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23 novembre 2008

Face aux crises finanicères et économiques : il faut faire la promotion d'autres modèles économiques : le mois de l'économie sociale et solidaire

En ce qui concerne la politique, une chose est claire, notre Vème République est à bout de souffle (la crise du PS n'en est qu'un énième symptôme).  Il faut changer d'ère, repenser nos outils démocratiques, le statut de l'élu et du candidat, réaffirmer le non-cumul, faire émerger de nouvelles idées portées par des volontaires (que nous sommes) issus de la société civile. Refonder la démocratie.

En ce qui concerne l'économie et les finances, il est urgent de repenser aussi nos modèles. D'en promouvoir de façon plus générale leur grande diversité. Je compte sur vous ce mois-ci pour vous informer sur l'économie sociale et solidaire. De la découvrir si ce n'est déjà fait, et de la promouvoir comme un des modèles qui permettrait de remettre l'économie et l'entreprise au service de l'Homme.

Ce qui est drôle (et pathétique au regard des scandales qui éclatent au grand jour chaque jour) dans l'histoire, c'est que ces modèles existent depuis bien longtemps, que les entreprises qui l'ont choisi sont 200 000 en France, il y a des entreprises, des banques, des mutuelles, des producteurs d'énergie, des agriculteurs, des entreprises d'insertion, dans TOUS les domaines (social, santé, chèques déjeuners, assurances...). Ces entreprises existent, nous sommes clients de beaucoup d'entre elles, et nous avions presque oublié qu'elles changeaient le monde ! Elles sont des alternatives CREDIBLES. Des exemples à suivre pour les autres entreprises.

Dans chaque secteur d'activité nous avons le choix. Le choix de consommer ou pas au détriment de salariés, du Nord comme  du Sud, de la Planète et des générations futures. Apprenons à différencier. Apprenons que notre argent, le moindre de nos euros est un pouvoir, parfois plus puissant que notre bulletin (malheureusement pour l'idée qu'on se fait de la politique). Exigeons de la transparence de l'information des entreprises, quel est l'impact de leur activité sur les femmes, les hommes et la planète ? Nous avons besoin de l'application de la loi NRE, des bilans RSE des entreprises, nous avons besoin d'indicateurs sociaux et environnementaux pour pourvoir différenciers les entreprises de chacun de nos actes d'achat. Sur chaque produit, j'ai besoin de 2 notes : une pastille rouge pour la note sociale, une verte pour l'environnementale. Chaque consommateur doit pourvoir choisir en conscience. En attendant que ces indicateurs existent, je me fie, entre autres, au secteur de l'Economie sociale et solidaire. Où sont les partis qui promeuvent l'économie sociale et solidaire ? Où sont les déclarations de nos élus à ce sujet depuis 3 mois que nous subissons les annonces catastrophiques et les effets de l'aveuglement de nos politiques, de nos banquiers, de nos experts ??? Personne ne parle de l'ESS comme une des solutions ! J'enrage, mais je sais qu'avec vous, on va vite faire remonter cette évidence. Allez, à vos blogs, à nos médias, à nos comportements de consommateurs.

Réveillons-nous, il est encore temps. C'est ça la politique : faire émerger des idées nouvelles pour faire face aux évolutions du monde. Pour l'instant, soyons les acteurs citoyens, les lobbyistes de ce changement, demain, soyons les élus ou élisons les élus qui votent des lois en faveur de ces changements. (il serait temps).

Je vous invite aujourd'hui à rejoindre le groupe Facebook monté pour l'occasion :

Mois de l'ESS.jpg

 

Et le site internet du mois de l'Economie sociale et solidaire.

19 novembre 2008

Recevez une lettre d'Edgar Morin...

Il y a un temps où les "camps", appareils, personnalités de premier plan parlaient en direct avec les philosophes qui les inspiraient. Chaque camp avait ses sources d'inspiration compatibles avec ses idéologies. Ce qui rendait bien intelligents d'ailleurs ces mêmes dirigeants face aux citoyens. En dehors des livres, les gens avaient peu de chance de suivre ces conversations, ces échanges, ces visions offertes aux constructeurs de l'avenir. Et puis, voilà, nous sommes au 21ème siècle, à l'ère d'internet, l'ère d'un brassage de visions, d'informations, de nouvelles convergences, et enfin, de la culture gratuite qui nous enlève nos oeillères, tirent nos consciences vers le haut. Edgar Morin écrit à SR, MA et BH, et c'est nous qui recevons la lettre ! Merci la toile de ces cadeaux ;-).

Que SR, MA, BH prennent le temps de la lire, en ce moment rien n'est moins sûr, mais nous, comptez sur nous !

Alors, nous allons la partager et nous allons y penser, puis en parler ici ou ailleurs.

Je vous la livre : (et je commence par la conclusion, toute la suite ci-dessous)

"Les redresseurs d'espérance

II s'agit de repenser, reformuler en termes adéquats le développement humain (et ici encore en respectant et intégrant l'apport des cultures autres que l'occidentale).

Nous avons à prendre conscience de l'aventure folle qui nous entraîne vers la désintégration, et nous devons chercher à contrôler le processus afin de provoquer la mutation vitalement nécessaire. Nous sommes dans un combat formidable entre solidarité ou barbarie. Nous sommes dans une histoire instable et incertaine où rien n'est encore joué.

Sauver la planète menacée par notre développement économique. Réguler et contrôler le développement technique. Assurer un développement humain. Civiliser la Terre. Voilà qui prolonge et transforme l'ambition socialiste originelle. Voilà des perspectives grandioses apte à mobiliser les énergies. A nouveau, et en termes dramatiques se pose la question : que peut-on espérer ?

Les processus majeurs conduisent à la régression ou la destruction. Mais celles-ci ne sont que probables. L'espérance est dans l'improbable, comme toujours dans les moments dramatiques de l'histoire où tous les grands événements positifs ont été improbables avant qu'ils adviennent : la victoire d'Athènes sur les Perses en 490-480 avant notre ère, d'où la naissance de la démocratie, la survie de la France sous Charles VII, l'effondrement de l'empire hitlérien en 1941, l'effondrement de l'empire stalinien en 1989.

L'espérance se fonde sur les possibilités humaines encore inexploitées et elle mise sur l'improbable. Ce n'est plus l'espérance apocalyptique de la lutte finale. C'est l'espérance courageuse de la lutte initiale : elle nécessite de restaurer une conception, une vision du monde, un savoir articulé, une éthique. Elle doit animer, non seulement un projet, mais une résistance préliminaire contre les forces gigantesques de barbarie qui se déchaînent. Ceux qui relèveront le défi viendront de divers horizons, peu importe sous quelle étiquette ils se rassembleront. Mais ils seront les porteurs contemporains des grandes aspirations historiques qui ont pendant un temps nourri le socialisme. Ce seront les redresseurs de l'espérance. "

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18 novembre 2008

Prix Edgar Faure 2008 : le prix du livre politique de l'année. A vos critiques !

Voici les livres en course pour le Prix du livre politique Edgar Faure qui sera décerné le mardi 25 novembre 2008 :  les avez-vous lus ? Qu'en avez-vous pensé ?

prix edgar faure.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ouvrages en lice pour le prix sont :

  • Des hommes d'État de Bruno LE MAIRE aux Éditions GRASSET
  • France anti-jeune de Grégoire TIROT aux Éditions MAX MILO
  • De battre, ma gauche s'est arrêtée de Jean-Paul HUCHON aux Éditions du SEUIL
  • Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy de André et Raphaël GLUCKSMANN aux Éditions Denoël
  • Bertrand le magnifique - Enquête au coeur du système Delanoë de Yves STEPHANOVITCH aux Éditions FLAMMARION
  • 9-2 Le clan du Président de Hélène CONSTANTY et Pierre-Yves LAUTROU aux Éditions Fayard
  • Bleu Blanc Brun de Frédéric MAILLARD aux Éditions DENOËL
  • La droite contre l'exception française de Patrick JARREAU aux Éditions PLON
  • Le roi est nu de Laurent JOFFRIN aux Éditions ROBERT LAFFONT
  • L'État Schizo - Le prochain Krach : EDF, la SNCF ou la Poste? de Martine LOMBARD aux Éditions JC LATTÈS
  • Table Rase de Louis GAUTIER aux Éditions FLAMMARION
  • Régulations et stratégies présidentialisées sous la Véme République de Olivier ROUQUAN aux Éditions CONNAISSANCES ET SAVOIRS
  • Le Président et moi de Philippe RIDER aux Éditions ALBIN MICHEL
  • Un pouvoir nommé Désir de Catherine NAY aux Éditions GRASSET
  • Nos chères 35 heures ! Chronique d'une disparition annoncée de Sophie Dufau aux Éditions ALBIN MICHEL
  • L'obscénité démocratique de Régis DEBRAY aux Éditions FLAMMARION
  • Contribution au débat politique. Comment rendre au politique le pouvoir d'agir? de Bernard DEBRY aux Éditions CONNAISSANCES ET SAVOIRS
  • Le Puzzle de l'intégration. Les pièces qui vous manquent de Malika Sorel aux Éditions MILLE ET UNE NUITS
  • Cécilia de Anna BITTON aux Éditions FLAMMARION

Le jury 2008 est :

  • Monsieur Roland Dumas (Ancien Ministre)
  • Monsieur Laurent Wauquiez (Secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi)
  • Madame Elisabeth Guigou (Députée de Seine St Denis -Ancien Ministre)
  • Monsieur Olivier Dassault (Député de l’Oise)
  • Madame Isabelle Debré (Sénateur des hauts de Seine)
  • Monsieur Manuel Valls (Député de l'Essonne)
  • Monsieur Paul Wermus (Journaliste)
  • Madame Quitterie Delmas (Déléguée Nationale du Mouvement Démocrate)
  • Monsieur Patrick Gobert (Président du Toit Citoyen)
  • Monsieur Antoine Sfeir (Directeur des Cahiers de l’Orient)
  • Monsieur Philippe Tesson (Journaliste)
  • Monsieur Rodolphe Oppenheimer (Président de l’Association Edgar Faure)

J'ai un aveu à vous faire, j'ai une immense préférence. Je n'ai pas lu de règlement qui m'interdisait de vous dire quel livre m'a particulièrement marqué, le Président de l'Association Edgar Faure ne m'en voudra pas j'espère ;-). J'ai trouvé dans la France anti-jeune de Grégoire Tirot tout ce que j'essaie de dire en politique depuis des années, sans jamais avoir les données nécessaires pour décrire le malaise générationnel que nous ressentons, et ce, de manière si factuelle. Je crois que si tous nos responsables politiques le lisaient, ils nous comprendraient enfin. J'ai également aimé "le Puzzle de l'intégration de Malika Sorel.

J'espère que ce livre sera salué par le Prix, en tous les cas, je m'engage à le défendre. N'hésitez pas à me faire vos commentaires sur les livres que vous auriez déjà lu, je suis heureuse d'introduire par cette note et grâce à vos suggestions un peu de participatif au Prix.

Toutes les informations sur le Prix : ici.

17 novembre 2008

Un député tue [sa femme] ex-compagne et se suicide.

Les politiques sont des êtres humains comme les autres. Forts et vulnérables comme les autres. Bons, brillants, dévoués, responsables, et pour une minorité, comme dans la population, hautains, dépressifs, fraudeurs, assassins, comme les autres hommes. Des êtes humains capables du pire comme du meilleur. Avec en plus, un environnement dans lequel tout est exacerbé : haines, passions, adrénaline, rapports de force, combats, luttes, fraternité, espérance, conquête du pouvoir.

Un député a assassiné [edit] 18/11 :sa compagne (femme) et s'est ensuite donné la mort. Je pense à leur[s] famille[s]. A leurs souffrances du passé et à leurs souffrances actuelles. [A leurs enfants]. Aux enfants de cette femme. Au fils du meurtrier.

Sans faire un lien direct, je voudrais parler avec vous de la spirale infernale de l'engagement en politique et de l'engagement publique. Savez-vous ce que nos institutions et nos partis imposent à ceux qui ont signé  ?

Savons-nous par nos votes ce que nous imposons à des femmes et à des hommes que nous n'accepterions jamais pour nous même.  Comprenons-nous bien pour quelles logiques nous votons ?

Vous me direz, ils l'ont choisi, ils l'ont cherché. Oui. Mais savez-vous ce que l'engagement politique implique comme sacrifice de vie familiale, de vie  professionelle et amicale ? Pour être investi, que de temps passé en réunions, de grenouillage, des soirs et des week-end à s'écouter parler, s'entredéchirer, toutes les élections internes, à tracter pendant des années, le nombre de déceptions, de coups de poignards dans le dos, des amours d'un jour et des trahisons de toujours, de quoi rendre névrosée à vie la personne la plus équilibrée qui soit au départ. Je passe rapidement sur les concessions, les compromis, les "dossiers", les réseaux de l'ombre, les passages de la ligne jaune en terme de légalité... qui préparent de mauvais responsables politiques, abimés, aigris, parano, filous... Avant même d'exercer leur devoir vis à vis de leurs électeurs, ils ont appris à ne plus aimer, à ne plus respecter. A penser à eux et à leur survie, plutôt qu'aux autres. Ils ont confondu (pas tous, évidemment, mais une partie) servir la société et se servir, exister eux-mêmes, maintenir leur raison d'être sociale (maintenant qu'ils sont connus dans la région), et puis les ors de la république forcément, ... c'est valorisant.

Le responsable de cette spirale infernale : la professionnalisation de la politique française, sa longévité pathétique, ses enjeux personnels de vies qui dépassent complètement le sens de l'intérêt général, le cumul des mandats, qui font qu'on gagne un siège pour en maintenir un autre. Qu'au lieu de former ses successeurs et faire vivre par delà son destin personnel sa vision politique, ses valeurs, on se protège de tout ce qui pourrait ressembler à une concurrence. Le fameux nivellement par le bas. Les meilleurs de la société civile sont déjà partis au bout de 3 réunions dans les partis, ils n'ont pas la patience, et je les comprends.

Les places sont trop chères aujourd'hui en politique car elles sont trop rares. Il faut "tuer" et évincer les autres pour y arriver. Une fois qu'on y est, au bout de dizaines d'années et qu'on a tout sacrifié, on se dit qu'on a bien mérité de rester, un peu, beaucoup... 30 ans, 40 ans. Tout a été organisé et pensé en fonction du calendrier électoral, des célébrations, les matchs de foot  pour être vu de ses électeurs, pour maintenir son statut et gagner la prochaine étape, on fuit sa vie, on fuit sa famille, on fuit ses amis.

Nos parlementaires et nos représentants sont élus 20 ans de suite, ils n'ont plus que cela dans la vie. Le jour où ils perdent, c'est toute leur vie qui s'effondre. Le nombre de fois où j'ai entendu "mais qu'est-ce que je vais faire après, c'est toute ma vie, je ne sais rien faire d'autre".

Je ne crois pas que ce soient les femmes et les hommes engagés qui sont mauvais, pas plus que ne l'est la nature humaine, je crois que c'est le système qui les brise, qui les change. Et le système, c'est les femmes et les hommes qui le construisent, ce sont les électeurs qui le font perdurer.

Voilà, je suis furieuse parce qu'il y a une double conséquence terrible à cette longévité politique et à ce satané cumul des mandats, et on le  SAIT et ON NE FAIT RIEN : l'incapacité pour des citoyens volontaires de s'engager au service de la société, des générations nouvelles portant des idées nouvelles capables de sortir la France de sa léthargie, et de redonner du sens à la DEMOCRATIE REPRESENTATIVE. A la place de cela, notre représentation actuelle nous fait nous détourner de l'action politique et provoque un sentiment de révolte, prouvé mille fois vis à vis d'une classe politique corporatiste et qui ne représente plus qu'elle même (CPE...), plus occupée à voter son système de retraite et des budgets de fonctionnement chaque année plus conséquents (alors que notre pays traverse une crise monumentale qui appellerait à l'exemplarité en premier lieu des responsables publiques) qu'à décider ensemble des solutions pour faire face à ces même montagnes.

La deuxième conséquence est le naufrage personnel d'élus incapables de sortir de la spirale infernale induite par nos institutions et les pratiques de nos partis. Nous sommes gouvernés par des personnes qui sont fragilisées psychologiquement par ce qu'elles ont à subir et à vivre. Cela les atteint irrémédiablement dans leurs consciences et leur comportement pour atteindre leur objectif, qui n'est, jamais au grand jamais, celui de départ.

Réfléchissez, réfléchissons à ce que nous voulons vraiment pour nous, pour nos vies, nos équilibres, pour nos représentants. Dans notre politique française, il y a trop d'enjeux vitaux. Ils deviennent strictement personnels. Quel orgueil, quel égocentrisme de penser qu'on est le seul à pouvoir agir, changer la donne pour son pays. Quel faux semblant, quelle mauvaise excuse pour empêcher d'autres d'accéder aux responsabilités... Quel gâchis humain. Que de forces nous nous privons. Que d'êtres malheureux nous créons.

Je les plains d'être prisonniers de leur système, ils seraient adulés encore, mais les Français se méfient d'eux, en majorité leur en veulent, ils n'ont plus confiance dans leur capacité à répondre aux enjeux. Tout ça pour ça. Finir sa carrière sur un échec, parce que vous n'avez pas réussi à décrocher.

L'engagement politique c'est toute la vie, je parle de l'engagement citoyen. Les responsabilités politiques, c'est un temps que  l'on donne volontairement à la société, un temps qui doit être court pour être sain, incorruptible, tourné vers l'action et non le clientélisme.

Et même pendant ce temps court, il faut garder les pieds sur terre. Garder l'équilibre, coûte que coûte.  C'est dur, parce que c'est lutter contre soi même. Je le sais, parce que je l'ai vécu. Dans une moindre mesure, mais cette spirale là vous mange. Il faut lui faire face et la refuser.

Notre pays crève de son manque de diversité en politique, de turn over, de nouvelles idées, de nouvelles pratiques. Il est tenu aujourd'hui par des corporatismes, des clans qui se tiennent par la barbichette des dossiers accumulés les uns contre les autres.

Je veux pour la société française le non cumul de mandats strict dans le temps et au MAXIMUM un mandat renouvelable une fois au même poste de responsabilité. Manifestement, et définitivement, c'est de la VIème république dont nous avons besoin.

Il faut arrêter le massacre. Pour eux, comme pour nous.

Invitation d'Aujourd'hui Autrement : "Peut-on changer la politique pour demain"

Prochain café citoyen d'Aujourd'hui, Autrement

"Peut-on changer la politique pour demain ?"

Invités :
- Jonathan Denis, président du parti politique Aujourd’hui, Autrement
- Quitterie Delmas, déléguée nationale du Mouvement Démocrate
- Christian Honoré, responsable du Parti Radical Valoisien (Paris 18ème)

Le mercredi 19 novembre de 19h30 à 21h
Au café L’Imprévu, 35 rue Didot / Place Flora Tristan, Paris 14ème (Métro Pernety)

Je vous invite à venir nous rejoindre, dans cette époque trouble, il faut échanger. Je compte sur vous !

Là.

Je suis là. J'écoute, je lis, je vous lis ;-), j'observe la tectonique des plaques politiques. La politique française est victime de son jeu d'institutions et de l'archaïsme de ses partis ; ses acteurs, aveuglés, obnubilés et paralysés par les présidentielles.

J'ai de la peine pour mes amis adhérents socialistes, ils n'ont pas mérité cela. Aucun engagement au service de son pays ne devrait être traité de la sorte par les appareils. Ces appareils ne sont pas dignes de ce que des citoyens leur offrent comme temps, comme idées, comme énergie.

Je mets en garde celles et ceux qui se réjouiraient de la crise au PS : elle est symptomatique d'une crise beaucoup plus grave, nos commentateurs refusent de le voir : une crise de société, une crise politique et une crise de représentation. Qui que nous soyons, quelque soit la sensibilité à laquelle nous nous référons, posons nous les bonnes questions. Ou nous échouerons sur le long chemin de l'apprentissage de la démocratie.

Attention à ces repères qui tombent un à un, le lien de confiance entre les français et leurs représentants qui se fracture chaque jour un peu plus. Face à l'incapacité des politiques à incarner et à proposer des alternatives, il y a deux chemins : le dégoût/désintérêt/absention, ou la radicalisation. Je veux croire que, du fond de nos consciences, nous ferons tout ce qui est possible de faire pour éviter ces conséquences de nos inconséquences.