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21 mars 2008
Bleu sur rouge, rien ne bouge ! Excellent article de Sylvain Lapoix sur Marianne 2.fr
Lors des élections municipales, de nombreux candidats sans étiquette ont été classés par les services des préfectures en rouge (divers gauche)... mais surtout en bleu (divers droite). Eh oui : les services des élections n'ont pas encore la quadrichromie!
La couleur qui manque...
Résultat : à Breteil (35), Corte (20), Guenage (57) ou encore Volvic (63), tous les sans étiquette ont connu le même traitement : tous à droite ! Selon le ministère de l'Intérieur, les employés de mairie chargés de l'inscription des candidats confrontés à un «sans étiquette» sont priés de lui attribuer une affiliation politique qui rentre dans le «nuancier» limité de la place Beauvau. L'usage veut que l'on se base sur les prises de positions du candidat lors des précédentes élections pour se faire un avis sur sa tendance, plutôt à gauche ou plutôt à droite.
Suivant le décret du 30 août 2001, signé Daniel Vaillant, chacun peut consulter la nuance qu'il s'est vu attribuer en en faisant la demande à la préfecture. Or, cette disposition n'ayant pu rentrer en vigueur à l'occasion des municipales de 2001, les municipales des 9 et 16 mars derniers furent l'occasion de leur première application, et beaucoup ont découvert sur les sites Internet permettant de consulter les listes les nuances qui leur avaient été attribuées. Ainsi, le nouveau maire de Volvic, M. Hamoumou (sans étiquette), a-t-il appris qu'il était enregistré sous l'étiquette «divers droite» en lisant Le Monde.fr. Alors qu'à l'occasion du premier conseil municipal, il a confessé à ses adjoints une sensibilité «gauche centriste», tout en revendiquant fermement le fait d'être «sans étiquette». En attendant, Volvic apparaît sur les cartes du ministère de l'Intérieur comme un point bleu de 4400 âmes.
A Marquette-lez-Lille, dans le Nord, les employés préfectoraux ont fait du zèle : le délégué venu déposer la liste de Jean Delebarre a été prié d'indiquer la tendance politique de chacun des 33 membres de la liste ! «Quand il a refusé de le faire, il lui a été expliqué que le préfet se chargerait de désigner une nuance générale, explique un collaborateur du maire réélu. Comme nous avions une opposition à gauche, il nous a classés divers-droite, ce que nous avons appris dans le Journal du Dimanche.» Journal du Dimanche qui a reçu les informations du service des élections du ministère de l'Intérieur, qui centralise les inscriptions.
Une invitation à devenir royaliste, anarchiste...
En cas de contestation, une seule procédure, la plupart du temps inefficace : le recours auprès du préfet. Mais l'attribution d'une nuance étant motivée par une «enquête» des employés de la préfecture, la plupart de ces demandes sont rejetées. Quand elles sont acceptées, la seule catégories qui ne recoupe pas l'échiquier «gauche-droite» traditionnel dans le nuancier du ministère de l'Intérieur est la mention «Autre». Une case derrière laquelle se pressent en pagaille les royalistes, les anarchistes, les partis régionalistes, et d'autres tendances politiques «alternatives» et souvent extrêmes. Une compagnie que les candidats des petites villes préfèrent éviter.
Le plus cocasse, c'est que c'est à l'heure de «l'ouverture» voulue par Sarkozy, où gauche et droite s'allient dans les mêmes listes, que ce texte rentre en vigueur, coupant une nouvelle fois tout ce petit monde en deux. Certes, quand on voit dans certains départements plus de 60% de candidats se déclarer sans étiquette lors des municipales, on peut comprendre le besoin de «cadrer» un peu. «Beaucoup s'affichent sans étiquette alors qu'ils ont des fonctions dans des grands partis, c'est vrai, concède-t-on dans l'entourage d'un maire étiqueté d'office. Mais l'évolution des partis politiques amènera de plus en plus à ce type de situation : c'est inquiétant que le ministère de l'Intérieur ne soit pas outillé pour en tenir compte.»
Alex Türk, sénateur du Nord et président de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil), a d'ores et déjà déposé un recours auprès de la ministre de l'Intérieur pour modifier le nuancier. L'équipe du maire de Marquette-lez-Lille a saisi la même Cnil à ce sujet et les services juridiques de cet organisme planchent sur un moyen de modifier cette «nomenclature qui force la nuance», pour reprendre les termes d'un candidat étiqueté d'office. Même si les villes concernées sont rarement peuplées de plus de 5000 habitants, on peut se demander si, à coup «d'étiquette» divers droite, il n'est pas aisé de «bleuir» une France trop rose ou qui risquerait de le devenir. Quand l'UMP affiche 47% au niveau national et le PS 49%, on peut se demander où se joue la nuance. Une question à laquelle le service des élections n'a pas souhaité répondre. Mais nous, nous savons de quelle couleur ils étaient, dans ledit service, quand nous les avons appelés : ils étaient verts.
18:06 | Lien permanent | Commentaires (42)
20 mars 2008
Face à Yves Pozzo di Borgo, Nouveau Centre et Christian Saint Etienne ce soir sur Public Sénat
Je défendrai avec force, ce soir, dans l'Emission Bouge ta France, les couleurs du Mouvement démocrate face à deux anciens UDF sur la questions du (des) centre(s). Ces deux personnes sont de redoutables contradicteurs et ne veulent pas du bien à notre mouvement.
Je suis à votre écoute en attendant, si vous aviez des messages à faire passer ! N'hésitez pas à faire passer votre énergie positive !
17:31 Publié dans Petite revue de presse | Lien permanent | Commentaires (90)
Au boulot : Madame, Monsieur le Maire, et si, après le champagne, vous passiez à l'eau ?

A l’occasion de la journée mondiale de l’eau du 22 mars 2008, la Coalition Eau, regroupement de 22 ONG françaises (CCFD, Eau Vive, France Libertés, Green Cross France, GRET, Hydraulique Sans Frontières, Secours Catholique, WWF-France, …) interpelle les nouveaux élus municipaux. Elle insiste sur le rôle primordial que les maires doivent jouer dans l’accès à l’eau pour tous, la gestion et la protection de cette ressource vitale sur leur territoire et dans le cadre d’actions de solidarité internationale.
La Coalition Eau veut attirer l’attention sur la crise actuelle de l’eau qui s’aggrave dans l’indifférence générale, alors même que des réponses existent. Tous les acteurs doivent jouer un rôle pour faire cesser l’immobilisme actuel, des Etats aux associations, en passant par les citoyens et les organisations internationales. Au lendemain de ces élections, la Coalition Eau a décidé d’interpeler des acteurs qui pourraient bousculer la donne : les maires de France. Acteurs de référence aguerris aux réalités du terrain, chargés du bien-être concret de leurs administrés, ils sont considérés par la Coalition Eau comme des alliés potentiels pour passer à l’action de façon concrète. Ils sont aussi de puissants leviers susceptibles d’entraîner d’autres acteurs dans ce combat. Elle invite ces nouveaux élus à assumer leurs responsabilité
• Agir, ici, pour un service public accessible et universel. Populations en difficulté, controverses sur les prix de l’eau, transparence : la France a récemment reconnu le droit à l’eau. Mais sans action des maires pour lui donner un sens localement, la garantie de l’accès à une eau saine pour tous les Français risque de rester un principe théorique. Dans un pays aussi riche que la France, le maire doit assurer à tous un accès à l’eau potable à un prix abordable : à lui de prendre les mesures opérationnelles qui donneront une résonance concrète au droit à l’eau dans sa commune. Par exemple, en initiant une réflexion sur la tarification et l’affectation de l’argent de l’eau.
• Déployer leurs actions de coopération solidaire pour l’eau potable et l’assainissement. A l’heure où les Nations Unies dénoncent une baisse de l’aide internationale pour un secteur pourtant indispensable à la dignité humaine, à la vie et au développement, les maires disposent d’un outil d’intervention qu’ils n’exploitent pas encore suffisamment. La coopération décentralisée et le mécanisme de la loi Oudin de janvier 2005 leur permettent de financer sur leur budget eau et assainissement, à hauteur de 1%, des actions de coopération décentralisée, d’aide d’urgence ou de solidarité pour l’eau et l’assainissement, et les encouragent à partager leurs compétences et savoir faire avec des collectivités locales du Sud. Encore trop peu utilisé, ce dispositif innovant est un des moyens permettant aux élus de partager leur expérience locale et de s’impliquer dans des partenariats efficaces Nord-Sud.
• Réagir à la mise en péril de nos ressources. Rapports inquiétants sur les taux de nitrates ou de pesticides dans les eaux, dénonciations des pollutions aux PCB, consommations excessives liées aux choix agricoles etc. L’état de nos ressources, déjà très inquiétant, soulèvera à terme des problèmes de santé publique et écologiques inextricables. Les maires doivent garantir et accélérer la protection des zones de captage exposées à ces pollutions. Ils peuvent aussi avoir une influence sur les acteurs économiques de leur territoire et ont un devoir de sensibilisation des usagers. Des maires ont déjà montré l’exemple, mais ce sont tous les maires de France qui sont concernés. Ne rien faire coûtera bien plus cher que d’engager des actions préventives: au nom de l’intérêt général, les maires doivent avoir le courage d’opérer des arbitrages.
La Coalition Eau sait que les maires sont très attendus par les citoyens français, par les acteurs de l’eau à l’international, et par tous ceux qui n’ont encore ni eau ni assainissement. En leur proposant de saisir ce début de mandat pour passer à l’action, les ONG de la Coalition Eau s’engagent à partager leur expérience et leur connaissance du terrain pour accompagner les collectivités et les soutenir dans leur démarche.
D’une seule voix, les ONG de la Coalition concluent : « Le scandale de l’eau, c’est 8000 enfants qui meurent chaque jour de maladies liées à l’eau. Pour être mieux compris, cela s’apparente à 20 Airbus qui s’écrasent chaque jour dans l’indifférence. Et ça va en s’aggravant. Ce sont aussi des taux de pollution qui touchent la majorité de nos eaux de surface et souterraines ». Pour ces ONG, « Les constats sont terribles mais les solutions sont à notre portée. Ensemble, élus et citoyens, nous avons un devoir de vigilance et d’action : cette ressource vitale doit être accessible à ceux qui en sont encore privés, et doit pouvoir le rester pour ceux qui ont la chance d’y avoir accès ».
L’intégralité de l’interpellation disponible sur www.coalition-
Bravo à la Coalition Eau, à sa coordinatrice Majda et à l'équipe de Déclic Solidarité, en particulier Matthieu et Nathalie pour cette campagne pertinente et convaincante qui nous donne l'envie de la relayer pour sensibiliser nos élus tous frais.
10:47 | Lien permanent | Commentaires (16)
19 mars 2008
Regardons avec détermination l'avenir !
Nouveau mouvement, premières implantations, premières candidatures, premières alliances "modernes", premiers milliers d'élus. Nous savions que le combat des municipales serait difficile. Il le fût.
Depuis l'élection présidentielle, les campagnes s'enchaînent sans que nous ayons eu le temps de construire en profondeur nos règles de vie communes, nos process de décisions. Beaucoup a été dessiné lors de notre Congrès fondateur à Villepinte, grâce à vous en grande partie. Maintenant, il va falloir transformer nos paroles en actes.
Que cherchons-nous ? Que voulons-nous ? Participer à la modernisation de la politique française et proposer une alternative au projet de société de Nicolas Sarkozy, participer à l'amélioration des conditions de vie des générations d'aujourd'hui et de demain.
Maintenant, une nouvelle page s'ouvre. Quelques nouveaux départs, certainement. A chacun ses choix, je ne juge pas. Je sais aussi que nombreux, très nombreux sont celles et ceux qui restent. Avec ou sans députés, avec ou sans sénateurs, avec ou sans finances. Avec pour seules armes, la créativité, la liberté et la conviction profonde qu'il y a tout à inventer.
Je sais aussi que le chemin que nous avons choisi est inédit, difficile, mais qu'il a déjà marqué la vie politique française depuis un an, avec des alliances hier considérées comme impossibles.
Bonne journée à tous !
Pour finir, voici une phrase de François Bayrou prononcée hier dans Libération qui donne le sens de notre combat et ce pourquoi nous sommes, quelque soit notre âge à ses côtés : «On va faire naître une organisation politique nouvelle, à partir d’une génération politique nouvelle. Face aux caciques, c’est formidable d’avoir ce bain de jouvence. On va les former, on va les lancer, et on va leur faire de la place.»
PS : certains debriefing de campagne se font cette semaine, nous attendrons donc la semaine prochaine pour commencer de façon "publique" des groupes de travail sur des thématiques précises.
16:33 | Lien permanent | Commentaires (121)













