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29 novembre 2008

Participez en direct à la journée de promotion du libre : l'Unbuntu party

C'est ici, filmé en direct de la Villette.  En ce moment : la conférence "logiciel libre : informatiques et libertés".

je serai à l'ubuntu party

14 conférences :
- Samedi 29 novembre :
* 11h - Découverte de Ubuntu
* 12h - Comment contribuer à un logiciel libre ?
* 13h - Qu’est-ce qu’une distribution GNU/Linux ?
* 14h - Logiciels libres : Informatique et libertés
* 15h - Travaux Audio/Video sous Ubuntu
* 16h - Quadrature du net
* 17h - Logiciel, Culture et Art libre

- Dimanche 30 novembre :
* 11h - Découverte de Ubuntu
* 12h - La communauté ubuntu-fr
* 13h - L’accessibilité par le libre
* 14h - Jouer sous GNU/Linux
* 15h - Le projet Mozilla
* 16h - Les Formats Ouverts
* 17h - Vente liée / Racketiciel

Plus d'infos sur http://www.ubuntu-party.org

28 novembre 2008

Vendredi : me suis-je trompée ?

Je n'ai pas compris l'irruption d'Eric Zemmour dans Vendredi ce matin. Vous m'auriez vu dans le métro, j'étais folle. Ah, ce monsieur n'a pas de blog et ça lui donne le droit des colonnes de ce média ?? Il innonde déjà suffisamment nos télé, et bien qu'il se taise au moins dans Vendredi! Incroyable, Zemmour, du haut de nos écrans à sens unique, ne daigne pas se confronter à nos avis. Il a choisi de ne faire que du descendant, que de l'unilatéral. Qu'il assume. Qu'il ne vienne pas polluer un journal sur le net. Il aurait répondu sur un blog, soit, j'aurai compris que Vendredi  par souci d'équilibrer la polémique lui donne une partie de l'article.

Il me semble de façon générale, quelque nature que soit la polémique, Vendredi ne devrait pas inviter une personnalité qui ne se met pas à la hauteur des citoyens. Or, Zemmour, bien planqué sur les plateaux, refuse d'échanger. La communication : PARLER AVEC. Même quelques grandes entreprises attaquées sur le web ont compris qu'il fallait dialoguer, échanger. Certaines ont ouvert des blogs en urgence. C'est fini l'unilatéral. Fini le temps où les annonceurs pouvaient vendre leur semoule via la pub, en achetant le droit de dire leur vérité. Grâce à internet, ses réseaux de confiance, tout se sait, tout est débattu. Souvenez vous de l'affaire Lesieur. Ici.

Zemmour, continuez à parler tout seul. Moi je referme Vendredi, l'impression d'avoir été un peu trahie.

Première erreur. Dernière de cette sorte-là j'espère. Le reste, je peux comprendre, c'est le début, c'est le calage, ça n'a pas beaucoup d'importance, nous serons patients. Nous donnerons notre avis. Mais là, c'est une question de fond. Un choix à faire e à assumer. Tenir une promesse. Ne pas se faire plaisir, ne pas faire comme les autres.

Le 18 octobre, j'étais si enthousiaste de la naissance de Vendredi, il est trop top pour le regretter, non ?

Vous me direz que ce que je vous raconte est si peu, si futile, dans le monde actuel, entre les attentats de Bombay, le nombre de chômeurs qui explose, des sans domiciles fixes qui meurent à quelques centaines de mètres de chez nous, des lois liberticides, la planète qui crève et nous dessus, le soja chinois contaminé... Je sais. Mais une des clés est l'information libre pour savoir où agir, comment construire dans un monde aussi compexe. C'est parce qu'il existe des médias libres qu'on peut analyser les racines du mal et se mettre en route politiquement.

Vendredi, pour moi, doit être un de ces médias libres.

27 novembre 2008

Lettre des parents des inculpés de Tarnac

Je souhaite porter à votre connaissance l'excellent article d'André Gunthert sur le traitement médiatique hallucinant auquel nous avons eu le droit pour l'affaire des caténaires SNCF et les jeunes inculpés de Tarnac.

Rappelez-vous, nous en avons déjà parlé, ici. A lire aussi, un autre billet d'un camarade d'étude de Julien Coupat, Olivier Pascault, sur Beta politique. Dernier article qui m'a intéressé il y a déjà quelques jours, chez Bakchich.info.

Je tiens ici à rééquilibrer le poids de l'information, les médias traditionnels ont déversé les mêmes flots d'arguments, quasiment à l'identique d'ailleurs, sans trop se poser de question manifestement.. Nous devons avoir plusieurs sons de cloche pour nous forger une opinion. La lettre des parents ci-dessous donne aussi une autre version de que les médias nous ont vendu.  Mon blog, nos blogs sont autant de médias, mais eux, ils sont "libres". Apprenons à nous écouter, à nous informer, à comparer, à chercher les sources..., les médias ont traité de manière partiale, consciemment ou inconsciemment, font des amalgames douteux, des raccourcis dangereux, nous plaçant tous dans la catégorie de "terroristes". Qui n'a pas fait les manif anti-CPE ? Qui n'aurait pas aimé être à Vichy le jour du grand scandale du Sommet européen de l'intégration organisé par Monsieur Hortefeux ? Intégration, un objectif national ? Faîtes moi rire, le budget intégration a été divisé par deux, en revanche, celui des reconduites, expulsions, etc... a augmenté. En tous les cas, moi, Quitterie Delmas, j'étais aux manifs anti-cpe, j'aurais beaucoup aimé rejoindre les manifestants à Vichy. Je ne suis pourtant pas une terroriste. Comme vous, je suis engagée, peut être tout simplement comme eux, sous différentes formes en tous les cas, en "résistance" vis à vis d'un système.

Bref, apprenons à décrypter tout cela, si nous ne sommes pas éveillés, demain, ce sera nous. Je ne connais pas ces gens, je pense que cette histoire est trop facile pour ne pas être louche. Je leur donne donc la parole :

"Lorsque la cacophonie s’accorde pour traîner dans la boue une poignée de jeunes emmurés, il est très difficile de trouver le ton juste qui fasse cesser le vacarme; laisser place à plus de vérité.
Certains médias se sont empressés d’accréditer la thèse affirmée par la ministre de l’intérieur dans sa conférence de presse, alors que les perquisitions étaient en cours : Les personnes arrêtées étaient d’emblée condamnées.

Personne n’aura pu rater l’épisode de “police-réalité” que nous avons tous subi la semaine passée. L’angoisse, la peur, les pleurs nous ont submergé et continuent à le faire. Mais ce qui nous a le plus blessés, le plus anéanti, ce sont les marées de mensonges déversées. Aujourd’hui ce sont nos enfants, demain ce pourrait être les vôtres.

Abasourdis, nous le sommes encore, paralysés nous ne le sommes plus. Les quelques évidences qui suivent tentent de rétablir la vérité et de faire taire la vindicte.

Les interpellés ont à l’évidence bénéficié d’un traitement spécial, enfermés pendant 96 heures, cela devait faire d’eux des personnes hors normes. La police les suspecte d’être trop organisés, de vouloir localement subvenir à leurs besoins élémentaires, d’avoir dans un village repris une épicerie qui fermait, d’avoir cultivé des terres abandonnées, d’avoir organisé le ravitaillement en nourriture des personnes agées des alentours.

Nos enfants ont été qualifiés de radicaux. Radical, dans le dictionnaire, signifie prendre le problème à la racine. A Tarnac, ils plantaient des carottes sans chef ni leader. Ils pensent que la vie, l’intelligence et les décisions sont plus joyeuses lorsqu’elles sont collectives.

Nous sommes bien obligés de dire à Michelle Alliot Marie que si la simple lecture du livre “L’insurrection qui vient” du Comité Invisible fait d’une personne un terroriste, à force d’en parler elle risque de bientôt avoir à en dénombrer des milliers sur son territoire. Ce livre, pour qui prend le temps de le lire, n’est pas un “bréviaire terroriste”, mais un essai politique qui tente d’ouvrir de nouvelles perspectives.

Aujourd’hui, des financiers responsables de la plus grosse crise économique mondiale de ces 80 dernières années gardent leur liberté de mouvement, ne manquant pas de plonger dans la misère des millions de personnes, alors que nos enfants, eux, uniquement soupçonnés d’avoir débranchés quelques trains, sont enfermés et encourent jusqu’ à 20 ans de prison.

L’opération policière la plus impressionante n’aura pas été de braquer cagoulé un nourrisson de neuf mois en plein sommeil mais plutôt de parvenir à faire croire que la volonté de changer un monde si parfait ne pouvait émaner que de la tête de détraqués mentaux, assassins en puissance. Lorsque les portes claquent, nous avons peur que ce soient les cagoules qui surgissent. Lorsque les portent s’ouvrent, nous rêvons de voir nos enfants revenir.

Que devient la présomption d’innocence ?
Nous demandons qu’ils soient libérés durant le temps de l’enquête et que soient evidemment abandonnée toute qualification de terrorisme.

PS: Nous tenons à saluer et à remercier les habitants de Tarnac qui préfèrent croire ce qu’ils vivent que ce qu’ils voient à la télé."

Fraude dans les partis : nous en avons parlé hier à la RDB, voici un article du Monde

ertes, le calme est revenu au Parti socialiste, mais les déchirements de ces derniers jours, sur fond d'accusations de fraude, ont laissé nombre de citoyens médusés. Qu'est-il donc arrivé au principal parti d'opposition pour qu'il en arrive à de si basses opérations électorales ?

En réalité, la tricherie interne n'est pas nouvelle dans les partis politiques, français comme européens, rappellent historiens et politologues. Au RPR, ces pratiques peu avouables ont notamment éclaté au grand jour lors de l'élection de Michèle Alliot-Marie en 1999 avec une sombre histoire de listes d'émargements volées à Marseille. Le PCF, lui, en avait fait une habitude, au nom d'une fin - la révolution - qui justifiait les moyens. Même chez les Verts qui proclament leur volonté de "faire de la politique autrement", on a vu des cartes d'adhérent falsifiées. "On n'aurait jamais autant parlé des dysfonctionnements du PS, s'il n'y avait pas eu ce rapport de forces à 50-50 entre les deux finalistes", tempère Gérard Grunberg, directeur de recherche au CNRS qui relativise l'événement en expliquant que "la lutte pour le pouvoir, c'est toujours terrible et cruel".

A ses yeux, comme à ceux de ses collègues du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), l'exacerbation des tensions est révélatrice des mutations que subissent tous les partis, sous l'effet de la présidentialisation des institutions. Avant, les instances désignaient leurs champions ; dorénavant, ce sont les militants. "Les grands partis ne sont plus capables de gérer des enjeux aussi importants sans éclater", juge M. Grunberg. S'ils ne veulent pas perdre toute légitimité politique aux yeux des citoyens, "ils vont être obligés de revoir leurs règles internes et faire en sorte que les barons locaux laissent s'exprimer les militants", renchérit Vincent Tiberj, professeur à Sciences Po Paris. Et cela autant à droite qu'à gauche insistent les chercheurs.

Autre tendance de fond, mais qui concerne davantage les partis de gauche, le rapport au militantisme n'est plus le même. "Longtemps les militants ont été comme des militaires : quand le leader décidait d'appeler à voter, les troupes suivaient. Plus maintenant", souligne M. Tiberj. Le XXe siècle avait été marqué par une structuration politique où les partis étaient des éléments fondamentaux de canalisation de la vie politique. Le parti était omniprésent, à la fois dans la mutuelle, le syndicat, l'amicale de locataires ou le club sportif... Du coup, on suivait son chef sans se poser de questions. Aujourd'hui, les militants sont beaucoup plus autonomes, ils ont tendance à s'affranchir des consignes du chef et même à zapper.

PERTE DE LÉGITIMITÉ

Si le rapport aux partis a changé, c'est aussi par perte de légitimité politique. "La démocratie, cela a toujours été une certaine mise à l'écart des minorités. Cela fonctionne quand il y a un projet partagé. Plus du tout depuis que le débat sur des options divergentes a été remplacé par des figures totémiques", insiste l'historien Roger Martelli. Quand le débat interne ne peut plus dégager de choix clairs pour les militants et que les discussions portent uniquement sur le profil du chef, les jeux d'appareils et les trucages ont tendance à se développer, confirment tous les spécialistes.

Le fonctionnement interne très centralisé, à l'image de l'Etat, explique aussi la perte d'influence des structures partisanes. L'incapacité des partis à s'ouvrir à une participation plus active et indépendante des militants reste patente. "Il y a une grande difficulté à organiser la démocratie interne dans des organisations qui ne savent pas jouer le jeu d'une majorité et d'une minorité", remarque Sophie Duchesne, chercheuse au Cevipof.

Sylvia Zappi

Article paru dans l'édition du 28.11.08

25 novembre 2008

26ème RDB, 26 novembre.

Plus que jamais il faut se retrouver et échanger. Inscriptions ici.

Pour l'instant sont annoncés :

  1. Vicnent (Vicnent(.|))
  2. Jules de diner's room (votre capitaine — maintenant que le vrai capitaine est parti — enfin... l'un des capitaines...)
  3. Rubin Sfadj
  4. Valéry-Xavier Lentz
  5. Roman Bernard, Criticus
  6. Chroniques Vénitiennes
  7. Vonric
  8. Authueil
  9. Nick Carraway
  10. jpc/parisbanlieue de Paris est sa banlieue va essayer pour une fois de venir
  11. Monsieur Pingouin
  12. Polluxe, si j'ai le courage ;-)
  13. Juan de http://sarkofrance.blogspot.com
  14. Le privilégié qui parle aux Français et au monde
  15. Eric crise dans les médias
  16. LOmiG, d'Expression Libre
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