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04 mars 2007
Hors du temps de la campagne j'aimerai partager avec vous quelques réflexions sur l'engagement politique
Si ce blog est une partie de moi, il doit alors vous faire partager mes joies, mes espérances, mes plus belles rencontres, mais aussi certaines souffrances dans un vrai monde de brutes ;-). Ce blog n'est pas un outil de communication pour vendre plus blanc que blanc. Il est un fidèle témoin de ce que cela veut dire militer, s'engager pour des idées.
En plus de tout ce qui peut être merveilleux : le terrain, l'apprentissage auprès d'élus, les rencontres humaines, le fait de construire un projet à plusieurs comme en témoignent les notes de ce blog, militer s'est aussi s'exposer. S'exposer personnellement, s'exposer aux jugements perpetuels, s'exposer à la critique (tant mieux), prendre le risque de se construire avec d'autres.
Il doit y avoir un pendant à l'émotion que peut procurer certains moments de la vie militante, une certaine adrénaline, des étoiles dans les yeux de croire qu'on va construire le monde de demain, un combat noble, pour des idées. Le système politique actuel est ainsi fait qu'il place ses acteurs les uns contre les autres. La compétition à outrance, les listes, les investitures, le grenouillage. La vision politique de François Bayrou va pour la première fois nous offrir l'occasion d'aborder cette vie politique comme le rassemblement des énergies et non pas comme une guerre fratricide. Pour cela, je lui en serai éternellement reconnaissante. Terminé le délit de sale gueule ou d'étiquette politique, voilà l'ère du pragmatisme et de l'affrontement objectif : ouf !
Des exemples : les marchés de cette semaine. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu cela : l'agressivité des équipes militantes des autres partis. Les discussions tournaient vite court puisque totalement irrationnelles. Impossible d'argumenter, de discuter du fond, de calmer le jeu. Alors dans ce cas, il n'y a qu'à sourire, respecter la souffrance réelle je pense de ces militants qui ne comprennent pas ce qu'il se passe et pour qui, la remise en cause des cadres qu'ils ont toujours connus, est terrible. Quand on pense que nous sommes tous sur les marchés qu'il pleuve ou qu'il vente pour se battre pour nos idées. Le combat, oui, pour des idées !
Et puis il y a aussi parfois les critiques internes dans les partis. Je ne suis évidemment pas exempte de cela, et personne ne l'est. C'est la vie. C'est aussi le pendant à tous les témoignages qui me vont droit au coeur chaque jour. C'est la contre partie des marches de l'escalier qu'on gravit chaque jour.
Voilà, mon conseil, si vous voulez faire de la politique, il faut s'accrocher, se faire confiance, faire toujours de son mieux, rester en accord avec ses propres principes. Et ne jamais perdre sa sensibilité. Il ne sert à rien de se blinder. Dans les critiques des uns et des autres, c'est une souffrance personnelle qui parle. Longtemps les hommes politiques ont voulu faire croire qu'ils étaient des surhommes. C'était la loi du plus fort, de celui qui avait le plus d'influence, qui inspirait le plus de peur, et pourtant je crois que ce temps est révolu.
Aujourd'hui la sincérité paye, la quête d'un avenir meilleur, même la joie de vivre paie. Plus besoin de se la jouer machiavélique, fin stratège. Juste essayer d'avancer ensemble, de s'écouter, de partager, de prendre d'assaut les montagnes de l'immobilisme. Juste croire que chacun de nous est essentiel pour reconquérir l'espoir d'un monde meilleur, plus juste, plus pacifié, plus sain.
Ce n'est pas en nous divisant que nous y arriverons. C'est en mettant bout à bout nos forces, en nous soutenant, en étant libre de choisir avec qui et comment nous y arriverons. Nous ne pensons évidemment tous pareils, nous ne serons jamais vraiment d'accord. En revanche, respectons le chemin des autres, construisons le notre.
L'aventure politique c'est le pire comme le meilleur. A nous de décider si ce sera l'un ou l'autre. N'oublions pas que cet engagement est pour construire une vie meilleure. Que si nous les créeons dans les conditions de l'enfer, de la frustration, dans la jalousie, dans la peur de l'autre, nous construirons l'enfer. Si nous accueillons chacun, si nous favorisons l'émergence de ce que chacun a de meilleur au fond de lui, alors ce sera gagné.
Je crois que c'est la condition préalable à notre engagement. Cette élection présidentielle nous offre l'occasion de redessiner notre paysage politique. Selon moi, une chance à ne pas manquer pour renouveler les futurs élus et leurs pratiques. En effet, la remise en cause des deux plus gros partis, avec un UMP qui se demande bien pourquoi elle a été créée et un PS au bord de l'implosion pour ne pas avoir su se moderniser, sans oublier l'UDF obligée d'évoluer et de s'ouvrir, voilà la plus belle chance pour nous, jeunes engagés. Ces partis auront besoin de nos forces pour se redéfinir et se reconstruire. C'est le moment où jamais d'imposer nos conditions. Cela passe par le non cumul des mandats, même en interne, une réécriture des statuts, une redéfinition des rôles des partis : laboratoires à idées ou écuries électorales ? Militants gogo ou participants à l'élaboration d'un projet de société ? L'accueil des femmes pour qui les réunions sont mal foutues ? Liens entre les projets de lois et amendements des parlementaires et travail militant ?.... Posons-nous toutes ces questions.
21:10 | Lien permanent | Commentaires (41)
02 mars 2007
Des Jeunes Libres dans la presse en ligne today ! ;-)
Deux petits articles sur les jeunes libres ce matin !
Le premier article est sur Elle.fr: Dans le best of des blogs
Super sympa l'article de Elle où l'on retrouve d'autres bloggeurs politiques : la super dynamique Laurence Thurion, les étudiants socialistes de Sciences Po, Adrien des Verts et Franck du PC ! Et les observateurs : maître Eolas, Netpolitique, Fluctuat, Agoravox....
Le blog de Quitterie, militante UDF
Portrait. A 28 ans, Quitterie est attachée parlementaire et mère de deux enfants. En quelques semaines, elle est devenue une habituée des plateaux TV pour défendre son candidat et commenter ses prestations.
Elle soutient François Bayrou car « il est le seul à proposer le rassemblement de toutes les forces vives, des femmes et des hommes sur leurs compétences plutôt que sur leurs étiquettes partisanes ».
Décryptage. Ce blog est à l’image de son auteur : dynamique et engagée. Vous y trouverez des vidéos de Quitterie, des billets d’humeur et d’humour, des critiques d’articles de presse… Le tout sur un site agréable à lire.
Le plus. Les nombreux rendez-vous " transpartisans ou apolitiques" auxquels Quitterie vous incite à participer… dans la vie réelle cette fois.
Le Monde.fr : l'article a été réalisé lors de la République des blog très conviviale et festive (ça fait du bien !! ) d'avant hier. J'y redis une nouvelle fois l'importance d'internet pour les jeunes engagés qui peuvent vivre et émerger dans un milieu hostile au renouveau quand on voit la moyenne d'âge des députés et des sénateurs ;-) !
Merci aux journalistes de suivre attentivement cette révolution culturelle notamment pour notre génération et de donner la parole aux citoyens internautes ! Ce que nous vivons est tellement loin de la campagne nauséabonde qui se trame, continuons à porter notre espoir dans une ère politique nouvelle ! Avec des mouvements nouveaux... tiens, avez vu la déclaration de François Bayrou du 2 mars 2007, AFP ? "François Bayrou créerait "un grand parti démocrate" s'il était élu... "pour porter ce nouvel espoir et cette grande responsabilité, l'UDF dans sa forme actuelle ne suffira pas. Il faudra un grand parti démocrate pour la France."
On y va ? !!!!
13:45 Publié dans Petite revue de presse | Lien permanent | Commentaires (48)
01 mars 2007
Internet futur vainqueur de la campagne ? Non, pour moi ce sont les internautes qui sont les grands gagnants !
Comme prévu et en présence de beaucoup d'entre vous s'est tenu le débat organisé par la Fondapol qui nous fournira d'ici quelques jours une synthèse de la discussion. Merci de vos encouragements, de vos sourires et de votre écoute.
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Ce que je retiens de ce débat est qu'il en mériterait beaucoup d'autres, et peut être que c'est moins urgent de savoir quel effet aura le net sur cette campagne présidentielle (aspect assez nombriliste, surtout pour ceux qui en bénéficient, comme moi d'ailleurs) que de défendre cet espace de liberté naissant en organisant des confrontations sur les conséquences du rapport Tessier, projet de loi prévention de la délinquance, projet de décret prévoyant la création d'une commission de déontologie sur le net), ainsi que sur le vote électronique.
En ce qui concerne le vote électronique, je suis absolument contre. J'ai appris avec stupeur sur Agoravox que plusieurs centaines de millers de citoyens allaient voter aux élections présidentielles via des machines. Je ne peux pas croire que toutes ces décisions aient été prises dans le plus grand silence.
Aucune des raisons évoquées (gagner du temps de dépouillement, accessibilité pour les handicapés, faire des économies) ne justifie pour moi, un tel risque. J'aime la technologie, j'aime de quelle manière internet, par exemple, permet de réssuciter notre débat démocratique et notre passion du débat public. En revanche, je ne supporte pas l'idée d'un système de vote électronique créé par quelqu'un qui est prestataire d'un donneur d'ordre, lui même interessé par les résultats, sans le regard dans la machine d'assesseurs citoyens comme autour d'une urne.
Je ne m'étendrai pas sur le sujet, que je m'engage, en revanche, à combattre. Mais avant de mener ce combat, je serai très heureuse de connaître votre point de vue.
Plus d'informations sur :
Article de Carlo Revelli sur Agoravox
J'en profite pour vous convier à la journée des rédacteurs d'Agoravox le 24 mars 2007 prochain où j'ai le grand plaisir d'intervenir à une des tables rondes. Il me semble que cette journée sera l'occasion de reparler de tout cela et je compte sur vous pour venir contribuer à ce grand débat.
11:10 | Lien permanent | Commentaires (42)
27 février 2007
François Bayrou sur TF1 : la stature d'un Homme d'état
Trop heureuse ce matin après cette émission qui n'a rien eu à voir avec les autres. Ma première surprise fut la qualité des échanges. Rien à voir avec les précédentes émissions, les citoyens s'intéressaient à leur avenir, bien loin des questions très personnelles et individualistes que nous avions pu voir.
Bayrou, lui même, ancré, à l'écoute et très pédagogique, ne cherchant pas les effets politique specatcle. Moi j'ai aimé le voir tel que je le connaît, lors des réunions à 10 à 100, 3 000 personnes en réunion publique come hier soir avec plus de 6, 7 milions de téléspectateurs. Cet homme, très pédagogue et rassurant, essaye toujours de donner les clés de compréhension à tous, à tirer vers le haut le débat.
Ce débat ressemblait vraiment à ce que je peux voir sur internet : du fond, des questions, des réponses. Voilà une belle campagne qui s'annonce maintenant que les lignes ont bougé.
J'ai eu la chance de pouvoir débriefer de cette émission sur Public Sénat avec Denis Muzet, sociologue des médias. Médiascopie, Observatoire du débat public, François d’Orcival, éditorialiste, et Guilhem Fouetillou, fondateur du site www.observatoire-presidentielle.fr. Le débat était animé par Emmanuel Kessler, journaliste émérite dont vous vous souvenez certainement depuis sa performance lors des débats des primaires socialistes. Je me suis bien amusée de l'attitude de François d'Orcival et de Denis Muzet, très grands experts voulant me donner des leçons. Un poil macho et condescendants au départ, ça s'est arrangé par la suite ;-) ! Non mais ho ;-)!!![]()
Voici un mail adorable et passionnant d'un tout jeune homme récemment arrivé à l'UDF, il s'appelle Mickaël, je suis sûre que nous entendrons parler de lui. Prenons en de la graine, la valeur n'attend pas le nombre des années. Mickaël, tu m'épates !
12:45 | Lien permanent | Commentaires (36)
26 février 2007
La grande classe de Monsieur Meyer ! A l'heure de l'éviction d'Alain Duhamel, Philippe Meyer pousse le raisonnement et prend lui même, courageusement, position pour François Bayrou
Ce matin, je tire mon chapeau à Philippe Meyer, comme beaucoup d'entre vous qui m'ont signalé sa prise de position. Vous retrouverez l'ensemble de sa chronique sur France Culture ici.
Voici sa conclusion : "C’est en vertu de cette analyse et dans l’espoir que chacun prendra ses responsabilités que je déclare que, si je devais me rendre aux urnes ce dimanche, je voterais pour François Bayrou. Je le ferais d’ailleurs en grande partie parce qu’il est à ma connaissance le seul à avoir placé parmi les thèmes importants de sa campagne la question du rapport des medias avec les pouvoirs politiques et financiers. Je prétends toutefois que ce choix ne m’empêchera pas plus de faire mon métier au plus près de l’exigence d’impartialité que leurs anciens engagements n’empêcheront ou n’empêchent M. Debré d’exercer avec le même souci les fonctions de président du Conseil constitutionnel, M. Seguin celles de premier président de la Cour des Comptes ou M. Boyon celles de président du Conseil Supérieur de l’audiovisuel. A bon entendeur, salut et bas les masques !"
La suite de l'itw :
11:17 | Lien permanent | Commentaires (31)














