercice de responsabilités civiques.
Ceci n’est qu’un rêve, mais si seulement il devenait réalité…
La vie politique n’en deviendrait que plus accessible, plus passionnante, plus complète pour les « spectateurs décideurs électeurs», et une expérience de vie extraordinaire pour les citoyens s’engageant pour un temps donné au service du pays.
A l’instar de notre ancien service militaire, et de notre futur service civil tant espéré, ce temps civique déterminé contribuerait à la prise de responsabilité, de conscience citoyenne, de lien par un brassage social pour construire un projet ENSEMBLE.
La guerre générationnelle qui pointe son nez serait une terrible erreur, nous en sommes tous conscients. Unissons nos talents et nos qualités. Par ce type de réforme, notre Parlement serait ainsi à l’image des multiples forces vives qui compose notre belle société française et reconstruirait le lien de confiance aujourd’hui brisé entre les Français et leurs représentants.
Ce rêve pourrait devenir une réalité si nous en décidons ainsi.
Commentaires
Chère Quitterie Delmas, voici quelques thèmes en vrac et très divers (liste non exhaustive) :
- pouvoir d'achat : comment accepter de tels écarts de revenus ?
- être Français aujourd'hui : ce thème doit être abordé, il faut affirmer nos valeurs, sur ce sujet, face à celles de l'extrême-droite et au "sarkozysme"
- comment le MoDEM peut-il se structurer, se développer et devenir une alternative à l'UMP ou au PS ?
A mercredi, si je peux.
Luis
Ecrit par : Luis | 18 mai 2007
J'avais oublié ce texte. Il résonne si fort aujourd'hui.
- l'intégrité
- les énergies renouvelables
- la misère
Il y en aurait tant d'autres.
À mercredi si j'y suis utile.
Ecrit par : Hervé Torchet | 18 mai 2007
tu as raison de mettre une nouvelle note en ligne même une ancienne... cela permet de changer de sujet même si la déception est immense... et l'amertume aussi grande.
Ecrit par : mry | 18 mai 2007
heureux de te retrouver Quitterie ;-)
Un thème m'intéresse plus spécialement :
- La France dans le monde, rêve et réalité.
Ecrit par : Julien | 18 mai 2007
J'admets qu'à la suite de ce que je vais écrire on pense "vieux con" ou "rentre à la maison, ancien combattant". Je ne veux surtout pas donner de leçon mais la vie politique c'est aussi
avaler des couleuvres (on a dit collectivement "blanc" mais le chef fait "noir"),
être obligé d'admettre que d'avoir raison top tôt est un défaut. (a ce propos voir Al Gore, il y a dix ans son discours était inaudible et tout d'un coup il devient le porte-parole reconnu de la planete)
admettre qu' une fois élu, , il faudra affronter d'autres forces (les experts et l'administration)pour faire avancer ses propres idées
Quitterie, vous avez été mise en minorité je comprends votre immense déception teintée du entiment d'injustice (de fait inconsolable). Mais cela doit forger votre expérience, la politique est un monde qui tend à être cynique, il ne faut pas l'oublier.
MAIS VOUS, NOUS, DEVONS CONTINUER LE COMBAT POUR UN PROJET (car nous aimons le bien commun) et ce n'est pas grave si au final ce n'est pas vous ou nous qui le mettons en oeuvre. Et même, il faut l'avouer être élu c'est parfois emmerdant et il y a du masochisme derrière: se lever le dimanche pour couper un ruban d'une course de vélo, être alpaguer par des citoyens pour faire embaucher le fils de la fille.....
http://doleances.over-blog.com/article-1120841.html
Ecrit par : citoyen lambda | 18 mai 2007
@ mry
Lisez donc la "note ancienne" et vous ne la trouverez pas si ancienne que ça.
Ecrit par : prolégomène | 18 mai 2007
Bravo, belle réaction, très pro, très classe, très propre, bel avenir en politique !
Je vais tâcher de me libérer le 23 pour vous rencontrer et mettre des noms sur des pseudonymes.
Bon vent !
Ecrit par : Seb W | 18 mai 2007
Je tenterais de venir le 23.
Ecrit par : Jérôme | 18 mai 2007
@ citoyen lambda
Merci pour votre note sur la résistance au pétainisme.
Ecrit par : un démocrate | 18 mai 2007
Bravo (et merci) pour ce retour Quitterie!
Il faut continuer à réfléchir en effet. Je relance l'idée proposée par plusieurs d'entre nous hier soir: un véritable think tank (où laboratoire d'idée pour rester français) "Les jeunes libres" dans une forme "structurée" (apéro et web de façon régulière). Le fruit de nos réflexions, nous le ferions remonter au "sommet" du MoDem.
Parlons-en tous ensemble mercredi soir!
A mercredi
Nicolas
Ecrit par : Nicolas Vinci | 18 mai 2007
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts." (F. Nietzsche)
C'est une des devises de mon blog... ;-)
Les sujets qui me tiennent particulièrement à coeur sont :
- la Culture
- l'Education
- la Réforme des Institutions
- la Recherche
Quelques grandes questions politiques, en vrac :
- Essence de la vie en société
- Contrat social
- Souveraineté de l'Etat
- Economie de marché
- Pauvreté et exclusion sociale
- Etat-providence
- Humanisme
- Diversité culturelle
- Nation
- Racisme et anti-racisme
- Citoyenneté et immigration
- Tolérance
- Valeurs
- Ethique, bioéthique
- etc.
Cordialement, :-)
Hyarion, citoyen démocrate anarcho-monarchiste, résolument anti-sarkozyste.
Ecrit par : Hyarion | 18 mai 2007
""Les jeunes libres" dans une forme "structurée" (apéro et web de façon régulière). Le fruit de nos réflexions, nous le ferions remonter au "sommet" du MoDem."
Il faudrait que ça dépasse le cadre du MoDem, et ne s'inscrive pas dans le service d'un seul parti.
On voit ce qu'il en coûte de mettre tous ses oeufs dans le même panier : on reste tributaire de la décision d'un seul chef, et tout un travail de plusieurs années peut être anéanti sur décision de ce seul chef.
Quitterie ferait bien, en plus de son travail militant, de renforcer ses forces propres, ses réseaux, et son implantation dans la société civile.
Au final, elle ne pourra compter, dans la vie, que sur ses réseaux personnels, et pas sur ses réseaux militants dépendants des structures partisanes.
Si le groupe que réunit Quitterie s'inscrit au service direct du MoDem, elle perdra beaucoup de monde :
- ceux des autres partis, qui sont en concurrence partisane (sans être hostiles à Quitterie : on le voit avec mry)
- ceux qui n'aiment pas les partis
- ceux qui n'accepteront jamais de servir le MoDem après ce qu'il vient de faire, la démonstration de ses petits calculs politiciens peu ragoutants.
Il y a des gens qui n'accepteront plus jamais de servir en quoi que ce soit François Bayrou, mais qui pourraient se retrouver dans une structure dirigée par Quitterie, si cette structure n'est pas au service direct et exclusif de Bayrou.
Ecrit par : Axel | 18 mai 2007
@axel: je ne parle pas d'un think tank au service exclusif de François Bayrou. Bien sûr, je me place, pour ma part (et cela n'engage que moi), dans une optique de loyauté envers François Bayrou tant qu'il défendra les valeurs et idéaux que je juge bons. Cependant, si nous ne voulons pas que le MoDem devienne un appareil ayant pour seul programme "Bayrou 2012", c'est justement à nous de nous mobiliser pour en faire un vrai parti, avec de la réflexion.
Concernant les liens avec nos amis des autres partis, il est vrai que nous pouvons les associer et que, dans ce cas, il faut réfléchir à autre chose pour que chacun se sente à sa place.
Mais l'idée du "labo d'idées Jeunes Libres" que j'évoquais plus haut, c'était justement de donner une certaine audience et une vraie force de persuasion à la base du MoDem.
Le débat est ouvert!
Ecrit par : Nicolas Vinci | 18 mai 2007
@ Axel :
La naissance d'un courant, donc ? On recrée le PS, c'est ça ? Précise ta pensée, si tu veux bien. Personnellement, j'ai tendance à me méfier des courants. Mais bon, pourquoi pas ?
Luis
Ecrit par : Luis | 18 mai 2007
Un club ou un cercle de réflexion, dans les cafés et sur Internet, qui serait autre chose que "Giscardisme et Modernité" ? Je suis preneur... ;-)
Cordialement, :-)
Hyarion, citoyen démocrate anarcho-monarchiste, résolument anti-sarkozyste.
Ecrit par : Hyarion | 18 mai 2007
Sur le cadre, c'est à Quitterie de le fixer si elle le juge pertinent. Perso, je suivrai son choix.
Ecrit par : Hervé Torchet | 18 mai 2007
@Hyarion: Excellent! "Giscardisme"? Qui c'est, ce Giscard??? On le connaît?
Et maintenant, la seconde de l'historien: les cafés ont joué un rôle très important dans la diffusion des idées de la Révolution Française, dans les grandes villes. (Mon prof d'histoire de la Révolution m'a répété cela tout au long du premier semestre). Voilà qui devrait nous donner quelques idées...
Ecrit par : Nicolas Vinci | 18 mai 2007
@hervé torchet: d'accord avec vous. Néanmoins, cela ne doit pas nous empêcher de lui donner quelques idées, toujours dans le cadre d'un débat démocratique ... et participatif (Ben oui, Quitterie a fait un choix Royal au second tour, alors on peut se le permettre!)
Ecrit par : Nicolas Vinci | 18 mai 2007
Bravo Quitterie,
Nous verrons mercredi, même si je vous rejoindrai tardivement, comment ce débats d'idée peut aboutir et être utile, puisqu'apparemement il y a déjà des divergences sur la finalité de ces échanges. Ah, vraiment que c'est difficile la politique, ou plutôt la nature humaine ;-)
Michel.
Ecrit par : Michel Hinard | 18 mai 2007
@Michel Hinard: heureusement que nous ne sommes pas tous d'accord sur tout! Sinon, le consensus perdrait de son charme! Il est tellement passionnant de débattre et d'échanger pour y arriver!
Ecrit par : Nicolas Vinci | 18 mai 2007
@ quitterie
Bravo pour ta note. c'est une belle preuve de courage. En plus, je rajouterais, que l'avenir est devant toi...vivement mercredi pour ecouter et debattre, et se dire qu'il y a beaucoup de choses a construire tous ensemble. A mercredi soir. bises.
thomas
Ecrit par : Thomas Maubert | 18 mai 2007
"La naissance d'un courant, donc ?"
Je rêve plus ça comme un pont vers la diversité de la société civile, que comme un courant interne du Modem.
Après tout, Quitterie s'occupait des relations avec la blogosphère, c'est-à-dire des tas de blogs qui n'étaient pas uniquement des blogs démocrates.
Elle peut avoir un rôle de chef de réseau entretenant des relations avec toutes les sensibilités politiques, sans que ce soit uniquement pour discuter de la tambouille interne du Modem.
Il suffit de voir son blog, ses commentateurs : mry est sarkozyste, d'autres sont PS... On ne peut pas réunir tous ces gens dans une structure Modem. On peut les réunir dans un réseau plus large, que Quitterie animerait.
Ecrit par : Axel | 18 mai 2007
Bon courage pour la suite en espérant un peu plus de transparence au MoDem pour les mois et années à venir.
Pour ce qui est des thématiques éventuellement intéressantes à aborder par les temps (relativement conservateurs) qui courent, ma modeste contribution :
le libéralisme :
- sa connotation négative dans la société française : conséquence historique ou réalité atemporelle
- interchangeabilité des termes "libéralisme" et "capitalisme" : à qui profite la confusion ?
- peut-on être à la fois "social" et "libéral" ? si oui, comment cela se concrétise-t-il ?
- une certaine acceptation du libéralisme peut-elle aider les français à comprendre le monde et à y trouver leur place ?
- ...
Ecrit par : Oaz | 19 mai 2007
@Tous : vous m'epatez..votre envie de debattre votre enthousiasme votre pugnacite...la france va se relever avec des gens comme vous ;-)))
@Quitterie : Quel sante Quel rebond Quelle classe....une femme determinee et courageuse et une equipe formidable...ca ne peut que donner des resultats positifs!
Ecrit par : virginie | 19 mai 2007
@Nicolas Vinci,
Etant, pour ma part, titulaire d'un Master d'histoire, c'est effectivement à la Révolution Française que je pensais en employant notamment les mots "club" et "café"... ;-)
Alors comme ça, tu ne connais pas Giscard ? Dans ce cas, tu as bien mérité cette vidéo de rattrapage :
http://www.youtube.com/watch?v=liUoCMmAvWw
Héhé, j'en ris encore... :o)
"Faire les choses sérieusement, sans se prendre au sérieux" : c'est une autre de mes devises... ;-)
A bientôt, peut-être pour un apéro au mois de juin...
Cordialement, :-)
Hyarion, citoyen démocrate anarcho-monarchiste, résolument anti-sarkozyste.
Ecrit par : Hyarion | 19 mai 2007
À propos de cet article : Très bonne analyse, avec des idées intéressantes qui méritent discussion et approfondissement.
À propos de la question posée : Ce qui me tient à cœur : l'Europe, l'Environnement, la Solidarité, la réforme des Institutions.
À propos du laboratoire d'idées : Peut-être plutôt "une simple association de militants désireux de se serrer les coudes pour faire avancer une certaine idée de la politique", comme je le proposais hier sur mon blog ? Ce qui ne nous empêche bien sûr nullement de parler de nos idées, mais un "think tank" vise à faire acte de proposition, et le faire au sein d'une structure risquerait de le transformer de facto en un courant.
Ecrit par : KPM | 19 mai 2007
Fédérer et relier, partager pour faire émerger, construire pour s'élever dans une aventure qui nous dépasse...
Quitterie, content que tu sois revenue avec une volonté constructive, cela calme un certain nombre de contributeurs au blog ... Nous voilà revenus dans le chemin d'une dynamique politique (enfin ;-).
Un constat, compte tenu de l'éparpillement et de la richesse du réseau des Jeunes Libres et du MoDem, et de la problématique globale à traiter pour être une force de propositions crédible, il va falloir mettre en oeuvre un gestion systémique du think-tank. Cela ne passe pas par une action programmée, mais par une action mue par objectifs.
Les thématiques doivent se rapporter à l'essentiel. Sans vouloir être exhaustif :
- changement institutionnel, et usage bénéfique des niches et des failles du système politique en attendant
- mondialisation, europe, et subsidiarité
- environnement, prévention et adaptation au changement climatique
- solidarité active, responsabilisation, individualisation et renouveau civilisationnel
- citoyenneté, communication, implication du local au global
- dépassement des conflits générationnnels, sociaux et ethniques
- apprendre à apprendre, ...
Il ne faudra pas tout inventer, mais relier de façon nouvelle et dynamique, la somme de savoirs, d'engagements et d'énergie, répartie dans l'ensemble du réseau du MoDem.
Confronter dans mon quotidien à l'inertie décisionnelle du monde politique (local, départemental, régional, national), à une complexité que beaucoup d'acteurs/agents publics ne savent pas traîter, je souhaite un think-tak démultiplicateur qui permettra de dépasser des barrières. Et pourtant, partout, tous les jours, des solutions émergent, des tendances se dessinent... Ne plus perdre d'énergie dans des combats futils, la concentrer en un potentiel de créativité.
Il n'en tient quà nous,
Salutations,
Héloïm Sinclair
Ecrit par : Héloïm Sinclair | 19 mai 2007
Jolie note. Je te souhaite bon courage en espérant qu'à l'avenir, il y ait plus de transparence dans les institutions du MoDem.
Sinon pour l'idée des "Jeunes libres", je trouve l'idée de cercle de réflexion non partisan bien plus séduisante que celle d'un courant (qui comporte obligatoirement des frontières). En effet, des divergences de points de vue naît le débat, du débat la démocratie, de la démocratie... bref, on s'est compris.
Sinon pour les thématiques, les trois premières proposées par Héloïm Sinclair sont très interessantes.
Ecrit par : M.w.a | 19 mai 2007
Bon Quitterie, si auparavant, je ne savais pas pourquoi ton parcours et tes mots me parlaient, maintenant je sais pourquoi !
"Je ne démissionnerai pas de ce combat. Ensemble nous pouvons y arriver ! La France de toutes nos forces, ça voulait dire ça. A nous tous de le transformer dans les faits."
Je serai de ceux et celles qui veulent que nous mettions en pratique nos belles paroles très vite ! la France de toutes nos forces !
Ecrit par : MIP | 19 mai 2007
Complètement sur la ligne "Vinci", je suis pour une sorte de think tank mais qui aurait des moyens de pression...
Ecrit par : MIP | 19 mai 2007
@ Nicolas V
Je me situais dans le débat interne/transversal. J'ai l'impression que ça débute sur un mode empirique, c'est de bonne méthode.
Ecrit par : Hervé Torchet | 19 mai 2007
Quitterie
Tout d'abord je tiens à te dire toute ma considération. Il ne faut pas en effet te laisser décourager. Vois tu, malheureusement, et j'en ai fait l'expérience lors de mes années de militantisme les partis sont souvent des appareils d'état major. Il fût un temps ou les militants choisisssait leurs investiture locales. Cela s'est perdu, et montre a quel point la vie politique s'éloigne du terrain. Ceci dit, Force Démocrate n'est pas encore constitué et les militants ne pouvait pas en un temps si court investir leurs candidats, c'est pourquoi je peux comprendre la méthode choisie par MD pour cette éléctions.
Néammoins, j'espére qu'à l'avenir, les militants de MD sauront imposer un mode de fonctionnement démocratique et surtout proche du terrain et des électeurs.
Pour les thêmes de construction: Il me semble qu'il n'y a qu'un suel grand thême valable:
Comment réinventer un vivre ensemble durable sur une planéte précaire ?
Il y a du pain sur la planche.
Ecrit par : prevalli | 19 mai 2007
Autre thème :
La communication politique et son utilisation : y a-t-il des limites ou peut-on tout se permettre pour arriver à ses fins : manipulations, montage d'affaires, décrédibilisation, asservissement, sacrifices imposés, utilisation de la servilité des collaborateurs pour imposer de se salir les mains, corruption. Est-ce une forme de service de la nation ou une camisole psychologique ?
Je ne donnerai pas d'exemples, sujets à polémique et débats faussés, je préfère en discuter de manière pragmatique, certains évènements ou pratiques ne manquant pas de devenir des évidences au fil des discussions.
Ecrit par : Seb W | 19 mai 2007
RESISTER à LE PEN LIGHT et à son ministère de l Immigration et de l Identité Nationale, c' est bien.
Nous OPPOSER aux débauchés de MORIN, KOUCHNER qui vont servir cette politique nationaliste, c est nécessaire.
L EUROPE EST ANTI-NATIONALISTE.
Ecrit par : unionsbuerger | 19 mai 2007
Je pense aussi que les travaux d'Anticor http://anticor.wordpress.com/ peuvent être une bonne base de réflexion pour les militants, les nouvelles générations politiques afin de lutter contre la corruption et d'adopter des pratiques "nobles" (anti cumul et +) revenant véritablement au service de la cité, des citoyens...et délaissant le carrierisme, les opportunismes.
Il me semble que Quitterie fait déjà partie d'Anticor, une assos où des partis les plus divers sont représentés...
Ecrit par : Marsipulami | 19 mai 2007
Chère Quitterie,
conversations au téléphone, réflexions, critiques, échanges etc....
Pas investie ... moi non plus ....
Peu m'importe, un peu tôt avec mes 3 enfants (6ans 4ans et 2 ans) encore besoin de moi à plein temps ...
Faire du neuf en Politique n'est pas effacer l'ancien, juste construire dessus.
La seule discussion qui vaille : la réforme de l'assemblée sans cela tout le reste devient quasi impossible mais avec cela la Politique retrouve du sens et surtout le travail peut enfin commencer avec le tiers Etat.
Du reste c'est le cheval de bataille auquel il faut se rallier si le panache est blanc.
Mon travail actuel (en plus de mon job à plein temps) aider deux investies à gagner, là où cela est difficile, mais possible. Pour elles je me lève tôt le matin....Ecrire encore et encore. fatigue souvent ...
Je te propose de participer à ton groupe de réfexion d'ici, de l'Aude. Je ne crois pas à un machin des jeunes, cela va dans la continuité de la fracture générationelle (cf Louis Chauvel), je crois à un mouvement sans aucune discrimination (de sexe, d'âge, d'origine, de confession, de tendance sexuelle). Pourquoi la différence fait la richesse d'âme, cad, la Démocratie.
La seule chose qui vaille : une personne une voix (dans tous les sens du terme), chaque citoyen(ne) a le droit d'être représenté(e). L'Assemblée doit être le lieu du Pouvoir. De contrôle, de proposition etc...
Plus perso .... Le chemin est long, tu commences, moi aussi tu es jeune moi moins (43 ans)!! Peu importe. Un Mouvement réussi est celui des gens de bonne volonté, cela a de la gueule, et c'est la représentativité qui fait force et qui Parle.
Bien à Toi
Didier MEYNARD
Participant à la Résistance
Ecrit par : Didier Meynard | 19 mai 2007
La réhabilitation de l'assemblée, serait la réhabilitation de la grande invention des lumiéres. L'assemblée est l'expression la plus démocratique du débat politique. Je suis d'accord avec Didier. De nos jours en France le parlement n'existe plus.
Il y a un vote tous les 5 ans pour un homme ou une femme avec tous les pouvoirs.
Imaginez President (UMP) Gouvernement (UMP) Senat (UMP) Conseil Const (UMP) et enfin AN (+66 % députés UMP).
Ce qui veut dire en somme que tout seul ils peuvent changer la constitution et en valider l'application ? Ou sont les contres pouvoirs nationaux ? Un sytéme majoritaire poussé à ce point c'est la dictature de la majorité et non comme toute vrai démocratie le respect des minorités.
Il est impensable pour tout démocrate d'imaginer pouvoir laisser plus des deux tiers de la chambre (AN+Senat) à un seul parti.
Ecrit par : prevalli | 19 mai 2007
Bonjour,
Venant de lire votre texte très lucide concernant les paradoxes de l'action politique et ayant personnellement pris part, pour une pour une première fois à la campagne de FB.
Pré-adhérent au MD ...
Je suis aujourd'hui témoin de ce vous décrivez si bien dans ce texte ... :
Que ce soit dans les circonscriptions de mon départenement ou d'autres régions de France où j'ai vécu un moment de ma vie, ou encore la vôtre ... J'avoue ne pas bien voir, dans bien des cas, la conhérence ...
Est-on en train de re-construire quelque chose ? Peut-on reconstruire en faisant le sacrifice de la clartée ?? Dans re-construire il y a on refait "la même chose" avec d'autres ...
Pour moi les choses sont suffisamment Troubles pour que je sois à nouveau en réflexion sur le devenir de ces partis et ces façons de gouverner ... Votre texte me démontre que cela est très certainement inévitable et ce que j'observe ne me convient pas ... vos propositions me semblent excellente mais comment les faire prendre en compte, comment faire le pression saine ?
J'en suis à imaginer un mouvement qui serait du type "QUE CHOISIR ?", nous avons en-effet depuis quelques années ce magazine qui permets sur bien des choses de notre vie quotidienne la possibilité d'évaluer et nous tenir informé sur les qualités vraies des produits proposer en rayon ... et pour le choix de nos hommes et partis politiques qui definissent l'ensemble de notre vie : RIEN !
En tant que Citoyen afféré que nous sommes ne serait-il pas judicieux d'avoir quelque part un mouvement de réflexion qui aurait pour but














